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  1. .......sur le cours Mirabeau ....par Pierre-Emile Blairon
  2. ...... via Epstein et sa French Connection ...par Defensa.org

 

 

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......l'homo festivus .......sur le cours Mirabeau ....par Pierre-Emile Blairon

 

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L’homo festivus est un type d’homme très commun à notre époque dans le monde occidental. On le verra se répandre sur toutes les places et les artères de nos villes européennes, sur le cours Mirabeau, les Champs-Elysées ou la Promenade des Anglais, la Piazza del Duomo ou la Puerta del Sol, à la recherche d’étourdissement et de paradis artificiels. Il a besoin de la foule de ses semblables pour ne pas se sentir seul. Il est l’homme des derniers jours.

Le vendredi 14 juin 2019, L’une des plus anciennes, des plus belles et des plus fameuses artères de notre pays, le cours Mirabeau à Aix-en-Provence, était investie par un étrange ballet de semi-remorques ; affairés à l’arrière des camions, des hommes en noir déversaient des échafaudages qui furent montés en un temps record ; Quelques temps après, on entendait de formidables explosions qui faisaient trembler l’eau des fontaines ; les techniciens testaient le son qui jaillissait des énormes enceintes. Le soir même, des milliers de jeunes gens se trémoussaient tout le long du cours aux injonctions saccadées de la musique techno qui avait envahi la totalité de la ville ancienne.

 

Le charme discret de l’aristocratie

Je ne connaissais pas Aix-en-Provence quand je suis arrivé à la fin des années 60 (XXe siècle) pour y poursuivre quelques études (à moins que ce ne soit le contraire). Quoiqu’il en soit, je n’ai plus voulu en partir ; j’avais été séduit par cette atmosphère de sérénité, de légèreté paisible, qui se dégageait de ses ruelles, quelques notes de piano qui dégoulinaient d’un balcon, le murmure cristallin des fontaines, émerveillé par la beauté des façades dont nulle faute de goût ne venait rompre l’harmonie ; la ville tout entière était un pur chef-d’œuvre, délicat et fragile. Aix-en-Provence était alors vouée entièrement à l’art, à l’étude, à l’éloquence, à la musique classique, à la flânerie, à une certaine qualité de vie qui correspondait bien à sa personnalité issue des traditions les plus élaborées de son prestigieux passé. Cette lente maturation de ce que le génie européen avait produit de plus beau avait fini par constituer une valeur incontestée, immuable et transcendante, un recours auquel pouvait se raccrocher tous ceux qui se sentaient en perte de repères, un lieu sacré éternel, sorte de temple urbain inviolable. Inviolable ? Vraiment ?

 

Les coups de boutoir des progressistes

Les progressistes mondialistes portent leurs coups de boutoir en priorité contre tout ce qui les dépasse – le passé les dépasse, il est trop riche - tout ce qui est enraciné profondément dans la terre et la pierre. Dans un premier temps, le patrimoine rural fut la cible prioritaire des destructeurs : musées, châteaux, église, abbayes… tous ces marqueurs traditionnels furent systématiquement dégradés par des spectacles, des expositions ou des architectures hors-sol accolées aux monuments visant à les dévaloriser. Ils en viennent maintenant à attaquer les villes anciennes elles-mêmes.

Une ville de culture et de tradition comme Aix-en-Provence va attirer la haine et la jalousie de tous ceux qui veulent faire table rase du passé.

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Ils y emploieront tous les moyens dont ils disposent pour dégrader et ridiculiser cette richesse patrimoniale qui leur fait horreur ; rien que le mot : patrimoine contient la notion de père et de patrie. L’art contemporain, l’architecture mondialiste, la publicité, la mode, la musique déracinée, les minorités revendicatives, l’homme nomade sans feu ni lieu, L’homo festivus, fabrications superficielles et éphémères (mais renouvelables à l’infini) du Système constituent la panoplie non exhaustive de ces moyens.

 

Des platanes emmaillotés

La première agression contre cette identité dont je me souviens a été visuelle. L’art dit contemporain avait envahi la ville. C’était en 2013 ; la cosmopolite métropole marseillaise, désignée alors ville de culture européenne, avait poussé ses manifestations modernistes et pathétiques jusque dans les cours de nos aristocratiques hôtels particuliers ; les platanes du cours Mirabeau avaient été emmaillottés d’un tissu rouge à pois blancs, la cour de la mairie ornée de personnages en plastique rouge vif moulé, et l’entrée du palais de justice, solennelle comme il sied à cette vénérable institution, ridiculisée par d’improbables « sculptures » aux couleurs bigarrées qui en barraient l’accès.

