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Encore plus de restrictions contre le culte catholique?

Hier a été publié au JO le Décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. J’y lis notamment ceci au paragraphe IV de l’article 8:

IV. – Les établissements de culte, relevant de la catégorie V, sont autorisés à rester ouverts. Tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit à l’exception des cérémonies funéraires dans la limite de 20 personnes.

Il y a sûrement parmi les lecteurs du Salon beige de meilleurs juristes que moi – et je leur demande instamment de me corriger si j’ai mal compris –, mais voici comment je comprends ce texte:

  1. Les églises restent ouvertes pendant le confinement.
  2. Il est interdit d’y célébrer un culte public, à l’exception des obsèques (auxquelles ne peuvent participer plus de 20 personnes).

Si j’ai bien compris, d’abord, c’est une nouvelle atteinte à la liberté de culte (il est vrai que Marianne en général et ce gouvernement en particulier sont familiers des atteintes à nos libertés, spécialement en matière religieuse). Mais c’est aussi auto-contradictoire, puisque cela signifie a priori que les fidèles peuvent entrer et prier dans leurs églises. Si c’est le cas, qu’est-ce qui empêche les fidèles de venir prier (“individuellement”) le dimanche à 11 heures et d’assister ainsi à la messe “privée” de leur curé (dans la même limite de 20 personnes que pour les obsèques je suppose)? En tout cas, cette façon de traiter les fidèles comme des parias est assez insupportable. Le plus pénible étant que le décret est valable jusqu’au 15 avril, c’est-à-dire après Pâques. Pour la première fois depuis le Ier siècle, il n’y aurait donc en France aucune messe publique pour Pâques. Quelle époque d’une barbarie épouvantable!

Guillaume de Thieulloy