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PROLOGUEs

 

 

 

«l'homme sans vie»

En définissant l’essence de l’homme comme existence (Dasein, être-là) et en opposant cette existence à la vie (Leben), Heidegger n’a cessé de combattre la conception aristotélicienne de l’homme comme « vivant doué de logos » (« zôon logon ekon »). Il a opéré un évitement du vivant qui le conduit à une dévitalisation de l’essence de l’homme. « L’être que nous sommes », dans ce qu’il y a de plus propre, est cet étant unique, insigne, capable de poser la question de l’être.

Mais penser l’humanitas de l’homme exclusivement à partir de sa responsabilité à l’égard de cet être, ce n’est pas seulement creuser un fossé infranchissable entre l’homme et l’animal, c’est aussi séparer l’existence de l’homme de sa vie charnelle.

Désincarné, sans âge et sans sexe, l’homme de Heidegger est un homme sans vie. Sylviane Agacinski évoquera les sources lointaines du clivage entre exister et vivre, pour voir qu'il est intenable et doit être déconstruit.

Cependant, d’une certaine façon, Heidegger a, lui-même, redonné la vie à l’humanitas en affirmant que l’agression de la technique moderne contre la vie était aussi une agression contre l’essence de l’homme.

« L’homme sans vie ». À propos de l’existence chez Heidegger - Conférence de Sylviane Agacinski

 

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" l'EUROPE, MES MISES A FEU "

De Lorca mis contre un mur et fusillé, il me reste en mémoire un vers nocturne :
« Les phares s’éteignirent et les grillons s’allumèrent. »
L’ouïe s’ouvre en grand dans le noir.

J’ai escaladé de nuit à la lumière d’une frontale les pentes infinies de haute altitude. Je connais le bruit des pas qui enfoncent leurs pointes dans les névés et vont au rythme intérieur du cœur et de la respiration.
Je sais que le silence n’existe pas. L’ouïe perçoit en ces heures-là, à travers l’obscurité, à la fois le très proche et le lointain.
Les poètes du XXe siècle scandent leurs syllabes à une allure de montée.
Je lis les quinze psaumes dits « Maalot », des montées dans les pèlerinages vers les hauteurs de Jérusalem. « Nous étions tels des rêveurs », mais dans un état de veille concentrée, absorbés par l’acte de souffler les syllabes des vers au-dessus du rythme des pas qui avançaient.
Les poètes du XXe siècle allaient toujours vers le haut, du moins ceux qui ne se sont pas bouclés chez eux pour pleurer, alors que la majuscule Histoire coupait la forêt et en faisait voler les éclats.
Il y a larmes et larmes. « Lishnie » inutiles, dit-on en russe pour celles qui sont gaspillées. Ou bien la prodigieuse larme que Fleming enrhumé laissa tomber sur une culture de bactéries. Le contraire des larmes, c’est le soldat Giuseppe Ungaretti qui l’écrit, une nuit où il se trouve près du corps d’un camarade massacré et se met à écrire des lettres pleines d’amour, en déclarant au dernier vers :
« Je n’ai jamais été autant/attaché à la vie. »

TracT N°2 Gallimard  Erri de Luca

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« La capacité de penser de façon autonome,

voire de penser tout court, est en péril »

 

Contre l’aliénation nouvelle que représente la manipulation des données par des algorithmes mis au service des grandes entreprises et des Etats, l’économiste Pierre Dockès en appelle, dans une tribune au « Monde », à une « insurrection civique ».

 

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 Certains corps portent encore des habits

Archéologie: découverte du plus grand site de sacrifice rituel d'enfants au Pérou

 

Mai 68 laissait croire que l’on pouvait jouir sans entrave.

50 ans plus tard, on assiste à une misère affective

 

Pour le prêtre, il s’agit d’un pain quasi quotidien. Dans l’exercice de son ministère sacerdotal, derrière la grille d’un confessionnal ou dans le calme apaisant d’un jardin de presbytère, nombreux sont ceux qui viennent ouvrir leur cœur et confier leurs blessures. Les chaines de télévision et maisons de production quant à elles, voient dans cette fragilité émotionnelle une vague sur laquelle surfer. En éveillant les bas appétits des hommes, elles savent s’assurer de nombreux clients. Décidément, le scrupule est démodé.

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Corps d’hommes sous le regard de femmes : une sociologie de l’apparence au prisme de la conjugalité

Inégalités homme-femme

La culture influence énormément nos mœurs et notre rapport à la sexualité. Seule l'éducation peut changer cela.

  


 

»... le seul fait de penser ( .... chanter......) est en lui-même une entreprise dangereuse (…)

....mais ne pas réfléchir ( ne pas savoir ce que l'on chante) est encore bien plus dangereux ..» 

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il n'y point de faits de femme(s), d'homme(s) et  qui ne touchent notre Collectif-Sociétal-Commun

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nous faisons notre culture et notre culture nous fait

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 tous et chac-un-e spect-acteur(s)

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se transformer soi même pour transformer le monde

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  ..et conscient(s) & responsable(s) de nos ENtre-conscience(s) & des ENtre-structures

Intriquée(s) & Entre-généré(es) ...

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« Ce qui importe n’est pas de limiter ou d’accroître les connaissances, mais de les ordonner."  
  Le chartreux Dom Jean-Baptiste Porion (1899-1987)

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