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L’adieu aux cathédrales

L’historien américain Victor Davis Hanson, un conservateur activiste et “musclé” (il fut un temps proche des neocons, lors des premières aventures de l’Irak et de l’Afghanistan), donne quelques appréciations sur l’incendie de Notre-Dame et surtout sur les perspectives de reconstruction. Hanson est un spécialiste de l’histoire militaire et culturelle, avec un grand intérêt pour l’Antiquité et les périodes marquées par une forte affirmation de la tradition (notamment le Moyen-Âge, et par conséquent “le Temps des Cathédrales”). Ce sont quelques mots mais ils ont le tranchant et le vif des pensées les plus audacieuses et les plus vraies par conséquent, – puisque, dans notre temps d’extraordinaire conformisme à la bienpensance (“conformisme du conformisme” si l’on veut), “la sagesse, c’est l’audace de la pensée”, – puisque l’audace revient essentiellement sinon exclusivement à rompre avec ce “conformisme au carré”.

L. Brent Bozel III, qui n’est pas un commentateur habituel du site Strategic-Culture.org, présente et commente le  21 avril 2019  sur ce site la question soulevée par la citation de Hanson. Le titre est crépusculaire, mais ô combien justifié : « La fin de la culture des cathédrales », comme si l’incendie de Notre-Dame sonnait la seconde mort du “Temps des Cathédrales” :  la mort de la représentation que nous nous en faisons dans le cadre de certaines illusions que nous continuons à entretenir sur notre perception du monde et sur notre culture civilisationnelle, après sa mort historique à la fin du XIIIème siècle.

« Peu de temps après la vision tragique de la cathédrale Notre-Dame qui s'enflammait à Paris, alors que les foules regardaient et chantaient l’Ave Maria, l’historien Victor Davis Hanson mettait notre époque moderne en perspective. Il déclarait à Laura Ingraham, de Fox News : “Il sera très difficile dans notre société de reconstruire une cathédrale, et encore moins de la réparer, parce que nous ne croyons plus en ce qu’elle représente. Et c'est ironique, parce que nous n'aimons pas le passé. Nous sommes en guerre contre le passé. Nous démolissons des monuments. Nous ne construisons pas de cathédrales. On efface les noms...” 
» Laura Ingraham de Fox a souligné ce point avec une citation déprimante de l’hebdomadaire Rolling Stone : “Toute reconstruction ne doit pas être le reflet d'une vieille France, ou d'une France qui n'a jamais été, – une France européenne blanche et non laïque, – mais le reflet de la France d'aujourd'hui, une France qui est en train de se construire”... »

… Ces quelques mots suffisent : Hanson pose implicitement une question d’un très grand intérêt, qui dépasse bien entendu la tragédie de Notre-Dame comme nous l’avons perçue, qui la hausse, pour l’installer dans une perspective bien plus large et puissanteque la seule polémique disons “entre Anciens et Modernes”, entre ceux qui veulent une reconstitution dite “à l’identique”, telle qu’était cette véritable transcendance architecturale, et ceux qui veulent y mettre de notre époque...

(Et l’on sait quelle est notre position dans cette polémique de très-basses eaux, inévitable avec le simulacre-Système, où se répand l’incroyable fatuité postmoderniste dans la prétention à “faire mieux” que n’était Notre-Dame : « plus belle encore », dit l’autre /notre clown-président).

La question est donc : “Saurons-nous”, ou plutôt “Saurions-nous reconstruire une cathédrale aujourd’hui alors que nous ne croyons plus en ce que symbolisent et ce que dispensent ces cathédrales ?” Poser cette question c’est bien entendu y répondre avec emphase et quasiment de l’enthousiasme, et cette réponse qui met implicitement en évidence :

d’une part qu’il y avait un lien sacré entre les cathédrales d’un côté, les bâtisseurs de cathédrales (du concepteur général à l’artisan le plus humble) et le peuple d’un autre côté, et que ce lien permettait aux êtres humains de ressentir la Gloire et la Beauté des cathédrales ;

et d’autre part et surtout, qu'il y avait le génie intuitif de donner à ces cathédrales la capacité de disposer du Temps et de le vaincre, pour prolonger leur force de suggestion et d’attraction à la fois, force venue de leur dimension spirituelle s’exprimant autant, grâce à son architecture transcendante, dans sa Gloire que dans sa Beauté.

