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Articles  :

 18) ....«L'Iran est en train de se séculariser à partir de ses propres racines culturelles»

  • 17) .... Alfred North Whitehead.par le Monde des Religions .... La science n’avance pas, de façon linéaire, d’un alpha vers un omega de la Connaissance, en se contentant d’accumuler, toujours plus, des savoirs sur le monde. Périodiquement, comme l’a montré le physicien et philosophe des sciences Thomas Kuhn, elle entre en crise et traverse des « révolutions scientifiques » : la science change de paradigme, c’est-à-dire que sa conception de la réalité, ses méthodes, sa logique subissent des transformations fondamentales
  • 16) .... Modes of Thought d’Alfred North Whitehead  ... Le problème de la vie est central pour entendre l’œuvre d’Alfred North Whitehead (1861-1947). Ce n’est pas par hasard que le philosophe lui-même ne parlait pas de « philosophie du procès » (expression créée par Bernard Loomer (1912-1985) dans les années 1950), mais de « philosophie de l’organisme » ou de « philosophie organique ».
  • 15) ... Les hommes face à l'IVG : "pour chaque enfant avorté, il y a un père". L’avortement peut laisser des séquelles chez la femme mais aussi chez l’homme.
  • 14) ....Conservation d’ovocytes : l’Académie de médecine prend parti................ Les membres de l’Académie de médecine mettent aussi en balance le fait que les hommes ne rencontrent pas les mêmes contraintes puisqu’une simple ordonnance leur permet de conserver leur sperme. Pourquoi eux et pas elles ?Cette décision montre aussi que le but de la science n’est plus de soigner des maladies – ou d’éliminer les malades c’est selon – mais de forcer la nature afin d’accéder aux désirs de femmes qui voyant leur horloge biologique tourner désirent la stopper par tous les moyens.
  • 13) ... Audrey Dussutour : «Le blob, cet être inclassable». L'éthologiste révèle les secrets de cet incroyable organisme unicellulaire qui pense, transmet, calcule… Et défend la recherche fondamentale.
  • 12) ... Inde: l'interdiction d'abattage de vaches contestée. Un Etat du sud de l'Inde a annoncé dimanche son intention de saisir la cour suprême pour contester l'interdiction fédérale de vente de vaches à des fins d'abattage, mesure voulue par le Premier ministre Narendra Modi.
  • 11) ... Italie : elle simule une grossesse, achète un bébé... et le rend car métis. Une Italienne de 35 ans a simulé une grossesse et acheté pour 20 000 euros le bébé qu'une jeune Roumaine venait de mettre au monde... pour le rendre trois jours plus tard parce que la fillette était métisse.
  • 10) ... Le ministre de l'Intérieur saisit la justice après des propos "ignobles et intolérables" visant Xavier Jugelé. C'est ce qu'a indiqué le cabinet de Matthias Fekl, à franceinfo, mardi, confirmant une information de "L'Express".
  • 9) ... Le grand rabbin de France appelle à voter contre Marine Le Pen. « Il faut appeler tous ceux qui croient et qui espèrent en la France à voter pour Emmanuel Macron, parce que c’est lui qui porte, maintenant, cette espérance de fraternité », a déclaré aujourd’hui le grand rabbin de France, Haïm Korsia.
  • 8) .... Jean-Paul II Mémoire et identité ....limite imposé au mal ..Nation et culture ... La coexistence du bien et du mal ... Nation et culture ...
  • 7) .... Pope Francis’ teaching on marriage is not ‘in the Spirit of Christ’: scholar    ...... Pope Francis’ teachings on marriage do not “breathe the Spirit of Christ” since they offer an “accommodation to human weakness,”
  • 6 ) .... Michael TOMASELLO "Seul l'homme a la capacité de partager son attention" ...il s'agit d'un article paru dans philosophie MAGAZINE  N° 105 décembre 2016: janvier 2017 ayant comme sujet " Suis-je l'auteur de ma vie"
  • 5) ...  Quand l'accouchement se vit dans la violence. Humiliations, gestes brutaux et actes médicaux imposés: de plus en plus de femmes prennent la parole pour dénoncer les «violences» vécues pendant leur accouchement. Si leurs témoignages sont terrifiants, ce phénomène reste toutefois difficile à quantifier.
  • 4) .... de la virginité .... de la Sainte Vierge à l'hymen ....VIDEO Entretien avec Monseigneur Rudolf Michael Schmitz, vicaire général de l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre. Une vidéoformation proposée par Notre Dame de chrétienté
  • 3) .... Peut-on pratiquer la méthode Billings avec un esprit contraceptif ? .... Mais les contrevaleurs présentes dans la « mentalité contraceptive » — bien différentes de l'exercice responsable de la paternité et de la maternité, réalisé dans le respect de la pleine vérité de l'acte conjugal — sont telles qu'elles rendent précisément plus forte cette tentation, face à la conception éventuelle d'une vie non désirée."
  • 2. ... Mike Pence. Traduction de l’allocution de Mike Pence à la Marche pour la Vie de Washington. Merci Karen et Charlotte, et merci à tous de la part du président Donald Trump, de ma femme Karen, et de ma fille Charlotte.
  • 1. ... Les "Blobs se parlent sans avoir besoin de cerveau". Ces cellules s'échangent des informations pour savoir où trouver à manger,  alors qu'elles n'ont pas de neurones.

