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 IVAN RIOUFOUL .... IRENISME désarmé ...? .....

.......une seul oeil ...une vue en MONO ....

Publié le 22/06/2017 à 17h37

CHRONIQUE - La bulle macronienne ne s'arrête pas à son univers aseptisé, à son gouvernement d'experts, à ses parlementaires boudés par les Oubliés. La bulle permet également d'ignorer des thèmes laissés aux «extrêmes».

La Macronie, réserve de technocrates, est une bulle confortée par les législatives. La majorité absolue accordée à La République en marche (319 sièges) repose sur une abstention record (57,3 %), à laquelle s'ajoutent 9,9 % de bulletins blancs ou nuls. En apparence, l'armée de députés fait masse. Mais le creux résonne sous ces rangs serrés. En fait, les mécontents ont accentué, au second tour, leur refus de participer à une mascarade. Le jugement des frondeurs a été conforté dès lundi par la guignolade autour du projet de loi de François Bayrou sur la moralisation de la vie politique. Ce qui avait été annoncé comme un texte fondateur du macronisme immaculé s'est révélé dans ses effets grotesques. Mercredi, le promoteur de la grande lessive a démissionné du ministère de la Justice, après Marielle de Sarnez du ministère des Affaires européennes, et Sylvie Goulard du ministère des Armées: trois membres du MoDem, soupçonnés dans une affaire de financements détournés d'assistants parlementaires, connue depuis longtemps.

«La tartufferie, décrite ici depuis un mois à propos de ce document rebaptisé ‘rétablissement de la confiance', n'a su éviter la farce de l'arroseur arrosé»

La tartufferie, décrite ici depuis un mois à propos de ce document rebaptisé «rétablissement de la confiance», n'a su éviter la farce de l'arroseur arrosé. Il fallait être aveuglé de son ego pour prétendre s'ériger en donneur de leçons. «Nous n'avons jamais eu d'emplois fictifs au MoDem», a redit Bayrou mercredi. Un même aplomb se retrouve chez Richard Ferrand, proche d'Emmanuel Macron, soupçonné d'enrichissements douteux. Lundi, le président a choisi d'exfiltrer Ferrand, réélu député, pour qu'il préside le groupe LREM à l'Assemblée, au mépris du pouvoir législatif. Tous ces juges autoproclamés rivalisaient d'indignations, durant la campagne présidentielle, devant les dénégations de François Fillon, mis en cause pour des pratiques jusqu'alors tolérées: une défense qui est devenue la leur. Cette agitation moraliste avait rendu inaudibles les sujets civilisationnels que Fillon entendait porter.

La bulle macronienne, héritage de ce que fut longtemps le candidat, ne s'arrête pas à son univers aseptisé, à son gouvernement d'experts, à ses parlementaires boudés par les Oubliés. La bulle permet également d'ignorer des thèmes laissés aux «extrêmes» et aux «démagogues». En fait, en Macronie, le small talk est la règle. Ce papotage, prisé dans les salons, évite les sujets qui fâchent. Appliqué à la politique, le procédé est ridicule. Pourtant, jamais un élu LREM ne se laissera aller à aborder franchement l'immigration extraeuropéenne de masse, la conquête islamique de l'Europe, les isolats déjà perdus par la France, l'antisémitisme des cités, la guerre civile qui vient ou tout autre sujet «nauséabond». Dans l'univers melliflu de la Macronie, ces inquiétudes sont des vulgarités obsessionnelles et populistes. En parler est aussi scabreux que de péter à table.

«Le raisonnement présidentiel construit sur l'expression ‘Et en même temps', conduit à rendre indiscernables ses convictions»

Dans ce contexte préservé, récuré et consensuel, l'aggravation de l'abstention au second tour des législatives n'a rien d'étonnant. Le raisonnement présidentiel construit sur l'expression: «Et en même temps (…)», conduit à rendre indiscernables ses convictions. La crise n'est pas seulement celle de la démocratie représentative ; cela fait longtemps que les Français ne s'identifient plus à leurs dirigeants. Mis sous cloche, ces derniers parlent la langue morte du politiquement correct. Mais ce diagnostic aurait dû inciter les «élites» à ôter leurs œillères. L'inverse s'est produit. C'est la raison pour laquelle la vraie crise est plus gravement celle de l'intelligence politique. La pléthore de candidats à la députation devait normalement satisfaire à la demande. Cependant, avaient-ils quelque chose à dire? Il faut croire que non, vu les citoyens qui se sont détournés des babillages policés.

