Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

EXTRAITS

CORRELATS

2) ... Il y a 20 ans, la mort de Mère Teresa, la «sainte de Calcutta». Le 5 septembre 1997 la petite sœur au sari blanc et bleu décédait: le monde entier lui rendait un vibrant hommage. Retrouvez son portrait paru dans les colonnes du Figaro à l'époque.

1) ... C'est l'occasion de relire son message à la conférence internationale de l’ONU sur les femmes qui s’était tenue à Pékin en 1995.

 

 

_______________2______________

Il y a 20 ans, la mort de Mère Teresa, la «sainte de Calcutta»

<<<<<<<<<<<<<<LFP<<<<<<<<<<<<<<

LES ARCHIVES DU FIGARO - Le 5 septembre 1997 la petite sœur au sari blanc et bleu décédait: le monde entier lui rendait un vibrant hommage. Retrouvez son portrait paru dans les colonnes du Figaro à l'époque.

Mère Teresa meurt, à l'âge de 87 ans, d'un accident cardiaque, le 5 septembre 1997 à Calcutta, où elle a fondé l'ordre des Missionnaires de la Charité. L'annonce de sa mort crée l'émotion dans les rues de Calcutta mais également dans le monde entier. Le Pape Jean-Paul II, aussitôt prévenu, fait part de sa «profonde douleur». Béatifiée dès 2002, Mère Teresa est canonisée par le pape François le 4 mars 2016, devant 120.000 fidèles rassemblés place Saint-Pierre à Rome.

L'inestimable héritage de la «sainte de Calcutta»

Un simple écriteau au numéro 54A d'une rue de Calcutta: Mother Teresa. Ici, la maison mère des missionnaires de la Charité où a vécu «la femme la plus puissante du monde», ainsi que l'avait un jour qualifiée le secrétaire général des Nations unies. Son héritage? Elle laisse deux saris blancs à liserés bleus, un chapelet, une croix, un sac en toile, un parapluie, une paire de sandales et un petit tricot de laine bleue pour l'hiver, mais surtout une immense œuvre de charité.

Près de 3.500 sœurs, réparties en plus de quatre cents centres sur les cinq continents, poursuivront sa tâche. «S'il y a des pauvres sur la Lune, nous irons aussi», avait-elle lancé avec la foi de l'apôtre Paul, pour qui «l'amour excuse tout, croit tout, espère tout, endure tout».

Elle relève notre époque et lui rend une lueur d'espoir.

Dans ce siècle de larmes et de sang, de totalitarismes et de tohu-bohu guerriers, mère Teresa a imprimé son visage chiffonné et son sourire malicieux, sa lumineuse bonté et sa pacifique ardeur. Comme les malades et les mourants sur qui elle s'est si souvent penchée, elle relève notre époque et lui rend une lueur d'espoir. Elle donne simplement sa tendresse maternelle. Le XXe siècle s'achèverait-il avec une génération en mal de paternité? Heureusement, il y a eu aussi mère Teresa. Celle que, de son vivant, on appelait «la sainte de Calcutta».

Son vrai nom: Agnès Gonxha Bojaxhiu. Elle est née le 27 août 1910 à Skopje (alors en Albanie, aujourd'hui sur le territoire de l'ex-Yougoslavie). Ses parents, des agriculteurs, lui donnent une éducation assez stricte, ainsi qu'à ses deux sœurs et à son frère. A dix-huit ans, le 28 novembre 1928, la jeune fille entre chez les sœurs de Notre-Dame de Lorette, à Rathfarnham, en Irlande. Elle ne reviendra en Albanie que près de soixante ans plus tard, le 14 août 1989: c'était une visite privée, pour aller sur les tombes de sa famille. Auparavant, la dictature marxiste lui avait refusé son visa d'entrée lorsque sa mère était mourante.

Sœur Agnès

La jeune recrue est aussitôt envoyée par son ordre religieux en Inde pour y faire son noviciat. Puis, pendant presque vingt ans, sœur Agnès -c'est ainsi qu'elle se nomme alors- enseigne la géographie aux jeunes filles des hautes castes qui fréquentent le collège Sainte-Marie à Calcutta. Mystérieuse préparation à connaître la géographie universelle de la pauvreté.