HCQ

  • .... Radioscopie J Chancel Mgr Guy Marie Riobé extrait : Sexualité et amour chrétien >>>>>>>>>>>>>>
  • ..... RADIOGRAPHIE : le Tryptique des familles humaines >>>>>>>>>>>

 

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«L'Iran est en train de se séculariser à partir de ses propres racines culturelles»

http://premium.lefigaro.fr/vox/monde/2018/01/02/31002-20180102ARTFIG00156-l-iran-est-en-train-de-se-seculariser-a-partir-de-ses-propres-racines-culturelles.php

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Alfred North WHITEHEAD ... par le Monde des religions

À rebours de l’histoire scientifique héritée des siècles précédents, ce mathématicien anglais a développé dans les années 1930 une philosophie de la nature dans laquelle le monde est toujours en mouvement.

Une pensée féconde
En 1924, Whitehead a 63 ans lorsqu’il intègre Harvard, où il enseignera la philosophie jusqu’en 1937. Sans abandonner la démarche scientifique la plus rigoureuse, il entreprend de fonder une nouvelle conception du monde, qu’il développe notamment dans Science and the Modern World (1925), Religion in the Making (1926), The Function of Reason (1929), Adventures of Ideas (1933) et, surtout, dans Process and Reality (1929).
La pensée whiteheadienne se présente comme une philosophie de la nature, une cosmologie organique qui se propose d’englober l’humain dans le procès même de l’univers, autrement dit dans sa dynamique de créativité et de constant renouvellement. C’est ainsi qu’elle a pu féconder des champs aussi variés que la philosophie des sciences, l’éducation, la psychologie, l’écologie ou encore la théologie. De Bergson à Deleuze, de Mohamed Iqbal à Ilya Prigogine, en passant par Jean Wahl ou Merleau-Ponty, c’est tout un continent transculturel et/ou transreligieux qui porte l’empreinte de notre métaphysicien anglais.