On commence à comprendre aujourd’hui que l’art contemporain est essentiellement une imposture destinée à devenir une monnaie virtuelle mondiale[1].

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Symbolisme de pacotille

En ce qui concerne l’architecture contemporaine, qu’il faudrait nommer plus clairement mondialiste[2] (comme l’art tout aussi « contemporain »), nos édiles ont eu, jusqu’à présent, la sagesse de l’autoriser uniquement à l’extérieur du périmètre ancien. Ainsi a pu se construire un « pôle culturel » qui ressemble à un alignement hétéroclite d’égos d’architectes nomades venus poser là leur dernière lubie. Ah ! Chacun y est allé de sa référence à un symbolisme de pacotille pour justifier son caprice, en feignant d’avoir recours à la « tradition ». Ainsi, le Pavillon noir, Centre de danse, conçu par Rudy Ricciotti, évoque pour certains l’emplacement proche de l’ancienne manufacture des allumettes, aujourd’hui bibliothèque Méjanes, et la disposition des croisillons qui constitue la trame de l’édifice rappelle le mikado, ce jeu de bâtonnets jetés d’une manière aléatoire ; mais l’architecte lui-même, qui se confie au Monde[3], va plus loin : « Il y a ici une sexualité particulière ; un côté un peu sado-maso, un peu latex, un peu cuir, moulé, très près du corps … C'est un bâtiment pour les initiés et pour Pythagore sous l'emprise de l'absinthe » (imaginer Pythagore sous l’emprise de l’absinthe, c’est… gore.)

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Le japonais Kengo Kuma assure, lui, avoir été inspiré par l’art traditionnel du pliage japonais (origami) en construisant le Conservatoire de musique qui jouxte le Pavillon noir ; fort bien, mais quel rapport avec la tradition provençale ?

Quant au GTP, Grand Théâtre de Provence, situé juste en face du Pavillon noir et du Conservatoire de musique, son architecte italien Vittorio Gregotti a souhaité "faire écho à la montagne Sainte-Victoire, et intégrer l’œuvre dans son paysage aixois". L’aspect massif, genre buncker, du bâtiment, effectivement, plaide pour ce rapprochement un peu facile.

 

Le mirage de la modernité

L’évocation de cette salle nous ramène au cours Mirabeau. La modernité est le lien entre tous ces domaines culturels. La modernité, c’est cette fuite en avant qui consiste à rechercher sans cesse ce qui peut être « tendance », qui peut constituer une « avancée » (mais de quoi ?) ; c’est comme la mode qui a, comme la modernité, cet aspect momentané (la mode est ce qui se démode) mais à un niveau qui globalise l’ensemble des facettes de la vie, qui consiste à rejeter tout ce qui fait partie du passé pour le prochain « coup de cœur » éphémère, qu’il soit d’ordre culturel, politique, matériel, etc. La modernité, autrement dit, c’est le dogme du progrès qui a été imposé dès notre plus tendre enfance par les partisans de ce qui était encore une utopie, devenue le Système lui-même. Dans cette perspective, aucun élément du passé ne trouve grâce aux yeux des progressistes, toujours prêts à tout démolir selon le goût du moment pour s’enticher d’une nouvelle coqueluche. C’est la société du tout-à-jeter. Le syndrome kleenex.

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La société du spectacle

L’homo festivus, selon la formule de Philippe Muray, est l’individu qui se donne avec enthousiasme à la société du spectacle, selon le titre d’un livre de Guy Debord. Il n’y a là rien de bien nouveau ; c’est le fameux « panem et circenses » de la fin de l’Empire romain ; donnons au peuple du pain et des jeux (du cirque, à l’époque) afin de le soumettre plus facilement à nos lois, même si elles sont iniques.

La majorité des individus de notre fin de cycle ne dispose pas d’une formation suffisante lui permettant l’accès à des activités culturelles de qualité. Elle ne pense, pour ses moments de loisir, qu’à s’étourdir dans la fureur, dans le bruit et dans la consommation de substances alcooliques ou stupéfiantes. C’est déjà un bon début pour le Système, qui a pour ambition d’asservir les « masses ».

