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Valérie Trierweiler continue de presser le citron littéraire de son passage à l’Élysée en tant que première dame furtive. Après Merci pour ce moment et son lot de révélations croustillantes à propos de « qui nous savons », voici venir On se donne des nouvelles (Éditions Les Arènes). François Hollande reste le sujet phare de l’ouvrage, le produit d’appel qui mène le chaland jusqu’au tiroir-caisse. Qu’a-t-il encore dit ? De quel mépris envers les classes laborieuses s’est-il encore rendu coupable ? Il y avait un deuxième scooter ? Un harem de premières dames ?

Le lecteur restera sur sa faim. L’auteur a revu son ex-tortionnaire à plusieurs reprises « discrètement et sans casque » (humour !), le verdict est sans appel : il veut revenir. « Il veut de nouveau se placer dans la course à la présidentielle, c’est certain. C’est sa nature, son obsession, sa raison de vivre », écrit l’ex-deuxième dame. L’homme rumine. Calife à la place du calife. Il peut encore le faire. Sur un malentendu, un moment de distraction du Président en place, un peu de chirurgie esthétique, et paf ! Hollande le retour. Coucou, c’est re-moi. Vous me reconnaissez ?

« Il veut prendre sa revanche sur Macron et sur son quinquennat impopulaire. Il n’aime pas être mal-aimé. » S’il revient : amour, gloire et beauté. Portrait officiel dans toutes les écoles : Hollande, tu l’aimes ou tu dégages. Tout individu surpris à ne pas aimer le conducator de Tulle perdra cinq points sur son permis de conduire. Michael Jackson de la politique sinon rien.

« Il regrette de ne pas s’être présenté en 2017 », affirme la journaliste de Paris Match. Présenté à quoi ? Valérie Trierweiler ne donne pas plus de précision. Au baccalauréat ? Au concours de l’Eurovision ? À un tournoi de pétanque ? Le lecteur complétera les pointillés selon les compétences qu’il prête à François Hollande.

La chroniqueuse de la turpitude hollandesque donne sa version des conditions dans lesquelles ont été réalisées les interviews qui ont abouti au livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme Un président ne devrait pas dire ça… « Lorsque nous vivions ensemble [avec François Hollande], j’avais assisté à un dîner organisé par ces deux journalistes. Je trouvais leur jeu grossier. » Le tandem est rhabillé pour l’hiver : « Ils ne rechignaient à aucune courbette. » Un « double jeu » découvert par l’ex-Président, mais… trop tard. Le bouquin était déjà en librairie. On ne peut pas être bon partout. « Après la publication de ce livre, Hollande, dans un accès de lucidité, a immédiatement compris qu’il ne s’en relèverait pas. Il était terrassé », révèle Valérie Trierweiler. Curieux épisode qui voit la première dame du moment plus clairvoyante que son compagnon censé présider la République française. À la lumière de cette anecdote, l’enjeu pour 2022 ne fait plus aucun doute : plutôt Trierweiler que Hollande.

Pour le retraité de Tulle, les chances d’obtenir le poste de « premier monsieur » semblent également bien compromises. L’éventuelle future Présidente ne laisse aucune ouverture : « Le temps a fait son œuvre, le lien s’est distendu ju

squ’à se briser irrémédiablement. » Grillé, aussi, pour ce job. Reste l’Eurovision… On ne sait jamais.

 

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