Tout bascule le 10 septembre 1946. C'est le «jour de l'inspiration». Agnès Bojaxhiu voyage en train. La misère surgit de partout, effrayante. Nouveau tournant dans la vie de cette femme de trente-six ans: elle se sent invinciblement poussée à se consacrer au service «des plus pauvres d'entre les pauvres». De retour à Calcutta, sœur Agnès demande à l'archevêque l'autorisation de quitter sa congrégation. Celui-ci refuse, mais lui conseille d'en parler à sa supérieure... qui accepte, sous réserve de l'agrément du Pape. Cette permission n'arrivera que le 8 août 1948.

La religieuse, vêtue d'un sari blanc bordé de bleu, se lance dans l'aventure. Elle change de nom, en hommage à la sainte française, la «petite» Thérèse de l'Enfant-Jésus. Elle fonde sa congrégation: les sœurs missionnaires de la Charité, ordre consacré au Cœur Immaculé de Marie.

Elle effectue d'abord un stage intensif de trois mois chez les «Medical Sisters» de Patna. Sa première rencontre: une vieille femme jetée par son fils dans une poubelle, et déjà couverte de fourmis. Le 21 décembre 1948, mère Teresa obtient l'ouverture de sa première école dans la banlieue de Calcutta. Non pas des classes aux murs blanchis, mais un jardin public, en plein air, pour des enfants abandonnés à qui l'hygiène est plus importante que l'alphabet. C'est le début d'une longue croisade.

«Ce qui compte, ce n'est pas de faire beaucoup, c'est de mettre beaucoup d'amour dans ce que l'on fait.»

Mère Teresa.

Calcutta, capitale du Bengale indien, est un enfer. Toute la misère du monde, depuis des années, s'y est donné rendez-vous. Chaque nuit, des milliers d'hommes, de femmes, d'enfants cherchent leur sommeil le dernier peut-être dans d'innommables bidonvilles ou à même le trottoir. Ici, une mère accouche; là, un mourant râle. À cette épouvante ne peut s'opposer qu'un courage infatigable.

Mère Teresa le montre, avec humilité: «Ce qui compte, ce n'est pas de faire beaucoup, c'est de mettre beaucoup d'amour dans ce que l'on fait», disait-elle à ses sœurs, dont la première à la rejoindre dans son apostolat fut, le 19 mars 1949, une de ses anciennes élèves.

Écoles, dispensaires ne suffisent pas. Une nuit de juin 1952, mère Teresa ramasse une femme qui agonise sur le trottoir inondé par la mousson, les doigts de pieds rongés par les rats. Tous les hôpitaux où la religieuse vient frapper refusent la mourante. Au petit matin, celle-ci s'éteint dans les bras crispés de la religieuse. Croire à la Résurrection du Christ et laisser ainsi la mort triompher, c'est impossible pour mère Teresa.

La «Maison du cœur pur»

Elle se rend, le cœur en révolte, à la mairie de Calcutta, demande un local pour les agonisants sans toit, insiste, argumente, supplie. On lui concède, dans le quartier hindou, une partie de l'annexe du temple de Kali, déesse de la mort et patronne de Calcutta. C'est le mouroir, la «Maison du Cœur pur», là où mère Teresa désirait finir ses jours. Chaque matin, la police y amène celles et ceux que la mort n'a pas voulu prendre la nuit sur le trottoir. «Ils ont vécu comme des bêtes, qu'ils meurent ici au moins comme des êtres humains», soupire mère Teresa, qui les accueille, les soigne, les aime.

Quelque 50.000 lépreux croupissent autour de Calcutta. Pour les secourir, mère Teresa reçoit d'innombrables concours en personnes et en argent. Des bienfaiteurs lui donnent des ambulances: elle les transforme en cliniques mobiles qui sillonnent régulièrement les zones de taudis. Elle réalise une «Cité de la paix» où les familles de lépreux apprennent un métier et où leurs enfants vont à l'école. Chacun retrouve un peu de dignité humaine, toutes races et toutes religions confondues. «C'est mon amour pour Dieu en action, confesse-t-elle. Notre travail n'est rien d'autre que l'amour de Dieu. J'aime Dieu par une action vivante, active, en servant les plus pauvres d'entre les pauvres.»