Il est à parier, dans ce contexte, que la drogue sera bientôt en vente libre.

Mais pourquoi la municipalité accepte-t-elle ces violentes intrusions ?

Le GTP a coûté 45 millions d’euros pour une capacité d’accueil de 1382 personnes. Mais une salle encore plus grande (8000 spectateurs) a vu le jour fin 2017 : l’Arena. Elle a coûté 50 millions d’euros H.T. En juin, l’Arena a accueilli deux spectacles.

Alors se pose la question : pourquoi diable la municipalité qui a construit ou aménagé des salles de spectacle innombrables (bien d’autres salles existent dans le Pays d’Aix) se croit-elle obligée d’offrir le cours Mirabeau et la quasi-totalité du centre ancien aux bruyants « teufeurs » (on disait « fêtards » à une autre époque) ?

Pourquoi prend-elle le risque de mécontenter une grande partie des habitants de la ville qui ne sont pas spécialement des adeptes de ce genre de musique, ou, tout simplement (pour des motifs qui ne peuvent échapper à personne) ont peut-être envie de dormir la nuit, alors que des salles construites à grands frais sont disponibles pour ce genre de manifestation ? On ne parle pas des dégâts adjacents que tout le monde peut imaginer dans ce genre de circonstances (insalubrité et saleté) qui n’existent pas dans ces équipements modernes qui disposent de tout le confort adéquat, c’est bien le moins.

Il faut dire que le domaine artistique n’est pas le seul bénéficiaire de ce laxisme. Des dizaines de stades ont été aménagés tout autour de la ville qui persiste à accueillir à grand bruit et charroi sur ce même cours Mirabeau des manifestations sportives qui n’ont pas vocation à s’y produire.

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Pourquoi ? Mais parce que la plupart des décideurs municipaux font eux-mêmes partie, consciemment ou inconsciemment, de cette caste de destructeurs avec le sentiment d’être du côté du « bien ». Et c’est le cas dans toutes les structures administratives, nationales, locales ou régionales de notre pays, gangrenées depuis bien longtemps par l’illusion du progrès, méprisant tout ce qui tient encore debout.

L’Homo festivus, comme toutes les minorités, considèrerait comme outrageant et discriminatoire d’être cantonné dans une salle réservée à une activité particulière, serait-ce la sienne. Il veut investir l’espace public, comme il ne viendrait pas à l’idée des cyclistes d’aller exercer leur sport sur un vélodrome, plutôt que sur les routes, ou aux trottinettistes de respecter un quelconque code de déplacement spécifique, ou aux membres des groupuscules LGBT-UVWXYZ d’aller manifester leurs « fiertés » ailleurs que sur les endroits stratégiques des cités les plus en vue (leur exhibitionnisme souffrirait, bien sûr, d’une moindre exposition). Notre pays est livré à la dictature des minorités. Mais ce sera le sujet d’un prochain article.                                                                                                                   

Pierre-Emile Blairon

 

 

Notes:

[1] http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2018/09/23/l-art-de-la-provocation.html

[2] Il s’agit d’une architecture qui n’a aucune attache avec le sol où elle est construite ; on peut la retrouver n’importe où dans n’importe quel pays de n’importe quelle culture.

[3] 20 octobre 2006

 

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.....Epstein et sa French Connection

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On devrait connaître Wayne Madsen : féroce dissident de gauche, férocement antiTrump, mais de la catégorie antiSystème. A côté de cela, un journaliste indirectement “de terrain”, mélangeant l’engagement politique avec des enquêtes serrées et complexe sur des scandales où le fait-divers le plus inextricable, où le “complot” d’apparence le plus improbable ont nécessairement une dimension politique la plus explosive possible. Par conséquent, Madsen est étiqueté par certain comme “théoricien de la conspiration”, selon un Wikipédia mi-figue mi-raisin qui lui est consacré, et à partir de sources d’accusation elles-mêmes hautement suspectes d’engagement et d’influence orientées neocon, comme le Daily Beast... Mais l’on sait aussi bien ce qu’il faut penser, pour une bonne et importante partie, de la théorie des “théoriciens de la conspiration” selon la presseSystème en lisant le texte d’Orlov de ce jour, 7 août 2019.

