>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

En évoquant des «grandes turbulences spirituelles», François a demandé d'ajouter exceptionnellement deux prières très anciennes de l'Église catholique.

Chaque mois, l'Église catholique publie des «intentions de prière» du Pape et demande aux fidèles de participer à cette prière commune. Pour ce mois d'octobre - traditionnellement dédié, dans la spiritualité catholique, à la Vierge Marie -, le pape François a tout spécialement demandé, samedi dernier, aux fidèles du monde entier, de prier «le saint rosaire tous les jours», autrement dit la prière du chapelet, avec cette intention: «S'unir en communion et en pénitence, comme peuple de Dieu» pour «demander à la Sainte Mère de Dieu et à saint Michel archange de protéger l'Église du Diable, qui tente toujours de nous séparer de Dieu et de nous diviser entre nous.»

» LIRE AUSSI - L'Église auditionnée par le Parlement?

En évoquant les affaires de pédophilie au sein de l'Église, qualifiées samedi de «grandes turbulences spirituelles» par François, le Pape a demandé d'ajouter - fait exceptionnel - deux prières très anciennes de l'Église catholique. Le Sub tuum praesidium, qui dit notamment «Sainte Mère de Dieu, ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l'épreuve». Et une prière à saint Michel archange, composée par le pape Léon XIII (1878-1903), qui était dite à chaque messe avant le concile Vatican II: «Saint Michel archange, défends-nous dans le combat, sois notre secours contre la malice et les embûches du démon, nous le demandons en suppliant: que Dieu lui impose Son pouvoir ; et toi, Prince de la milice céleste, par la puissance divine, repousse en enfer Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde pour la perte des âmes.»

«L'arme du Grand Accusateur»

Dans cet appel, le pape François insiste sur cette seconde prière «parce qu'elle nous protège et nous aide dans la lutte contre le Mal», et précise que «l'arme du Grand Accusateur» (l'une des dénominations du Diable, NDLR) est «d'accuser», mais «seule la prière peut le vaincre».

Il conclut: «Les mystiques russes et les grands saints de toutes les traditions conseillaient, dans les moments de grandes turbulences spirituelles, de se protéger sous le manteau de la Sainte Mère de Dieu» pour «la préserver des attaques du Malin». Mais aussi pour «la rendre plus consciente des fautes, des erreurs, des abus actuellement commis et dans le passé» et pour qu'elle «s'engage à combattre sans aucune hésitation pour que le Mal n'ait pas le dessus».

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 01/10/2018. Accédez à sa version PDF en cliquant ici