La nouvelle congrégation de mère Teresa naît officiellement le 7 octobre 1950, avec une douzaine de recrues. Aux trois vœux religieux traditionnels pauvreté, chasteté, obéissance, la règle en ajoute un quatrième: celui de consacrer toute sa vie aux plus pauvres des pauvres de manière exclusive, et sans jamais accepter aucune récompense matérielle. De Calcutta, la congrégation s'étend rapidement à d'autres villes de l'Inde. Les premières fondations extérieures à ce pays auront lieu en 1965, à Caracas et Barquisimeto (Venezuela). Le 25 mars 1963, un jésuite originaire d'Australie, frère André, missionnaire à Calcutta, vient donner une branche masculine aux missionnaires de la Charité. Un ordre masculin créé sous l'inspiration d'une religieuse, ce n'est tout de même pas si fréquent!

Les grands de ce monde lui décernent tous les prix possibles et imaginables.

Sans relâche, mère Teresa fonde, recrute, réconforte, file en Europe ou en Amérique pour convaincre les puissants qu'«ils doivent, eux aussi, faire quelque chose». Elle finit par ébranler les certitudes, secouer les indifférences. Elle force les yeux à regarder l'océan de misère où elle nage désespérément. Elle réussit à ouvrir toutes les portes et tous les cœurs. Les grands de ce monde lui décernent tous les prix possibles et imaginables. Citons d'abord le prix international Jean-XXIII pour la paix, qu'elle reçoit des mains de Paul VI en 1971. Il y eut aussi le prix Patna (indien), le prix du Bon Samaritain, le prix Pandit-Nehru (1972), le prix Templeton (1973), le prix Albert-Schweitzer (1975), le prix Balzan et c'est bien la moindre des choses le prix Nobel de la paix (1979). Elle est la sixième femme à le recevoir. C'est l'occasion pour elle de rappeler à Oslo que «le peuple n'a pas besoin de pitié, mais de respect», et de faire supprimer le traditionnel banquet. Gain: 7.000 dollars dont bénéficieront les pauvres.

Le 10 décembre 1979, dans son discours de réception du prix Nobel, elle médusa son auditoire. Après en avoir fait distribuer le texte, elle lui fit réciter la fameuse prière attribuée à saint François d'Assise: «Seigneur, faites de moi un instrument de votre paix...» Bien sûr, elle parla «au nom des affamés, des nus, des sans-logis, des infirmes, des aveugles, des lépreux, de tous ces gens qui ne se sentent pas voulus, pas aimés, pas soignés, rejetés par la société.» Bien sûr aussi, elle avait à en raconter sur la misère des vivants. Bien sûr! Mais, elle ajouta: «Le plus grand destructeur de la paix, aujourd'hui, est le crime commis contre l'innocent enfant à naître.» Populaire, mère Teresa? Elle le fut moins dans son combat sans concession contre l'avortement et toutes les formes de contraception. «Si vous ne voulez pas l'enfant à naître, donnez-le-moi, je le veux!», s'est-elle écriée à Ottawa en septembre 1988.

Invitée des dizaines de fois par les congrès missionnaires, elle a même pris la parole devant le Synode des évêques à Rome. C'était le 6 octobre 1980. «Je remplace ici les personnes rejetées par la société, les lépreux, les mourants, les marginaux, les laissés-pour-compte, déclare-t-elle d'une voix douce. Je vous apporte leur amour.» Mais elle n'hésite pas à trancher sur la rondeur ecclésiastique: «Vous, évêques, dit-elle, aimez vos prêtres. Vous êtes mariés à vos diocèses. Les pauvres sont vos enfants.»

Tous ceux qui l'ont rencontrée ont été bouleversés par sa personnalité cachée sous sa silhouette frêle et sa démarche voûtée. Mgr Rodhain, fondateur du Secours catholique, avait dit d'elle: «Sans phraser, humblement, au ras du sol, elle est le reflet authentique de saint Vincent de Paul.»