Cette mise en jambe était destinée à préparer à un commentaire du dernier article de Madsen dans Strategic-Culture.org, un des meilleurs sites dissidents actuels, dont lui-même Madsen est devenu l’organisateur (le site date de 2005) en même temps que l’un des contributeurs les plus prolifiques (553 articles). Ayant eu une première partie de vie dans les milieux des renseignement militaires (US Navy, NSA), Madsen sait l’importance des sources dont il dispose en quantité assez impressionnante, notamment à partir de cette carrière dans le renseignement. Aussi n’aborde-t-il souvent certains sujet qui éclatent dans l’actualité et sont aussitôt exploités par la plupart des organes d’information, qu’avec un certain retard pour réunir le plus d’éléments possibles, et une certaine distance pour confronter ces éléments.

C’est le cas pour cet article du 6 août 2019, sur Strategic-Culture.org bien entendu, « Politique & Pédophilie : un mélange maléfique », qui concerne bien entendu l’affaire Epstein. Depuis le 7 juillet (date de l’arrestation d’Epstein), Madsen s’est abstenu d’en faire le commentaire alors que l’affaire était universellement traitée, de la presseSystème et particulièrement le New York Times aux “complotistes” (ce qui est peut-être faire un distinguo en forme de pléonasme). Tout cela nous engage à considérer l’article de Madsen comme une pièce sérieuse et nullement comme un réflexe compulsif de “complotiste”, d’autant qu’il est farci de très nombreuses références, détails précis, précisions très spécifiques et particulièrement crédibles, à partir de faits d’ores et déjà largement diffusés.

Madsen aborde le cas Epstein du point de vue international, après l’avoir défini par ses relations les plus fameuses et aussi les plus internationales : Trump, Clinton, les Maxwell père et fille, le Prince Edward, duc de York et frère du Prince Charles, l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak. A partir de là, de très nombreux épisodes et précisions inédites sont citées, appuyés sur la thèse déjà connue et documentée (sans avoir été prouvée, bien entendu) qu’Epstein travaillait et était largement financé par le Mossad, pour réunir des éléments de chantage contre des personnalités à partir de ses activités de pédophilie et de souteneur d’une organisation  pédophile internationale.

Il y a un élément singulièrement intéressant dans son texte, pour l’amorce d’une connexion qu'établit Madsen, qui est la French Connection, du film fameux du début des années 1970, tout autant que le détail événementiel jusqu’ici peu exploité de la date du procès, – cela nécessitant qu’Epstein reste en vie dans sa prison d’ici là, échappe au suicide ou aux mauvaises fréquentations... On trouve ces choses sur la fin du texte, dont voici les quelques derniers paragraphes, avec des indications donnent un exemple du travail de Madsen.

« Le ‘Miami Herald’ et ses journalistes et rédacteurs en chef qui ont découvert et publié nombre de détails sur l'affaire Epstein ont été menacés. Il en va de même pour les politiciens qui ont dénoncé les catalyseurs politiques d'Epstein en Floride. Parmi les personnes menacées se trouve la sénatrice Lauren Book, de l'État de Floride. En raison de sa poursuite acharnée des pédophiles dans le gouvernement de l'État de Pennsylvanie, le procureur général Kathleen Kane a été inculpée sous de fausses accusations, forcée de démissionner de ses fonctions et condamnée à la prison. L’ancien ministre de la Santé de l'île de Jersey, Stuart Syvret, a été qualifié par les médias de “conspirationniste” pour son enquête sur les abus sexuels d'enfants à l'orphelinat de Haute de Garenne sur l'île. Dans une interview accordée en 2007 à un magazine français, le président français Nicolas Sarkozy a choqué la France en déclarant qu'il était “enclin à penser que des gens naissent pédophiles, et que c'est aussi un problème que nous ne savons pas comment gérer”. Il y a aussi le fait étrange que l'actuel président français, Emmanuel Macron, a commencé, à l'âge de 15 ans, une relation avec son instituteur, qui est aujourd'hui son épouse et Première Dame de France. Bien qu’Epstein ait été arrêté dans un aéroport du New Jersey après son retour de Paris en avion privé, les autorités françaises ont été lentes à ouvrir une enquête sur les activités d’Epstein en France.
» C’est le camouflage de son activité pédophile passée qui avait conduit en prison l'ancien président (républicain) de la Chambre des Représentants des États-Unis, Dennis Hastert, lequel avait été en tant que Speakerde cette assembléele deuxième dans l’ordre de la succession à la présidence des États-Unis.
» Le procès fédéral d’Epstein doit commencer durant l’été 2020, en plein milieu de la campagne présidentielle américaine. Les preuves produites, dont on dit qu’elles comptent plus d’un million de pages, ne manqueront pas d’influer sur le résultat de l’élection. La relation étroite que Trump a entretenue une seule fois avec Epstein pourrait être la raison pour laquelle tant de membres républicains de la Chambre des Représentants ont décidé de ne pas se représenter. Ce qui devait être une déroute des Républicains [au Congrès] en 2020 pourrait être un tsunami si le procès Epstein produisait les informations explosives attendues sur les habitants milliardaires de l'île de Palm Beach en Floride, où se trouvent Epstein, Trump et d'autres méga-riches qui animent et secouent la chronique. »