1 Critique de la théorie de la « bifurcation »

La science n’avance pas, de façon linéaire, d’un alpha vers un omega de la Connaissance, en se contentant d’accumuler, toujours plus, des savoirs sur le monde. Périodiquement, comme l’a montré le physicien et philosophe des sciences Thomas Kuhn, elle entre en crise et traverse des « révolutions scientifiques » : la science change de paradigme, c’est-à-dire que sa conception de la réalité, ses méthodes, sa logique subissent des transformations fondamentales.
Aux XVIe et XVIIe siècles, la science occidentale va se déployer à partir d’un paradigme parfois qualifié de « galiléen », « newtonien » et « cartésien ». Elle culminera au XIXe siècle. À bien des égards, le positivisme et le scientisme représentent à la fois le point d’arrivée et la caricature de cette histoire. À gros traits, on dira que ce paradigme propose une lecture réductionniste et mécaniste de la réalité phénoménale, disqualifiant les dimensions qualitatives que cette réalité peut avoir. Certes, ce paradigme a considérablement augmenté la masse de savoirs sur la nature, mais le prix à payer a été une mutilation : la crise écologique est largement le produit d’une folle technoscience, elle-même servante des intérêts marchands. Whitehead prend radicalement le contre-pied de cette impulsion réductionniste. C’est le sens de sa critique de la « bifurcation », terme qui désigne la division en deux de la réalité, le dualisme opposant la nature et l’esprit.
C’est dans Le Concept de nature qu’il pose le premier jalon de sa déconstruction de ce dualisme qui se trouve au cœur de la science moderne. De quoi s’agit-il au juste ? Alfred North Whitehead explique qu’avec sa philosophie de la nature, il s’élève essentiellement contre « la bifurcation de la nature en deux systèmes de réalité », l’un qui serait composé d’entités physiques, étudiées pas la science, et l’autre qui relèverait de la vie de l’esprit. On connaît sa saisissante image : « Pour la philosophie naturelle, toute chose perçue est dans la nature. Nous ne pouvons pas faire le difficile. Pour nous, la lueur rouge du crépuscule est autant une partie de la nature que les molécules ou les ondes électriques par lesquelles les hommes de science expliqueraient le phénomène. Il appartient à la philosophie naturelle d’analyser comment les éléments variés de la nature sont liés. » En plaçant les dimensions physico-quantitatives et les dimensions psycho-qualitatives sur le même terrain, celui d’un même monde, Whitehead nous invite à le penser comme unitairement constitué, organiquement soudé. Mais cette unité du monde – qui n’est pas sans rapport avec l’unus mundus du théologien Jean Scot l’Érigène et des alchimistes, ou avec l’ordre implié du physicien David Bohm – est radicalement en mouvement.

2 Philosophie du procès

Avec Alfred North Whitehead, il nous faut donc penser en termes de procès, et non plus seulement en termes d’objets, comme nous le faisons habituellement. Évidemment, le terme de « procès » n’est pas utilisé dans son sens juridique. Le procès désigne la nature intrinsèquement dynamique de ce qui constitue notre réalité, notre cosmos, ainsi que sa temporalité. Whitehead souligne qu’il y a une multitude de procès, en fonction des niveaux de cette réalité, qui vont de l’infiniment petit à l’infiniment grand, en passant par la complexité de notre for intérieur. Dans cette vision du monde, les situations que nous traversons sont d’abord des « événements », des « occasions d’expériences », des « gouttes d’expériences », et non pas des « choses », des « objets », des « substances ».
La philosophie whiteheadienne récuse la thèse selon laquelle les « choses » existeraient dans le monde indépendamment les unes des autres. En réalité, elles nouent en permanence des liens, s’associent, se dissocient également pour participer à de nou­velles unités. Alfred North Whitehead appelle « concrescence » ce processus d’unification, ce passage du multiple à l’unité. « Concrescence » provient d’un mot latin qui signifie « croître ensemble »… Chaque concrescence, chaque unification, mêle des aspects physiques et métaphysiques, des aspects quantitatifs et psychiques. Elle ne dure pas, car elle doit laisser la place, en quelque sorte, à l’émergence de nouvelles configurations unitaires. Le philosophe anglais précise que la finalité d’une concrescence est le « self-enjoyement », le plaisir d’être soi-même ou encore la « jouissance-de-soi ». C’est justement l’une des dimensions de la vie de la nature, l’une de ses fonctions, que de conduire l’humain à participer, à entrer dans ces occasions d’expérience afin d’en goûter la saveur.

