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EXTRAITS

...... Pour devenir saint, c'est simple: il faut «faire» effectivement un miracle ....(au pape) de promulguer un «décret» reconnaissant le miracle. Ce qui signifie, en théologie catholique, que la personne défunte est assurément «près de Dieu», donc au «paradis», puisqu'elle a acquis ce «pouvoir d'intercession» censé être prouvé par le miracle. Dans la spiritualité chrétienne, les défunts qui sont au «paradis» continuent en effet d'«intercéder pour les vivants». .....
D'où ce symbole: l'image du nouveau saint est progressivement découverte publiquement sur la façade de la basilique de Saint-Pierre à mesure que le pape lit l'acte de canonisation pour indiquer que son culte est ouvert à tous, contrairement aux béatifiées, dont le culte est limité au diocèse ou à sa communauté d'origine.

Comment Mère Teresa est devenue sainte

Par Jean-Marie Guénois
Mis à jour le 02/09/2016 à 19h30 | Publié le 02/09/2016 à 19h21

INFOGRAPHIE - Dimanche 4 septembre, le pape François canonise la «sainte de Calcutta» qui a voué sa vie «aux plus pauvres des plus pauvres».

Il y a, comme cela, des figures chrétiennes, béatifiées par l'Église catholique mais qui ne deviennent jamais des «saints». Elles «ne font pas de miracles», explique, non sans humour, le père Daniel Ols, un dominicain français qui a travaillé une bonne partie de sa vie au service de la Congrégation pour la cause des saints, le ministère romain chargé d'instruire les procès de béatification et de canonisation. Car, pour devenir saint, c'est simple: il faut «faire» effectivement un miracle…

Ou, plus précisément, il faut que l'Église catholique reconnaisse que la guérison, inattendue, d'une personne gravement malade, ne soit pas attribuable à un effet médical, mais qu'elle soit attribuée à «l'intercession» d'un saint qui a été explicitement prié en vue de cette guérison. Ce qui explique que la très austère Congrégation romaine pour la cause des saints passe au crible les dossiers de candidats à la canonisation - tous déjà béatifiés - à travers deux commissions totalement distinctes.

L'une, médicale, est composée de médecins, pas forcément catholiques mais spécialistes souvent internationaux de la maladie dont souffrait le miraculé. Le Vatican les réunit et ils statuent en toute indépendance sur le caractère non médical du phénomène constaté de guérison. L'autre commission est théologique. Elle est formée de cardinaux et d'évêques théologiens. Elle siège une fois seulement l'avis médical donné pour évaluer si la guérison constatée est attribuable, ou non, à un miracle.

Si le dossier passe les deux commissions, il est présenté au pape, qui prend alors la responsabilité - il peut ne pas le faire et demander un complément d'étude - de promulguer un «décret» reconnaissant le miracle. Ce qui signifie, en théologie catholique, que la personne défunte est assurément «près de Dieu», donc au «paradis», puisqu'elle a acquis ce «pouvoir d'intercession» censé être prouvé par le miracle. Dans la spiritualité chrétienne, les défunts qui sont au «paradis» continuent en effet d'«intercéder pour les vivants».

C'est au moment de la canonisation, qui intervient au début de la messe du pape, que l'Église ouvre à tous les diocèses du monde la possibilité de vénérer cette personne. D'où ce symbole: l'image du nouveau saint est progressivement découverte publiquement sur la façade de la basilique de Saint-Pierre à mesure que le pape lit l'acte de canonisation pour indiquer que son culte est ouvert à tous, contrairement aux béatifiées, dont le culte est limité au diocèse ou à sa communauté d'origine.

Mère Teresa, canonisée par le pape François, ce dimanche 4 septembre à Rome - elle est morte le 5 septembre 1997 à l'âge de 87 ans à Calcutta -, n'a pas échappé à la règle de cette procédure. Même si Jean-Paul II qui béatifia en 2003 sa grande amie spiri-tuelle, avait donné son accord pour que le procès de béatification commence avant les cinq années requises après la mort.