Incendie de charité

Raoul Follereau, l'apôtre des lépreux, avait été frappé par son visage tendu et ses yeux secs. «Elle n'a pas le droit de perdre une parcelle de ses forces dans la douceur stérile des larmes, écrivait-il. En elle, il n'y a pas de pitié au sens sentimental. La pitié, c'est la forme malingre de l'amour. Elle est l'amour.»

Où n'a-t-elle pas tenté de propager son incendie de charité? Au Liban, en 1982, elle se démène pour faire passer à Beyrouth-Est une soixantaine d'enfants musulmans handicapés dont l'hôpital a été bombardé. En janvier 1985, elle se rend en Chine, à l'invitation de l'Association des catholiques patriotes. Cuba l'accueille en juillet 1986: elle demande à Fidel Castro de prier pour elle. Elle a déjà fondé cinq maisons en Union soviétique, qu'elle visite en 1987. Harlem, Belfast, Lima, Rome...

Aucune grande ville, aucun drame humain ne lui sont étrangers.

En France existent deux communautés féminines, à Paris et à Marseille, et une communauté masculine, à Paris. Aucune grande ville, aucun drame humain ne lui sont étrangers. «Si chacun commence à partager, à aider, à servir son prochain, alors la paix viendra», dit-elle encore. Le monde est son cloître.

Bien des livres, un film même, lui ont été consacrés. Elle n'a pas succombé à ce vertige médiatique. Symbole humanitaire, elle voulait s'effacer devant sa source: l'Évangile et la prière. En avril 1990, elle avait proposé de quitter ses fonctions de supérieure générale; le Pape avait accepté «en raison de son âge et de sa santé». Pourtant, le 8 septembre de la même année, elle avait été réélue à l'unanimité par le chapitre général des missionnaires de la Charité. Déjà, en 1985, Jean-Paul II avait refusé de la déclarer inéligible, et elle avait supplié ses sœurs de ne plus voter pour elle. Depuis la fondation de l'ordre, elle avait été constamment réélue à l'unanimité.

«La mort n'est pas autre chose que de rentrer chez soi, dans la maison du Père», disait cette petite voix qui nous faisait tous moins «bêtes» et plus «humains». Son humilité avait de l'audace: «Très Saint Père, demanda-t-elle à Jean-Paul II, vous savez ce qui serait gentil? C'est de donner aux pauvres, à mon peuple, la moitié seulement des richesses du Vatican.»

L'Église l'élèvera-t-elle sur ses autels? C'est probable. Le peuple, lui, l'a déjà canonisée: «She is a living saint» («c'est une sainte vivante»), affirmaient ceux qui l'ont connue. «Qu'est-ce qu'un saint, interrogeait-elle encore, sinon une âme résolue, et qui se sert de la force de Dieu pour agir?» Cette force-là n'est pas morte. «L'amour est un fruit toujours de saison», répétait mère Teresa, qui s'est consumée au service de ses frères.

Par Élie Maréchal

___________________________________

Celle qui faisait fléchir les puissants

Article paru dans Le Figaro du 6 septembre 1997.

Le 5 mai 1991, au Bengladesh, la bégum Khaleda Zia, Nawaz Sharif, premier ministre du Pakistan, Bernard Kouchner, secrétaire d'État français à l'Action humanitaire et Mère Teresa, survolent, en hélicoptère militaire, la zone dévastée par un violent cyclone. Renaud Girard journaliste du Figaro, également présent, relate la scène suivante.

C'est alors que la petite sœur de Calcutta, qu'on avait presque oubliée tant elle s'était faite discrète, demande à s'asseoir un moment à côté du premier ministre du Pakistan. Elle a une chance à saisir, qu'elle ne veut pas manquer.

À voix soudain audible par l'ensemble de l'aréopage, elle explique à son puissant voisin les persécutions administratives dont souffre une communauté de religieuses à Karachi: l'institution est menacée de fermeture. Le premier ministre s'indigne, affirme n'être pas au courant... Mais cinq minutes après, elle tient son succès: une promesse publique que jamais ce couvent chrétien en terre musulmane ne sera fermé. Dans son anglais rocailleux, elle dit simplement «Thank you, Prime Minister», puis replonge dans son silence et sa prière.