… La suite du propos de Hanson montre effectivement, – what else ? – l’extrême pessimisme qui caractérise son jugement car, bien entendu, nous n’avons plus ces divers caractères et la foi qui les conditionne cela va de soi. Par conséquent, nous ne saurons pas, nous ne pouvons pas rebâtir la cathédrale Notre-Dame de Paris, par manque de caractère, psychologie défaillante, etc. Nous avons suffisamment régressé pour cela,– mission accomplie, si vous voulez. De ce point de vue, les vautours de l’AC (Art Contemporain), et de l’art moderne en vérité, ces artistes en général devenus fonctionnaires et valets artistiques de certains États et des grosses fortunes, ont toutes les chances de trouver un accueil bienveillant lorsqu’il s’agira de décider de quelle remise en l’état Notre-Dame doit souffrir, et dans un délai de 5 ans selon l’esprit ultra-rapide du temps, un peu comme Hollywood vous boucle un blockbuster en quelques mois.

Le sens de l’opération est particulièrement évident, selon cette plume extrêmement instruite de Rolling Stone : la France est en train de naître, de se construire, il n’y avait rien avant en fait de France que la terre rasée par les “blancs”, et donc une terre toute-blanche et complètement vide de la diversité, du multiculturalisme et toutes ces sortes de chose. Dans cette situation, il est évident que Notre-Dame n’avait qu’une chose à faire, – cramer, le plus vite possible, et l’on eût aimé que, comme à Hiroshima, cela soit jusqu’au millimètre-zéroSi l’on suit PhG, – plaisantait-il véritablement, comme il avait semblé à certains qu’il faisait ? –la seule attitude acceptable en l’état serait justement de laisser Notre-Dame en l’état : 

« ...“[S]i j’étais président” donc, moi et pas Zombie-Apathie renvoyé à la niche, j’ordonnerais que l’on consolidât Notre-Dame dans son état actuel de dévastation avec l’aspect des restes d’elle que les flammes voulurent bien nous laisser, pour rappeler solennellement le symbole qu’elle fut et par conséquent ce que nous avons perdu. Chacun pourrait ainsi continuer à s’instruire de ce que fut l’objet de cette catastrophe, et mesurer l’effet de cette catastrophe qui est le produit indiscutable de ce que cette époque est capable de nous offrir ; c’est-à-dire un symbole absolument écrasant de notre époque, figurant, d’une façon générale avec le destin catastrophique comme l’est un attentat surtout-pas-islamiste du symbole venu du Temps des Cathédrales, ceci exactement : la néantisation du passé et l’entropisation du présent en un futur diabolique figé dans la catastrophe. Je ferais donc ce qu’ont fait les Japonais, d’ailleurs dans un autre esprit peu glorieux mais c’est l’acte qui importe ici, en gardant un vestige des effets de la Bombe : “En guise de témoignage, les ruines du dôme de Genbaku, l'un des seuls bâtiments à ne pas avoir été entièrement détruits par l'explosion, furent conservées.” »

Tout cela se passe dans un contexte qu’on qualifiera d’“urbain”, pour être dans l’air du temps. On terminera donc ce court bilan par une réflexion d’un “spécialiste de la ville”, l’urbaniste Claude Rochet, présenté de la sorte dans Le Causeur et l’on comprend déjà la ligne directrice de son propos qui rejoint évidemment toutes les réflexions présentées ici sur la reconstruction de Notre-Dame : « Claude Rochet appartient à cette race d’énarques pour laquelle le service public a encore un sens. Spécialiste de la ville de demain qu’il pense dans sa globalité, il nous fait explorer ‘Les villes intelligentes’ à hauteur d’homme, loin des chimères néo-progressistes. »