Que fut donc le miracle qui a déclenché cette canonisation? Marcilio Haddad Andrino, un Brésilien de 35 ans qui sera présent dimanche à Rome, était dans le coma et en train de mourir, frappé par de multiples tumeurs au cerveau. Il devait subir l'opération de la dernière chance le 9 décembre 2008, à 18 h 10. L'anesthésiste avait une demi-heure de retard. Un temps que la femme du patient, Fernanda, utilisa pour «prier intensément Mère Teresa». Quand l'anesthésiste arriva, Marcillio était assis dans la salle d'opération, demandant au médecin ce qu'il faisait là. L'examen clinique a alors démontré que les tumeurs avaient toutes subitement disparu… Marcilio a quitté la clinique le lendemain matin, totalement guéri.

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 03/09/2016. Accédez à sa version PDF en cliquant ici

 

 

Mère Teresa: L'itinéraire d'une passionnée de Jésus

 

01.09.2016 par Maurice Page / Raphaël Zbinden >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

 

EXTRAIT

................ Sa mission est bien d’être la compagne de ceux qui sont seuls. Sa confiance dans la déréliction, son abandon à Dieu malgré l’épreuve sont un exemple formidable pour nos contemporains, estime le religieux.

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L’avis du pape François

 En septembre 2014, le pape François a confié avoir “admiré la force, la décision des interventions“ de Mère Teresa lorsqu’il l’avait rencontrée durant le synode des évêques de 1994. La religieuse, selon le pape, ne se laissait pas impressionner par l’assemblée des évêques et elle disait ce qu’elle voulait dire. Le pontife a aussi soutenu en plaisantant qu’il aurait eu “peur“ si cette femme très déterminée avait été sa supérieure.

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Une sainte, mais pas sans défauts

 Même si Mère Teresa est proclamée sainte, elle a suscité de son vivant et après sa mort de nombreuses critiques parfois virulentes. Divers aspects de sa personnalité et de son action ont suscité interrogations et questionnements. Opiniâtre, volontaire, obstinée, Mère Teresa a souvent dérangé.

 La première critique concerne le manque de médicalisation des mouroirs, dans lesquels les malades ne reçoivent pas de vrais soins, ni même parfois d’analgésiques. Pour certains, la logique de Mère Teresa était de faire de la souffrance un don de Dieu, que le malade devait accepter comme le Christ a accepté la sienne. D’autres déplorent le manque d’aide à la réinsertion des personnes guéries. Mère Teresa admet ces critiques, mais elle refuse toute logique d’efficacité. Elle affirme que telle n’est pas sa vocation, ni celle de sa congrégation: “Nous ne sommes ni des médecins, ni des assistantes sociales. Beaucoup d’organismes s’occupent des malades. Nous ne sommes pas l’un d’entre eux. Nous devons nous donner nous-mêmes et, à travers notre vie, donner l’amour de Dieu”.

Pour d’autres Mère Teresa et sa congrégation soulagent les souffrances et soignent les symptômes, mais sans s’intéresser aux causes et sans lutter pour les changements sociaux. Son refus de faire de la politique est dénoncé quand elle accepte de fonder des établissements dans des dictatures ou de recevoir des dons de dictateurs comme le Haïtien Jean-Claude Duvalier, Ferdinand Marcos aux Philippines, ou Fidel Castro, à Cuba. Mère Teresa répond à ces accusations en disant que ce “qui compte pour moi, c’est que je puisse m’occuper des pauvres”.

 Prosélytisme religieux

 En Inde, les milieux nationalistes critiquent le prosélytisme religieux de Mère Teresa qui baptise des enfants et des mourants. De fait, Mère Teresa cherche à respecter la croyance des malades. Elle baptise des enfants ou des mourants que quand elle n’a aucun moyen de connaître leur religion. Cela permet ainsi aux malades d’avoir des funérailles, et d’être enterrés dans un cimetière. Les autres cadavres sont remis par les sœurs aux prêtres hindous ou aux imams musulmans.

