En 2017, la justice avait déjà demandé au maire de Béziers de déplacé la crèche installée au sein de la mairie, en vertu de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. 

 

La justice administrative donne 48 heures à Robert Ménard, le maire de Béziers apparenté RN (Hérault), pour "retirer la crèche installée dans la cour d’honneur de l’Hôtel de Ville", au risque de devoir payer 2 000 euros par jour de retard.

La préfecture avait saisi le tribunal administratif de Montpellier en référé le 5 décembre pour demander le déménagement immédiat de la crèche dans un autre lieu que la mairie de Béziers.

 

Crèche à roulettes

"L’installation d’une telle crèche, à titre temporaire, à l’initiative d’une personne publique, dans un emplacement public, n’est légalement possible que lorsqu’elle présente un caractère culturel, artistique ou festif, sans exprimer la reconnaissance d’un culte ou marquer une préférence religieuse", indique le tribunal administratif, cité par la préfecture.

Or les juges expliquent qu’"il n’apparaît pas que des circonstances particulières nouvelles permettraient de reconnaître à cette crèche de Noël (…) un caractère culturel, artistique ou festif".

En 2017, la justice avait déjà demandé au maire de Béziers de déplacer la crèche installée au sein de la mairie, en vertu de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Mais le maire de Béziers, bien décidé à récidiver, a placé cette fois la crèche sur des roulettes. La ville de Béziers a indiqué jeudi que la crèche continuerait "à exister" et qu’elle serait déplacée "sur le parvis de l’hôtel de ville".

 
 
 

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