D’une façon plus générale, avec son appréciation critique de la ville moderne et son appréciation admirative de la “ville médiévale”, Rochet nous donne une des clefs implicites et fondamentales de notre impuissance probable à reconstruire Notre-Dame dans la dimension inspiratrice et spirituelle qu’elle avait préservée et conduite jusqu’à nous. Ainsi, à la la question “Tout bien pesé, pourquoi jugez-vous la ville médiévale plus riche d’enseignements que les utopies urbaines constructivistes ?”, la réponse va de soi, naturellement, s’articulant autour de l’argument esthétique du Beau (dans ce contexte où rôde le postmodernisme, ce genre de chose se précise) qui répond à “l’idéal chrétien” du “Bien commun” : 

« La ville médiévale a été l’objet des analyses des plus grands historiens du développement urbain comme Lewis Mumford, analyses reprises par les théoriciens contemporains de la systémique comme Chris Alexander. Le principe fondamental de la ville médiévale était la croissance organique, soit le développement comme un organisme vivant. Pour Mumford, “la croissance organique ne part pas d’un but préconçu. Il évolue de besoins en besoins, d’opportunités en opportunités dans des séries d’adaptations qui elles-mêmes deviennent de plus en plus cohérentes et finalisées, de sorte qu’elles génèrent à la fin un design complexe à peine moins unifié qui motif géométrique prédéfini”. C’étaient des villes sans architectes ni urbanistes, il n’y avait pas de permis de construire mais il ne serait venu à personne de construire une horreur disgracieuse comme se le permet l’architecture contemporaine. La ville était animée par un corpus de valeurs communes issues de l’idéal chrétien du Bien commun et chacun devait contribuer au Beau collectif parce qu’il était la condition du Beau individuel. Cet idéal était également politique comme l’illustrent les fresques d’Ambroggio Lorenzetti sur le Bon gouvernement, qui décorent l’Hôtel de ville de Sienne. Cet idéal politique reposait sur la participation active des citoyens à la vie politique et des mécanismes de démocratie directe – comme la rotation annuelle des postes de magistrat représentée dans les fresque sur “les effets du bon gouvernement” – que l’on retrouve également dans les villes médiévales russes de Pskov et Veliki Novgorod. La tradition de la ville médiévale a connu sa fin à l’époque baroque où l’architecture de la ville devait exprimer le pouvoir absolu du Prince. »


Mis en ligne le 23 avril 2019 à 08H19

 

Commentaires au 25.04.19

Logique naturelle

jc

   23/04/2019


Claude Rochet: "Le principe fondamental de la ville médiévale était la croissance organique, soit le développement comme un organisme vivant."

Thom: "La classe engendre ses prédicats comme le germe engendre les organes de l'animal; il ne fait guère de doute (à mes yeux) que c'est là l'unique manière de théoriser ce qu'est la Logique naturelle."

Uexküll: "Le mécanisme de n'importe quelle machine, telle une montre, est toujours construit d'une manière centripète, c'est-à-dire que toutes les parties de la montre -aiguilles, ressorts, roues- doivent être achevées pour être ensuite montées sur un support commun.
Tout au contraire, la croissance d'un animal, comme le Triton, est toujours organisée de manière centrifuge à partir de son germe; d'abord gastrula, il s'enrichit ensuite de nouveaux bourgeons qui évoluent en organes différenciés.
Dans les deux cas il existe un plan de construction; dans la montre, il régit un processus centripète, chez le triton un processus centrifuge. Selon le plan, les parties s'assemblent en vertu de principes entièrement opposés."
(Théorie de la signification)

PS: PhG ("[S]i j’étais président” donc, moi et pas Zombie-Apathie renvoyé à la niche, j’ordonnerais que l’on consolidât Notre-Dame dans son état actuel de dévastation (...)".

Je ne suis pas aussi pessimiste. Tout dépend de la transmission des savoirs au fil des siècles dans la confrérerie des compagnons du devoir. Je crois qu'il est absolument fondamental que le peuple d'en bas leur fasse absolue confiance; car l'enjeu est une lutte à mort entre deux façons de voir le monde. Que le peuple de France leur ouvre sa porte et son coeur (le porte-monnaie on s'en fout) et ils feront des merveilles.
 

Structure de Notre-Dame et structure de l'Être

jc

   23/04/2019

Thom: "Le langage, ce dépositaire du savoir ancestral de notre espèce, contient dans sa structure les clés de l'éternelle structure de l'Être."

Je paraphrase: "Notre-Dame, ce dépositaire du savoir ancestral de nos bâtisseurs, contient dans sa structure les clés de l'éternelle structure de l'Être."

