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Pour les radicaux islamistes, toute représentation figurative, a fortiori une femme nue, est illicite.

C’est pourquoi la statue de la fontaine de Sétif « Ain El Fouara » (« source jaillissante ») a été à nouveau vandalisée le 9 octobre dernier.

Un barbu, monté sur le socle de la fontaine, avait entrepris d’en détruire les seins à l’aide d’un marteau. Pris sur le fait, il fut poursuivi par la foule alors qu’il tentait de s’échapper, et arrêté.

Une histoire qui illustre à merveille le « choc des civilisations » qui ne se limite pas à une guerre de religion.

Car cette statue n’est pas celle d’une Vierge chrétienne au sein nu allaitant l’enfant Dieu, mais celle d’une naïade.

Ces nymphes antiques, dont le nom vient du grec « couler », vivent justement là où l’eau coule – rivières, lacs et fontaines. Ce sont des divinités champêtres, jeunes, jolies et… nues.

En 1894, lorsqu’il fallut réparer la fontaine, le maire de Sétif tomba sous le charme de cette œuvre de Francis de Saint-Vidal, élève de Carpeaux, auquel le directeur des beaux-arts avait passé commande.

Parce qu’elle est belle, mais aussi parce que l’Antiquité pré-chrétienne était censée réconcilier, autour de symboles grecs ou romains, l’islam et le christianisme.

De fait, la population va s’attacher à sa fontaine comme à un lieu œcuménique. Mi-fée mi-sainte patronne, Ain El Fouara veille sur les habitants de la ville. Boire son eau est bénéfique, curatif.

Le poète Mahmoud Rezak Al-Hakim lui dédie une ode : « Ain Fouara, déverse-toi, inonde les assoiffés qui se succèdent, Fontaine, nous venons à toi demander l’amour, bénis-nous d’un regard et réalise nos vœux. »

La Kabylie ne sera pas épargnée par le fondamentalisme. En 1997, en pleine décennie noire de la guerre civile algérienne, des bombes explosent au pied de la statue.
Mais elle ne sera que partiellement endommagée et, symbole de fertilité, continuera à attirer les femmes. Des photos montrent ce spectacle étrange de femmes voilées se baissant pour recueillir l’eau qui leur semble offerte par cette naïade dénudée, cheveux au vent, image d’une féminité sans entraves…

L’homme qui vient à nouveau de tenter de mutiler les seins de la naïade rappelle qu’hélas, la guerre n’est pas terminée.

En 2015, une fatwa émise par un imam de Constantine a qualifié d’acte d’idolâtrie le fait de boire à cette fontaine.

En décembre 2017, elle a été vandalisée.

Restaurée, elle venait d’être inaugurée à nouveau le 5 août dernier.

Les journaux, là-bas comme ici, préfèrent parler de l’acte d’un fou. Mais nous sommes payés, et très cher, par le sang versé de nos morts attaqués au couteau ou au camion fou pour savoir qu’il ne s’agit pas d’une folie individuelle mais d’une folie collective, celle de ceux qui ont décidé de punir quiconque n’obéit pas aux consignes de leur dieu.

C’est sans doute, parce qu’il a le soutien, non seulement des habitants de Sétif, mais d’un peuple algérien qui a peur de voir revenir la terreur islamiste dans l’« après-Bouteflika », qu’interpellé en mars 2018 par des députés islamistes, qui demandaient l’enlèvement de « l’impudique » statue et sa mise à l’abri des regards dans un musée, le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi a rétorqué : « Ce n’est pas à la statue de Ain El Fouara d’aller au musée. C’est à ceux qui appellent à son déplacement d’y aller. »

En France, où on n’ose pas imposer, en certains endroits, aux intégristes islamistes une place Arnaud-Beltrame, il serait bon retrouver, à tout le moins, cette liberté de parole.

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Les sirènes décapités de l'ile des ibis- yvelines

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Les sirènes de l'ile des ibis- yvelines

 

Dans les parcs et jardins on fait des rencontres ici, ce sont des sirènes.

Ce groupe est installé au jardin des ibis près du grand lac au vésinet.

sculpteur Ulysse Gemignani 1946

il existe une réplique de 57cm en terre cuite patinée qui a été présentée à la vente en 2007 à l'hotel Drouot

Le mystère des sirènes décapitées bientôt résolu ?

>Le Parisien > Yvelines|11 octobre 2014, 7h00|0

Yvelines

Des plongeurs inspecteront demain le fond du lac des Ibis dans le but de retrouver la dernière tête manquante des Sirènes, la statue qui trône sur l'île.

Avec beaucoup de persévérance et un peu de chance, le mystère sera peut-être levé demain matin. Vers 9 heures, six plongeurs du Cercle nautique de l'Ouest (CNO), basé à la piscine de Saint-Germain-en-Laye, vont en effet se mettre à l'eau pour tenter de retrouver la dernière des trois têtes manquantes à la statue des « Sirènes » qui trône sur l'île des Ibis.

Cette œuvre du sculpteur Ulysse Gemignani, disparu en 1973, a été deux fois vandalisée depuis son installation dans le parc de l'île en 1946. A la fin des années 1980, ces trois sirènes représentées sur un tronc d'arbre avaient une première fois été décapitées. On avait alors retrouvé les trois têtes au fond du lac. La restauration avait été confiée à une amie de l'artiste, la sculptrice Marie-Josèphe Cotelle-Clère, à l'époque présidente du Salon de l'Ecole française.

Vingt-cinq ans plus tard, l'histoire se répète. Un matin du printemps 2013, on découvre à nouveau les trois sirènes privées de leur tête. « C'est du vandalisme primaire. Sans doute une bêtise de jeunes », explique-t-on en mairie. Deux d'entre elles sont rapidement retrouvées : l'une dans l'eau près du guet, l'autre fracassée au pied d'un arbre.

Des plongeurs quasi aveuglés

Manque encore la dernière. Et tout laisse penser qu'elle repose au fond du lac. « Quand la mairie nous a contactés, on a tout de suite accepté de lui venir en aide. C'est une plongée qu'on qualifiera d'atypique ! », explique Annie-Françoise Niko-Foy, la présidente du CNO, qui compte dans ses rangs plusieurs habitants du Vésinet.

Ils seront donc six à enfiler palmes, masque et combinaison pour draguer les eaux troubles de ce lac artificiel, dont la profondeur moyenne est d'environ 1,50 m avec certains creux jusqu'à 3 m.

« Nous n'avons aucune idée de la localisation de cette tête, reprend-elle. Nous allons former trois équipes de deux avec une personne en surface. Il s'agit de faire des allers-retours pour quadriller le lac et éviter d'être désorientés. » Il faut dire que la visibilité est rendue quasiment nulle -- « de l'ordre de 20 à 30 cm »-- par l'amas de feuille reposant sur le fond de béton. « Même une lampe ne sert à rien, reprend Annie-Françoise Niko-Foy. Nous allons y aller à tâtons. Nous aurons des gants blancs pour distinguer nos mains. D'autant qu'on ne sait pas sur quoi on va tomber. On imagine qu'on peut retrouver beaucoup de choses là-dedans. »

Les plongeurs devront également composer avec « une compagnie inhabituelle » : celle des canards, des cygnes, des carpes ou des brochets. Les recherches dureront environ une heure. « On a l'oxygène pour faire plus, mais on risque d'avoir trop froid, conclut la présidente du CNO. Et si on ne retrouve pas cette tête dimanche, on organisera une autre plongée. »

Le Parisien