Ainsi confirmons-nous ce qui nous paraît remarquable dans le commentaire de Madsen, qui est la mise en évidence de  l’aspect international des activités de Epstein, présente d’ailleurs dans l’acte d’accusation : « L’inculpation par le procureur du district sud de New York (SDNY) du riche investisseur Jeffrey Epstein, accusé de trafic sexuel international et d'une conspiration plus large pour commettre de telles activités, a provoqué des ondes de choc dans les milieux politiques, économiques et sociaux des États-Unis et d'autres pays», écrit Madsen, qui précise qu’« Epstein utilisait un faux passeport autrichien pour voyager en France, en Espagne (y compris dans les îles Canaries), en Arabie Saoudite et au Royaume-Uni ». (Cette remarque suit la précision, dans la littérature de Madsen, que le Mossad est réputé pour sa virtuosité dans la fabrication de faux passeports.)

La caractéristique de l’affaire Epstein, qui semble devoir impliquer tant de personnalités avec un acte d’accusation comptant autour d’un million de pages, est qu’elle éclate dans une période très particulière aux USA, où la polarisation, la haine entre les groupes politiques concurrents atteignent des allures de guerre civile. Il est donc extrêmement difficile d’effectuer un regroupement général, disons du Système, pour faire taire un homme qui semble pouvoir faire des dégâts considérables dans les rangs des élitesSystème internationales. Certains, à tous les niveaux, à des postes opérationnels ou à des postes de décision, considèrent de leur intérêt de faire parler Epstein en public, au cours d’un procès qui leur permettrait d’utiliser les innombrables méandres du système juridique US pour pousser leur avantage. Certains, — et Madsen lui-même le suggère, – peuvent juger et jugent en fait que les révélations d’Epstein pourraient impliquer Trump alors que la campagne présidentielle USA-2020 serait en plein développement sinon dans sa phase finale.

La réalité est que le désordre est aujourd’hui si grand aux USA, qu’il ouvre pour cette affaire une perspective imprévisible. Le désordre se manifeste dans les affrontements idéologiques, dans les méthodes employées par Trump, dans la présence déstabilisante de l’affectivisme affectant l’antitrumpisme (et par conséquence indirecte, les partisans de Trump), également tout cela dans les rangs de ceux qu’on nomme les “super-riches” qui sont dans des camps idéologiques opposés et se trouvent dans la classe directement impliquée dans l’affaire Epstein. Cette situation fait qu’il ne semble guère y avoir de moyen sûr (regroupement impossible pour l’intérêt général) pour le Système pour empêcher à coup sûr que cette affaire se transmue dans des conditions imprévisibles en un énorme scandale sinon une “crise”, et une crise dépassant évidemment les USA si l’on en juge par les relations actives d’Epstein. C’est dans ce sens que les allusions de Madsen à des prolongements en France sont également intéressantes, – puisque la France, suggère Madsen, semble avoir été, avec les trois autres pays cités et un faux-passeport autrichien, un terrain d’élection pour l’activisme d’Epstein. 

En ces divers caractères, en ce sens de ce qui semble la quasi-impossibilité de faire taire Epstein par un regroupement des oligarchies possédantes qui suivent les prescriptions maléfiques de la pédophilie plus encore comme signe d’une décadence d’effondrement que comme perversion courante du genre humain, l’affaire Epstein, pouvant devenir “crise Epstein”, pourrait bien se signaler comme un cas sans précédent. Si c’est bien ce cas-là, les astres seront présents au rendez-vous pour gravement interférerdans des événements déjà prévus comme déstabilisants.

Mis en ligne le 7 août 2019 à 13H55

 

 

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