Et je "remonte" une citation du logocrate George Steiner, parfois citée par PhG:

“[Maistre] fit valoir la congruence essentielle existant entre l’état du langage, d’un côté, la santé et les fortunes du corps politique de l’autre. En particulier, il découvrit une corrélation exacte entre la décomposition nationale ou individuelle et l’affaiblissement ou l’obscurcissement du langage : ‘En effet, toute dégradation individuelle ou nationale est sur-le-champ annoncée par une dégradation rigoureusement proportionnelle dans le langage’… ”

J'ai confiance en ce que la transmission du savoir-faire¹ dans la confrérie des compagnons du devoir ait toujours fait partie -et le fasse encore- du devoir de la confrérie.


¹: Le véritable savoir-faire n'est-il pas un subtil et harmonieux mélange du Logos et du Topos?
Daniel Rops: "Dans cette lutte prodigieuse entre la matière rétive et la volonté créatrice (...)"

 

Logique naturelle.1

jc

   23/04/2019


Dans un récent commentaire j'écrivais: "J'ai confiance en ce que la transmission du savoir-faire¹ dans la confrérie des compagnons du devoir ait toujours fait partie -et le fasse encore- du devoir de la confrérie."

Dans le cadre de la Logique naturelle et en ayant en mémoire le problème de la transmission des savoirs-faire, j'ai trouvé tout-à-fait intéressante la courte vidéo-conférence faite sur ce sujet par l'anthropologue Paul Jorion¹ où l'on voit le clivage -la solution de continuité diraient les médecins- entre les "anciens" et les "modernes" (refus de conceptualisation d'un côté et obligation de conceptualisation de l'autre):

https://www.pauljorion.com/blog/tag/la-transmission-des-savoirs/

Ce pourrait être alors le moment de découvrir -ou de relire- ce qui est pour moi l'un des plus "profonds" articles de PhG: "La crise de la raison (humaine)".


¹: Ceci dit je suis complètement opposé aux vues du Jorion nominaliste-qui-se-croit-aristotélicien et qui daube sur le platonisme (typiquement dans "Comment la vérité et la réalité furent inventées")

Logique naturelle.2

jc

   23/04/2019

Je viens de trouver sur la toile ce qui me manquait pour prolonger un peu sur la logique naturelle en comparant deux monstrations et deux dé-monstrations du théorème de Pythagore.

On trouve la première dé-monstration¹ (due à Euclide, la plus ancienne connue, dont, ai-je lu, on peut extraire un puzzle) et la monstration par le puzzle de Gougu dans:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9or%C3%A8me_de_Pythagore

Une deuxième monstration est ici: http://therese.eveilleau.pagesperso-orange.fr/pages/truc_mat/pythagor/textes/perigal.htm

Une deuxième dé-monstration est là: https://fr.wikipedia.org/wiki/Beaut%C3%A9_math%C3%A9matique

La résolution du puzzle de la deuxième monstration est, à mon avis, tout-à-fait abordable avec profit dès le primaire. On notera sa simplicité presque divine en regard de la complication de la dé-monstration du "grand" Euclide (que je n'ai pas cherché à comprendre).

La deuxième dé-monstration est également très simple (et donc, pour un matheux, très belle, presque divine). Mais elle n'a pas, selon moi, la force de l'évidence d'une monstration car il reste à faire un (tout!) petit raisonnement pour se convaincre. Raisonnement humain ou raisonnement divin?

La raison? Toujours invoquée par les puissants mais rarement définie. Et lorsqu'elle est définie elle est toujours imposée sans jamais, à ma connaissance, être justifiée. Relire "La crise de la raison (humaine)" avec ça en tête, en pensant à la Déesse Raison dont les "Lumièèères" sont si fières, et au clivage raison traditionnelle-raison contemporaine.

Remarque: Je trouve fascinant l'énoncé chinois du théorème de Pythagore parce qu'il laisse entrevoir une harmonie des figures et des couleurs. (Bien loin de l'indépassable rationalité des "Lumièèères".)


¹: Ici (je ne connais ni l'auteur ni la date de la plus ancienne démonstration -ou monstration!- connue).

