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Un jeune acteur a porté plainte après une agression "à caractère homophobe" hier soir dans le XXe arrondissement de Paris alors qu'il était avec son compagnon, a appris l'AFP de sources concordantes. "Je savais qu'un jour ça m'arriverait. Une agression homophobe violente en pleine rue. Je savais qu'un jour je devrais faire ce choix: prendre une photo et la publier ou ne pas la publier. Avec les conséquences que cela aura dans les deux cas. Je ne savais juste pas quand cela aurait lieu. C'est donc aujourd'hui", a écrit le comédien Arnaud Gagnoud sur les réseaux sociaux, ajoutant une photo de son visage tuméfié.

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A 22h15, deux hommes ont été insultés par un groupe qui leur a tenu des propos homophobes, a confirmé une source policière à l'AFP. L'un d'eux a alors porté des coups avec un casque à l'un des deux hommes qui a été blessé à l'arcade sourcilière droite, selon cette même source. Les agresseurs ont pris la fuite. "Hier soir, avec mon copain, nous sommes allés voir jouer une amie et collègue comédienne dans un petit théâtre du XXe arrondissement de Paris. Alors que nous sortions prendre l'air et attendre notre amie, nous avons eu le malheur, en discutant, de nous serrer dans les bras. Un câlin. Juste un câlin", a témoigné le comédien sur les réseau sociaux.

"Un groupe de trois jeunes, postés à une vingtaine de mètres, nous a vus", "un flot d'insultes homophobes sortait de leurs bouches. Ils exigeaient que nous quittions +leur quartier+ où +y a pas de PD ici+", ajoute-t-il. "Deux coups portés à la tête", "pour moi un traumatisme facial, avec ecchymose et oedème péri orbitaire. Sept points de sutures et plusieurs jours d'ITT", écrit-il. Le jeune homme a porté plainte.

"Vanesa Campos, personne trans tuée à Paris mi-août (...) hier, Arnaud, un jeune homme agressé à Paris avec plusieurs jours d'ITT car il embrassait son copain dans la rue. Hier également, à Paris, au Bois de Boulogne, une personne trans a été agressée et hospitalisée. Jusqu'où irons-nous ?", a réagi dans un mail adressé à l'AFP Joël Deumier, président de SOS homophobie. "En tant qu'association de soutien aux victimes de LGBTphobies, nous attendons a minima du gouvernement, du président de la République un message fort de soutien adressé aux victimes et plus généralement à la communauté LGBT+. Nous attendons une politique beaucoup plus efficace contre la haine anti-LGBT", est-il ajouté.

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Les propos homophobes de Marcel Campion provoquent un tollé

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VIDÉO - Les condamnations se multiplient après la publication d'une vidéo dans laquelle le forain entrepreneur qualifie «les pédés» de «pervers». Bruno Julliard, nommément cité, a annoncé que ces propos seraient «poursuivis en justice».

Les condamnations pleuvaient dimanche après les propos homophobes tenus par le forain Marcel Campion sur une vidéo tournée en janvier dernier et révélée par Le Journal du dimanche.

Sur ces images, on voit l'opposant d'Anne Hidalgo dire ceci à propos de Bruno Julliard, ex-numéro 2 de la capitale: «C'est lui qui commande toute la ville. Comme il était un peu de la jaquette, il a rencontré Delanoë, ils ont fait leur folie ensemble et paf, il est premier adjoint. Et avec Anne Hidalgo, il est super parce qu'en même temps il lui a amené tous les homos de la terre. C'est à dire que toute la ville maintenant est gouvernée par des homos.»

Il poursuit: «Moi, j'ai rien contre les homos, d'habitude, je dis les ‘pédés', mais on m'a dit qu'il fallait plus que je dise ça. Donc je ne dis plus les pédés, je dis les homos. J'ai rien contre eux, sauf qu'ils sont un peu pervers. Ceux qui sont là (...) Le petit Julliard, c'est un affairiste (...) Bon bref, on va arrêter de parler des pédés, euh, des homos (rires)».

 

«Pervers en affaires»

Marcel Campion s'est défendu dimanche en disant qu'il était «tout sauf un homophobe». «Si le mot ‘pédé' que j'ai dit une fois ou deux a pu déranger certaines personnes je m'en excuse, je suis d'une génération où on disait ces mots-là mais je ne suis pas homophobe», a-t-il assuré. Il a évoqué «des propos un peu sortis de leur contexte dans un mouvement de colère» après avoir «été éliminé du marché de Noël et de la grande roue par M. Julliard».

Le principal intéressé, Bruno Juliard, a dénoncé des «propos abjects». «Certaines injures, par celui qui les prononce, deviennent des décorations... Mais l'homophobie doit être combattue sans relâche, parce qu'elle opprime, stigmatise et tue chaque jour», a-t-il écrit sur Twitter. L'ancien adjoint au maire d'Anne Hidalgo a précisé que ces propos ainsi que leur auteur seraient «poursuivis en justice». Il a annoncé qu'il allait «déposer plainte». «Il ne faut pas laisser passer ça», a-t-il affirmé à l'AFP. L'association Urgence homophobie a en revanche déjà annoncé qu'elle déposera plainte lundi contre Marcel Campion.

 

Plusieurs cadres de la mairie de Paris ont également condamnés les propos. L'adjoint au budget Emmanuel Grégoire les a qualifiés de «délires paranoïaques et homophobes». Christophe Najdovski, adjoint aux Transports, a soutenu la démarche d'Urgence homophobie contre les paroles «inqualifiables et irresponsables de Marcel Campion».

 

La majorité s'est également jointe au concert des critiques. «À vomir», a dénoncé le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. «En niant avoir tenu ces propos ignobles lorsque le JDD l'interroge, M. Campion ajoute le manque de courage à l'homophobie la plus crasse», poursuit-il en référence aux dénégations de l'entrepreneur forain, qui assurait avoir qualifié Bruno Julliard de «pervers» pour dénoncer «sa perversité en affaires». Et de conclure: «Qu'il soit poursuivi et lourdement condamné. Nous ne laisserons rien passer.»