Revenir au défi identitaire

«Le discours officiel veut faire croire, y compris à la droite dite constructive qui a rejoint le troupeau, que le libéralisme économique serait la réponse à tout»

L'idéologie macroniste est vouée à l'échec, si elle persiste à préférer la désincarnation des chiffres et à se reposer sur la domestication des esprits paresseux. Le discours officiel veut faire croire, y compris à la droite dite «constructive» qui a rejoint le troupeau, que le libéralisme économique serait la réponse à tout. Dimanche, prenant acte de l'amélioration relative du score des Républicains (131 députés élus), François Baroin a cité la fiscalité comme sujet majeur de discorde avec LREM. La gauche marxiste s'arrange de ce matérialisme, qui replace les rapports économiques au centre des luttes. En fait, la classe politique s'accorde à répéter que le défi identitaire, rejeté par la bulle, n'obnubile que des infréquentables, soupçonnés d'arrière-pensées condamnables. Même le FN s'est laissé prendre à ce conformisme du tout-économique, qui lui a fait placer la sortie de l'euro au centre de sa campagne ratée. Mais cet aveuglement n'est pas celui de la France populaire.

La prétention du pouvoir à incarner la subtilité dans une approche de la complexité fait partie de l'autopromotion de la théatrocratie, qui vire à la comédie de boulevard avec la débandade des faux curés de la république. Rien d'étonnant d'entendre, dimanche soir, Daniel Cohn-Bendit se flatter, sur France 2, d'être «l'incarnation du “En même temps”» macronien, avatar nostalgique des slogans verbeux de Mai 68 et de son leader. La posture «éclairée» du chef de l'État n'éclaircit rien de sa politique face à la nouvelle vague de clandestins qui affluent en France et singulièrement à Paris, face aux islamistes qui défient les forces de l'ordre, aux islamo-gauchistes qui attisent la violence et la haine antijuive. Une chose est sûre: les solutions ne se contenteront pas d'une réforme des retraites ni d'une possible relance économique.

Combattre l'irénisme

L'absence de réflexion sur l'immigration du tiers-monde ou le terrorisme islamique explique la platitude des réponses de l'État. Quand le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, explique jeudi que Calais «ne doit pas être un abcès de fixation» pour les «migrants», il ne propose aucune mesure d'urgence sinon de «couper la route des passeurs», tarte à la crème de l'impuissance publique. Le chef de l'État n'est pas plus efficace quand il s'en remet à l'Union européenne pour surveiller les frontières extérieures, ce vœu pieux. Apprendre que le salafiste qui a raté son attentat lundi sur les Champs-Élysées était un fiché S qui bénéficiait d'une autorisation de port d'armes révèle l'irénisme qu'il faut combattre. Mais la Macronie a-t-elle les armes?

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 23/06/2017. Accédez à sa version PDF en cliquant ici

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BENOÎT XVI

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
Dimanche 27 février 2011

(Vidéo)

..................En réalité, le Seigneur veut faire comprendre avec clarté que l'on ne peut pas servir deux maîtres : Dieu et la richesse. Celui qui croit en Dieu, Père plein d'amour pour ses enfants, met au premier plan la recherche de son royaume, de sa volonté. Et c'est justement le contraire du fatalisme ou d'un irénisme ingénu. La foi dans la Providence, en effet, ne dispense pas de la lutte difficile pour une vie digne, mais libère de l'anxiété pour les choses et de la peur du lendemain. Il est clair que cet enseignement de Jésus, tout en restant toujours vrai et valable pour tous, est mis en pratique de diverses façons selon les différentes vocations: un frère franciscain pourra le suivre de façon plus radicale, alors qu'un père de famille devra tenir compte de ses devoirs envers sa femme et ses enfants. Mais en tous cas, le chrétien se distingue par sa confiance absolue dans le Père céleste, comme Jésus.

. C'est précisément la relation avec Dieu le Père qui donne un sens à toute la vie du Christ, à ses paroles, à ses gestes de salut, jusqu'à sa passion, sa mort et sa résurrection. Jésus nous a montré ce que signifie vivre les pieds bien sur terre, attentifs aux situations concrètes du prochain, et ( ....ÊTre MONOcoq ...ET ....ÊTre MONO ..? ...) en même temps, en gardant le cœur toujours au Ciel, plongé dans la miséricorde de Dieu.

Chers amis, à la lumière de la Parole de Dieu de ce dimanche, je vous invite à invoquer la Vierge Marie par le titre de Mère de la Providence divine. Confions-lui notre vie, la marche de l'Église, les événements de l'histoire. Invoquons en particulier son intercession afin que nous apprenions tous à vivre selon un style plus simple et plus sobre, dans notre activité quotidienne et dans le respect de la création, que Dieu a confiée à notre garde.

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