>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

8 oct. 2019,

A l'occasion d'une prise de parole à la cérémonie en hommage aux quatre fonctionnaires de la préfecture de police de Paris tués par Mickaël Harpon, Emmanuel Macron a promis un «combat sans relâche» face à «l'hydre islamiste».

Le 8 octobre, à la préfecture de police de Paris, le président de la République a déclaré, lors de l'hommage aux quatre fonctionnaires tués par l'un des leurs, qu'un «combat sans relâche» serait mené «face au terrorisme islamiste».

Emmanuel Macron, dont les propos étaient rapportés par l'AFP, a demandé aux Français de «faire bloc» et appelé «la nation entière» à «se mobiliser» face à «l'hydre islamiste». Le président a déclaré face aux fonctionnaires de police : «Vos collègues sont tombés sous les coups d'un islam dévoyé et porteur de mort qu'il nous revient d'éradiquer», il a également loué «l'irréductible esprit français de résistance».

Dans une allocution d'une quinzaine de minutes prononcée devant de nombreux responsables politiques, dont les membres du gouvernement, le chef de l'Etat a estimé que les institutions seules ne suffiraient pas à «venir à bout de l’hydre islamiste» et a ajouté : «Une société de vigilance, voilà ce qui nous revient de bâtir ; la vigilance et non le soupçon qui corrode, la vigilance, l'écoute attentive de l'autre, l'éveil raisonnable des consciences.»

Il a aussi appelé à «savoir repérer à l'école, au travail, dans les lieux de culte, près de chez soi, les relâchements, les déviations, ces petits gestes qui signalent un éloignement d'avec les lois et valeurs de la République.» Et de déplorer : «Trop souvent nous avons parlé, fait des lois puis sommes revenus au quotidien, comme si de rien n’était.» Emmanuel Macron a encore assuré : «Ce n’est en aucun cas un combat contre une religion, mais contre son dévoiement qui conduit au terrorisme.»

Quelques minutes plus tôt, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, avait élevé les quatre victimes de l'attaque au rang de chevaliers de la Légion d'honneur au nom du président de la République, déposant chaque décoration sur les cercueils des quatre fonctionnaires morts en service.

Lire aussi : Harpon détenait des vidéos de Daesh sur une clé USB remplie de données sur ses collègues