3 Dieu et la théologie du procès

La révision fondamentale par Alfred North Whitehead des notions scientifiques de son temps ne pouvait pas ne pas interpeller les milieux religieux, et ce d’autant plus que, loin de la répudier, il intégrait la notion de « dieu » dans son schème de pensée, dans sa cosmologie. Même s’il n’a pas élaboré lui-même la théologie du procès – qui sera l’œuvre de ses disciples comme Charles Hartshorne –, Whitehead a laissé dans son œuvre de nombreuses indications. Premièrement, son « dieu » est moins celui de la révélation chrétienne (même s’il a un grand respect pour la religion) que celui de la théologie naturelle. Dieu est une composante interne au cosmos en mouvement. Il n’est pas la totalité du monde, mais le principe qui oriente chaque entité vers le devenir. Dieu est ce principe qui permet le passage du temps. Il entretient ainsi une relation d’intimité avec une notion centrale chez Alfred North Whitehead : l’avancée créatrice (creative advance).
S’il est vrai que la théologie du procès est largement une théologie de l’immanence divine, celle-ci n’est pas statique, mais dynamique, se manifestant comme un vecteur, une tension qui oriente. Dans le langage de notre philosophe, si Dieu est un, cette unité se donne sous deux aspects : une « nature primordiale » et une « nature conséquente ». Le père dominicain Jean-Michel Maldamé explique : « La nature primordiale de Dieu s’actualise donc au cours du procès du monde. Le monde fait partie de l’activité de Dieu ; il est inséparable de son être. Dieu accompagne le devenir des êtres et les connaît au fur et à mesure du déroulement temporel. […] Whitehead appelle nature conséquente de Dieu l’achèvement corrélatif de Dieu et du monde. Dieu est relié au monde qu’il connaît parfaitement. Il reçoit en lui tout ce qui est et le garde. Par lui, le monde ne périt pas. Il entre dans “l’éternité” de Dieu par la réalisation des possibilités qui ont été données par Dieu au commencement du procès. La mémoire de Dieu est source de ce salut. »
Potentiellement, cette philosophie religieuse peut être partie prenante de la quête de chercheurs aux ancrages spirituels et culturels divers. C’est ainsi que, aux côtés d’une théologie du procès de facture chrétienne, on a vu l’émergence de questionnements en rapport avec la culture indienne, musulmane ou japonaise. Si certains ont mis en rapport la pensée d’Alfred North Whitehead avec la doctrine bouddhiste de l’« impermanence », d’autres ont établi une proximité avec la vision musulmane et chrétienne de la « Création renouvelée ». Tout ceci atteste non seulement de l’actualité mais aussi de l’universalité du programme métaphysique whiteheadien.

Le texte

Ainsi, en concevant la fonction de vie dans une occasion d’expérience, il nous faut discriminer les données actualisées présentées par le monde antécédent, les potentialités non-actualisées qui se tiennent prêtes à provoquer leur fusion en une nouvelle unité d’expérience, et l’immédiateté de la jouissance-de-soi qui appartient à la fusion créatrice de ces données avec ces potentialités. Telle est la théorie de l’avance créatrice grâce à laquelle il appartient à l’essence de l’univers de passer au futur. C’est un non-sens de concevoir la nature comme un fait statique, même pour un instant dépourvu de durée. Il n’y a pas de nature sans transition, et il n’y a pas de transition sans durée temporelle.