Mère Teresa n'en était pas à son premier coup d'éclat pour faire plier les puissants. Débarquant un soir à l'aéroport de Khartoum, les humanitaires qui l'attendent lui apprennent que le gouvernement islamiste au pouvoir au Soudan bloque un train de vivres destiné aux chrétiens du Sud. Depuis l'hôtel, elle appelle aussitôt la Maison-Blanche et demande à parler à son ami, le président Reagan. Le standardiste croit à une blague, jusqu'à ce qu'elle lui communique un numéro privé en Californie. Une heure après, le président des États-Unis la rappelle dans le bureau de l'ambassadeur américain incrédule, soustrait à sa garden-party. «Pas de problème, ma mère, je joins aussitôt le premier ministre soudanais.» Le lendemain, comme par miracle, les voies étaient réparées, et le train du salut s'ébranlait vers le Sud affamé.

Par Renaud Girard

______________1_______________

>>>>>> Yves Daoudal >>>>>

 

C'est l'occasion de relire son message à la conférence internationale de l’ONU sur les femmes qui s’était tenue à Pékin en 1995. Cette conférence avait donné la première définition idéologique subversive du genre, qui allait se répandre dans le monde entier. On sait comment saint Jean-Paul II avait envoyé une personne de confiance donner à Pékin l'avis clair et net de l'Eglise catholique sur la question. De son côté, Mère Teresa avait envoyé un message. Qui disait tout, et qui est plus que jamais d'actualité. Le voici.

Je prie Dieu qu'il fasse descendre sa bénédiction sur tous ceux et celles qui prennent part à la IVe Conférence mondiale sur la Femme, qui se tient à Pékin à l'heure actuelle. J'espère que cette conférence aidera tous et chacun à comprendre la place très spéciale que la Femme occupe dans le plan de Dieu, et nous amènera à adhérer pleinement à ce plan et à le mettre en œuvre.

Je dois dire que je n'arrive pas à comprendre pourquoi certains affirment que l'homme et la femme sont exactement les mêmes et qu'ils en viennent même à nier la beauté des différences qui existent entre l'homme et la femme. Les dons de Dieu sont tous également bons mais ils ne sont pas nécessairement les mêmes. Je réponds souvent à ceux qui me disent qu'ils aimeraient pouvoir servir les pauvres comme je le fais : « Ce que je fais, vous n'êtes pas en position de le faire. Ce que vous faites, je ne suis pas en position de le faire. Mais vous et moi ensemble, nous pouvons faire quelque chose de beau pour Dieu. »

Il en va ainsi des différences entre l'homme et la femme.

Dieu a créé chacun de nous, chaque être humain, en vue d'une plus grande chose : aimer et être aimé. Pourquoi Dieu nous a-t-il créés, les uns hommes, les autres femmes ? Parce que l'amour d'une femme est l'un des visages de l'amour de Dieu. L'amour d'un homme est un autre visage de ce même amour. L'homme et la femme sont tous les deux créés pour aimer, mais chacun d'une manière différente ; l'homme et la femme se complètent l'un l'autre, et tous les deux ensemble manifestent l'amour de Dieu beaucoup mieux qu'ils ne le pourraient chacun séparément.

Cette puissance spéciale d'amour qu'ont les femmes n'est jamais plus apparente que lorsqu'elles deviennent mères. La maternité est le don de Dieu fait aux femmes. Comme nous devons être reconnaissants à Dieu pour ce don qui apporte une si grande joie au monde entier, aux hommes comme aux femmes. Et pourtant ce don de la maternité, nous pouvons le détruire, et d'une façon toute spéciale par le mal de l'avortement, mais aussi par celui qui consiste à penser qu'il y a d'autres choses plus importantes que celle d'aimer, que celle de se donner au service des autres : la carrière, par exemple, le travail à l'extérieur du foyer. Aucun travail, aucun plan de carrière, aucune possession matérielle, aucune vision de "liberté" peut remplacer l'amour. De sorte que tout ce qui détruit le don de la maternité, qui est un don de Dieu, détruit le plus précieux des dons faits par Dieu aux femmes, celui d'aimer en tant que femme.