 Non à l’avortement

 Son opposition farouche à l’avortement et aux moyens artificiels de contrôle des naissances est aussi critiquée, tant par les féministes que par ceux qui craignent une explosion démographique. D’autres l’accusent d’abuser de sa médiatisation pour se forger une image de sainteté, ou pour récolter des fonds dont la gestion reste très opaque. Mère Teresa a toujours refusé une institutionnalisation trop grande de son œuvre, souhaitant qu’elle continue à dépendre au jour le jour de la Providence.

 

EXTRAIT DES BORDURES DE CET ARTICLE de CATH.CH  ..nuance nettement la position de ce blog ...

  • par Frère Jean Python, Epinassey : ..... les critiques qui ont tenté d’entacher la réputation de la missionnaire d’origine albanaise. Il assure tout d’abord qu’elle ne faisait aucun prosélytisme. “Son œuvre est bien sûr catholique et n’essaye pas de le dissimuler. Mais jamais personne n’a été influencé pour adhérer au catholicisme”, affirme-t-il. Le Frère Jean assure que toutes les conversions au christianisme qui se sont produites ont été entièrement volontaires. Il ajoute que chaque personne était traitée selon ses croyances, notamment concernant les rites funéraires. Le membre d’Eucharistein reproche aux détracteurs de Mère Teresa de porter un regard partiel sur son action. Beaucoup de critiques, notamment ceux qui l’ont accusée de ne pas assez s’impliquer pour la justice sociale, n’ont en fait pas compris le sens premier de son travail. ” La priorité de Mère Teresa était de rendre à la personne humaine sa dignité. Elle voulait donner au cœur humain l’occasion de faire l’expérience de l’amour, plutôt que de vouloir changer de l’extérieur des structures dont elle savait qu’elles ne seraient jamais parfaites”. Pour le Frère Jean, c’est dès le moment où l’on a découvert cet amour “qu’on voit les choses différemment, que l’on agit différemment et que les structures peuvent commencer à changer”.
  • par Valérie Lange, Lausanne : .... La Vaudoise d’adoption a travaillé deux mois, en 1989 dans les mouroirs et l’orphelinat tenus par la religieuse, à Calcutta. Elle a rencontré à plusieurs reprises la future sainte et se souvient qu’elle “dégageait la puissance de la foi”. Elle a également été marquée par la faculté de Mère Teresa d’accueillir chacun sans distinction, de manière inconditionnelle. Valérie Lange se souvient, par exemple, que des “touristes” venaient parfois visiter les mouroirs, ce qui choquait certains volontaires. Mère Teresa n’a pourtant jamais tenté des empêcher d’entrer. Elle estimait que chacun devait avoir l’opportunité de voir ces choses afin de pouvoir ouvrir son cœur. Et elle a effectivement été témoin de la conversion spontanée de gens éloignés de Dieu, à l’amour du Christ. ............Valérie Lange affirme que la canonisation de Mère Teresa peut aider le monde actuel par le message inspirant que son œuvre a délivré. “Sa vie, son travail nous rappellent tout d’abord qu’un autre monde est possible. Face à l’immensité de la misère dans le monde, notamment depuis quelques années les drames liés à la migration, nous pouvons ressentir un sentiment de découragement. Mais Mère Teresa nous a laissé l’héritage de cette persévérance à faire l’œuvre de Dieu, ce qui se reflète dans sa célèbre citation selon laquelle ce qu’elle fait n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan, mais que si elle n’y est pas, elle y manquera”.
  • Jean-Pierre Desthieux la revit en Suisse, trois ans plus tard, après qu’elle ait répondu favorablement à une invitation des catholiques de Lausanne. “Comme je la ramenais à Genève, elle m’expliqua que pour elle l’Évangile se résumait sur les cinq doigts de la main: ‘Vous-l’avez-fait-pour-moi'”, se souvient-il.

