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l’Évangile au Quotidien
« Seigneur, vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » Jn 6, 68

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Lundi 19 Novembre
Le lundi de la 33e semaine du temps ordinaire
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Ste Mechtilde de Hackeborn , St Raphaël Kalinowski

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Livre de l'Apocalypse 1,1-4.2,1-5a.

Révélation de Jésus Christ, que Dieu lui a confiée pour montrer à ses serviteurs ce qui doit bientôt advenir ; cette révélation, il l’a fait connaître à son serviteur Jean par l’envoi de son ange.

Jean atteste comme parole de Dieu et témoignage de Jésus Christ tout ce qu’il a vu.

Heureux celui qui lit, heureux ceux qui écoutent les paroles de la prophétie et gardent ce qui est écrit en elle, car le temps est proche.

Jean, aux sept Églises qui sont en Asie mineure : à vous, la grâce et la paix, de la part de Celui qui est, qui était et qui vient, de la part des sept esprits qui sont devant son trône,

À l’ange de l’Église qui est à Éphèse, écris : Ainsi parle celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, qui marche au milieu des sept chandeliers d’or :

Je connais tes actions, ta peine, ta persévérance, je sais que tu ne peux supporter les malfaisants ; tu as mis à l’épreuve ceux qui se disent apôtres et ne le sont pas ; tu as découvert qu’ils étaient menteurs.

Tu ne manques pas de persévérance, et tu as tant supporté pour mon nom, sans ménager ta peine.

Mais j’ai contre toi que ton premier amour, tu l’as abandonné.

Eh bien, rappelle-toi d’où tu es tombé, convertis-toi, reviens à tes premières actions.

 

Psaume 1,1-2.3.4.6.

Heureux est l'homme

qui n'entre pas au conseil des méchants,

qui ne suit pas le chemin des pécheurs,

ne siège pas avec ceux qui ricanent,

mais se plaît dans la loi du Seigneur

et murmure sa loi jour et nuit !

 

Il est comme un arbre

planté près d'un ruisseau,

qui donne du fruit en son temps,

et jamais son feuillage ne meurt ;

tout ce qu'il entreprend réussira.

Tel n'est pas le sort des méchants.

 

Mais ils sont comme la paille

balayée par le vent :

Le Seigneur connaît le chemin des justes,

mais le chemin des méchants se perdra.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18,35-43.

Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route.

Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait.

On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait.

Il s’écria : « Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! »

Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! »

Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda :

« Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur, que je retrouve la vue. »

Et Jésus lui dit : « Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. »

À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Bulle

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)
pape et docteur de l'Église
Sermons sur l'Évangile, n° 2 ; PL 76, 1081 (trad. Luc commenté, DDB 1987, p. 139 rev.)

 

« L'homme se mit à voir, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu »

Notre Rédempteur, prévoyant que les disciples seraient troublés par sa Passion, leur annonce bien à l'avance à la fois les souffrances de sa Passion et la gloire de sa résurrection (Lc 18,31-33). Ainsi en le voyant mourir comme il le leur avait annoncé, ils ne douteraient pas de sa résurrection. Mais pris encore dans notre condition charnelle, les disciples ne pouvaient pas saisir ces paroles annonçant le mystère (v. 34). C'est alors qu'intervient un miracle : sous leurs yeux un aveugle recouvre la vue, pour que ceux qui étaient incapables de saisir les paroles du mystère surnaturel soient soutenus dans leur foi à la vue d'un acte surnaturel.

Car nous devons porter un double regard sur les miracles de notre Sauveur et Maître : ce sont des faits qu'il faut accueillir comme tels et ce sont des signes qui renvoient à autre chose... Ainsi, au plan de l'histoire, nous ne savons rien de qui était cet aveugle. Mais qui est désigné de façon cachée, nous le savons. Cet aveugle, c'est le genre humain chassé, en la personne de son premier père, de la joie du Paradis, et qui n'a aucune connaissance de la lumière divine mais qui est condamné à vivre dans les ténèbres. Pourtant, la présence de son Rédempteur l'illumine ; il commence à voir les joies de la lumière intérieure, et, en les désirant, il peut poser le pied sur le chemin de vie des bonnes œuvres.