Dieu nous a dit : « Aimez votre prochain comme vous-mêmes. » De sorte que je dois d'abord m'aimer moi-même, comme il se doit, et ensuite aimer mon prochain de la même manière. Mais comment puis-je m'aimer moi-même si je ne m'accepte pas telle que Dieu m'a faite ? Ceux qui nient la beauté des différences entre l'homme et la femme ne s'acceptent pas tels que Dieu les a faits, et ne peuvent donc pas aimer leur prochain. Ils ne peuvent apporter avec eux que division et malheur et détruire la paix du monde. Par exemple, comme je l'ai souvent affirmé, l'avortement est ce qui détruit le plus la paix du monde aujourd'hui. Et ceux qui veulent absolument que la femme et l'homme soient la même chose sont tous en faveur de l'avortement.

Au lieu de la souffrance et de la mort, apportons la paix et la joie au monde. À cette fin, nous devons demander à Dieu le don de la paix et apprendre à nous aimer et à nous accepter comme frères et soeurs, enfants de Dieu. Nous savons que l'endroit où l'enfant peut le mieux apprendre à aimer et à prier est la famille, en étant témoin de l'amour et de la prière de son père et de sa mère. Lorsqu'il y a rupture ou désunion dans la famille, les enfants, en grand nombre, grandissent sans savoir ce que c'est que d'aimer et de prier. Un pays où nombreuses sont les familles détruites de cette façon ne peut qu'être exposé à de nombreux problèmes. J'ai souvent été témoin, surtout dans les pays riches, du fait que les enfants cherchent refuge dans la drogue ou autres choses lorsqu'ils en sont réduits à faire face à l'indifférence ou au rejet de leur famille.

D'autre part, lorsque les familles sont fortes et unies, les enfants sont en mesure de voir dans l'amour de leur père et mère l'amour très spécial que Dieu a pour eux et peuvent ainsi arriver à faire de leur pays un endroit où l'on aime et où l'on prie. L'enfant est le plus beau don que Dieu puisse faire à la famille : il a besoin de son père aussi bien que de sa mère parce que l'un et l'autre manifestent l'amour de Dieu d'une façon spéciale. Une famille qui prie ensemble reste ensemble, et s'ils restent ensemble, ils s'aimeront les uns les autres comme Dieu les a aimés, tous et chacun d'entre eux. Et les œuvres de l'amour sont toujours des œuvres de paix.

Aussi, gardons tous en nos cœurs la joie d'aimer et partageons cette joie avec tous ceux qui se trouvent sur notre chemin. La prière que j'adresse à Dieu est que tous les délégués, et que toutes les femmes que la Conférence de Pékin cherche à aider, que toutes et chacune d'entre elles, dis-je, en arrivent à faire leur l'humilité et la pureté de Marie afin de pouvoir vivre en paix et en amour les uns avec les autres, faisant ainsi de nos familles et de notre monde un lieu de beauté pour Dieu. Ce qu'il faut, c'est la prière.

Tout pour la gloire de Dieu et le bien des âmes. Que Dieu vous bénisse tous !

 

avec ce commentaire : ....Le message de Mère Teresa devrait être lu au moins une fois par an dans les paroisses et enseigné dans les séminaires.
Je remets le commentaire qui suit pour qu'il apparaisse en tête de la liste défilante.
A la veille de la canonisation de Mère Teresa, LIfeSite News citant Crisis Magazine rapporte le déjeuner avec Hillary Clinton, alors première dame des USA.
http://www.crisismagazine.com/2016/marching-for-life-mother-teresa-and-mrs-clinton
Cette dernière posa la question orgueilleuse et idiote à mère Teresa:
"Pourquoi les Etats-Unis n'avaient pas encore élu une femme président?"
Réponse de Mère Teresa: "parce qu'elle a probablement été avortée".
L'avorteuse Hillary Clinton n'en a pas tiré de leçon.