Concernant l’Église Traditionnelle Catholique . voici deux autres articles très intéressants :

 

 le 4.09.16  ...Rome célébration ...

>>>>>>>> Le Fig >>>>>>>>

 

VIDÉO - Marcilio Haddad Andrino s'était brusquement remis de tumeurs au cerveau en 2008 grâce aux prières répétées adressées à la religieuse. Dimanche, il a assisté à sa canonisation.

Marcilio Haddad Andrino, un catholique brésilien dont le témoignage a ouvert la voie à la canonisation de Mère Teresa, a raconté vendredi au Vatican comment il s'était brusquement remis de tumeurs au cerveau en 2008 grâce aux prières répétées adressées à la religieuse. Âgé de 43 ans, ce miraculé originaire de Rio de Janeiro, a cependant expliqué qu'il s'était senti «très reconnaissant», mais que selon lui «quelqu'un d'autre aurait pu profité de son intervention». «Si ça ne m'était pas arrivé à moi, peut-être il y aurait eu quelqu'un d'autre. Elle n'a pas distingué. Je ne me sens pas spécial» a assuré Marcilio Andrino, qui a pû assister dimanche à la cérémonie de canonisation de Mère Teresa avec sa femme Fernanda à Rome.

Lorsqu'en 2008, Marcilio Andrino a été victime d'abcès cérébraux et d'une hydrocéphalie dont les docteurs ont craint qu'il ne se remette pas, le couple a prié Mère Teresa, déjà devenue célèbre pour son travail dans les bidonvilles de Calcutta. Le malade, gravement atteint, devait subir une intervention chirurgicale visant à extraire du liquide de son cerveau quand il s'est soudainement réveillé guéri, demandant à son chirurgien «Qu'est-ce que je fais là?». Après quelques jours, les examens ont en effet révélé la disparition des abcès et son médecin lui a alors assuré que l'opération ne serait pas nécessaire. Depuis le début de la maladie, alors que Marcilio Andrino n'avait que 18 ans, le couple n'aurait eu de cesse de prier pour la bienheureuse, réussisant même à faire apposer des reliques de la religieuse albanaise sur la tête du malade.

«J'ai pu passer Noël avec ma famille et six mois plus tard j'ai pu retourner travailler sans problèmes» ajoute Marcilio Andrino, précisant que sa femme et lui ont ensuite continué de surprendre les médecins en ayant deux enfants.  ( .... le mystère du couple  .. évoluant EN-amour-comm-union ... La sainte ne serait-ce pas la femme en l'occurrence ..?...) ..Les médécins avaient évalué à 1% les chances du couple d'en avoir un. «Mère Teresa n'a pas donné la vie à une, mais à trois personnes!» conclut Marcilio Andrino dans un portrait publié par Radiovaticana .

Un premier miracle reconnu en 2002

En 2002, le Vatican avait déjà estimé que des prières à Mère Teresa avaient provoqué la guérison miraculeuse, 4 ans plus tôt, d'une Indienne de 30 ans, Monika Besra, atteinte d'un cancer de l'estomac. Ce miracle fournissait ainsi le premier des deux miracles que la doctrine de l'Eglise Catholique exige avant d'entamer un procès de sanctification.

Elle a été béatifiée le 19 octobre 2003 par le pape Jean-Paul II et proclamée sainte ce dimanche 4 septembre par le pape François, devant plus de 100.000 fidèles réunis place Saint Pierre, au Vatican. Sur la façade de la basilique Saint-Pierre, un portrait géant de Mère Teresa trônait.

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Mother Teresa | Donald J. Trump for President

>>>>>>>>>>VIDEO  clip de campagne de DT >>>>>>>>

voir aussi .... dans la même veine ... catho et à présent Black ....

Donald Trump Speaks to African American Church in Detroit 9/3/16

>>>>>>>>>>>>>>> VIDEO full speach >>>>>>>>>>>>>>>>>>