Cathédrale: non pas adieu, bienvenue!

alain pucciarelli

   23/04/2019

Quand on s'intéresse à l'hsitoire, et à ce que les cathédrales expriment, on sait que ces monuments sont des êtres vivants, riches de notre mémoire et de celle de nos devanciers. Que l'on soit croyant ou pas. Autrement dit, le retrait financier de l'état devant la contrainte absolue du maintien du patrimoine, c'est à dire de la mémoire, supposée nous représenter et nous illustrer, est une simple trahison du pacte républicain, et de l'histoire de France, trahison qui n'a pas attendu Macron pour être opératoire. Les cathédrales sont notre mémoire, notre souffrance, notre identité et, pour beaucoup encore aujourd'hui, une espérance. Notre Dame n'a pas encore été assimilée à un  bien mobiler. ?Ne désespérons pas. Et le coût de son entretien doit en agacer plus d'un chez nos "élites".  Sans bouger, en brûlant; Notre Dame de Paris dit une chose simple: la Nation exsite. Et elle ne brûlera pas.

Notre-Dame brûlée vive. Vive Notre-Dame.

jc

   24/04/2019

PhG: " Si l’on suit PhG, – plaisantait-il véritablement, comme il avait semblé à certains qu’il faisait ? –la seule attitude acceptable en l’état serait justement de laisser Notre-Dame en l’état."

Suivre la parfois labyrinthique pensée de PhG n'est pas toujours à ma portée. Je lis donc la citation ci-dessus comme j'ai envie de la lire: PhG est pour laisser NDP en l'état./ (Point barre)

(J'ai sans doute parcouru le papier de PhG trop rapidement mais je sens chez lui comme un coup de mou, comme un "c'est foutu"¹.)

La thèse de "Révolutions, catastrophes sociales?" (AL) est "qu'aucune société stable ne peut exister sans une certaine forme de pouvoir sémiologique". Autrement dit une société stable ne peut émerger que si elle s'appuie sur un système cohérent de signes, de symboles, de devises.

Le premier combat à mener est donc le combat sémiologique: il s'agit pour le peuple de prendre le pouvoir sémiologique.

En commentaire de "Notre-Dame 2.0" j'ai proposé comme premier objectif de prendre symboliquement le Point Zéro du parvis de Notre-Dame, de les rebaptiser "Rond-Point Zéro" et "Parvis de Nos Dames"et de les faire occuper par des GJ le temps qu'il faudra.

Pour moi le deuxième objectif est la restauration/reconstruction de Notre-Dame par les compagnons du devoir (et les chefs qu'ils voudront bien se donner).

NDP symbolise pour moi non pas la Patrie mais la Matrie et Notre dame symbolise secrètement la reine qui nous manque. Ses deux tours symbolisent ses seins généreux et la nef son également généreux arrière-train. Remettre une flèche² c'est comme laisser se promener notre reine avec une flèche plantée dans les fesses.

Une fois la maçonnerie consolidée, la charpente et la couverture refaite, une fois donc le bâtiment hors d'eau -et le reste laissé provisoirement en l'état?- je vois comme troisième objectif de restaurer la royauté sous la forme d'une monarchie populaire, le peuple élisant sa reine. Dynastie nouvelle, dynastie des Françoise bien sûr.

Sacre à Notre-Dame de Paris. Salve Regina chanté par le jeune garçon soliste de Notre-Dame.

Je vois en Françoise première une solide française pleine de bon sens³, garante symbolique de l'unité de la Matrie et des droits fondamentaux de tout citoyen français inscrits dans la constitution de cette monarchie constitutionnelle: "À boire, à manger, un toit pour s'aimer, dormir et rêver".

Drapeau blanc fleur de lis⁴.
Vox populi vox dei.
Unité-harmonie-diversité.

Allez! Debout la France!


¹: Je me demande si Nicolas Bonnal n'a pas eu, lui aussi, un coup au moral (consultez la première page de son blog  https://nicolasbonnal.wordpress.com/).

²: Seul un paratonnerre-clitoris… Par Toutatis!

³: Une "Madame sans-gêne" qui tenait tête à Napoléon et à Talleyrand."

⁴: une fleur naturelle (pas de lys).

 

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