Modes de pensée (Vrin, 2004, traduction de Henri Vaillant)

Le commentaire

Ce passage, qui figure dans Modes of Thought (Cambridge University Press, 1938), est extrait du texte d’une conférence prononcée en 1933 à l’Université de Chicago. Datant de la période « métaphysique » d’Alfred North Whitehead, cette conférence entendait notamment préciser sa manière de comprendre une expression comme « nature vivante ». Pour saisir le sens de la réflexion whiteheadienne telle qu’elle s’exprime dans notre extrait, il est nécessaire de mettre en évidence le point de départ de sa conférence, point de départ qui est largement celui d’un sentiment de colère à l’égard du modèle scientiste de la connaissance. En particulier, il juge assez négativement l’approche de la vie dans la nature par ce modèle. « Toute la doctrine de la vie dans la nature a souffert de cette infection positiviste, qui veut nous faire croire qu’en dehors de la routine décrite par les formules physico-chimiques, il n’y a rien d’autre dans le procès de la nature. »
Si le positivisme projette sur la nature son réductionnisme, c’est en grande partie parce que la science moderne issue des révolutions newtonienne et cartésienne est une science « dualiste ». Pour surmonter la séparation entre vie et nature, nature et esprit, Alfred North Whitehead insère la totalité des événements du monde, notamment les événements humains, dans la vie fluctuante d’un cosmos foncièrement animé par une avancée créatrice. Cette avancée n’a pas lieu seulement dans l’espace, mais aussi dans le temps, permettant ainsi le passage au futur. Mais ce passage ne suit pas une ligne strictement linéaire, car ce qui passe dans le futur est un univers composé d’une multitude d’« occasions d’expériences ». Elles sont, bien plus que les objets, la matière dynamique d’un cosmos vivant. Utilisant les concepts d’« acte » et de « puissance », Whitehead nous décrit finalement un monde fait de nou­veautés : la vie s’y appréhende entre l’avance créatrice de l’univers et la fusion inédite, sous le signe de la « jouissance-de-soi », de fragments du passé et du présent.

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Modes of Thought d’Alfred North Whitehead

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 Le problème de la vie est central pour entendre l’œuvre d’Alfred North Whitehead (1861-1947). 

Ce n’est pas par hasard que le philosophe lui-même ne parlait pas de « philosophie du procès » (expression créée par Bernard Loomer (1912-1985) dans les années 1950), mais de « philosophie de l’organisme » ou de « philosophie organique »..

Cela étant, nulle part le problème de la vie n’est traité de manière plus explicite que dans la troisième partie des Modes of Thought – intitulée « Nature and Life » –, partie qui reprend le texte de conférences données en 1933 à l’Université de Chicago.. Puisque les conférences de Chicago ont le mérite de présenter la vision de Whitehead d’une manière concise et exotérique, on reprendra ici leur structure générale. D’une part, il s’agira de comprendre l’inertie, voire l’inanition dans laquelle la nature fut plongée par la science renaissante. D’autre part, on verra comment, et pourquoi, Whitehead propose de la ranimer à la suite de la physique des champs. Cinq traits seront respectivement mis en évidence et une courte conclusion ouvrira le débat science/sens commun.

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25

On se souvient que la localisation simple déploie ses effets selon deux grands axes intr-insécistes : la substance est définissable, d’une part, indépendamment de son environnement et, d’autre part, indépendamment du temps. Selon Whitehead, une telle substance n’est qu’une découpure plus ou moins arbitraire dans la totalité du devenir physique  La science elle-même – et tout spécialement l’électromagnétisme et la mécanique quantique qui était alors naissante – nous incite, au contraire, à penser une localisation complexe, c’est-à-dire une existence dépendante de son environnement et en perpétuel devenir. Toute agitation locale ébranle la totalité de l’univers, dit Whitehead d’un air faussement naïf. Les effets lointains sont possiblement minimes, voire négligeables, mais ils existent nécessairement. Par voie de conséquence, l’idée d’une substance autarcique évoluant dans un réceptacle spatial passif a perdu toute pertinence autre que celle que l’on peut accorder à une abstraction. Elle doit céder la place à un nœud processuel, à une « société d’occasions » en commerce avec son environnement. Le concept d’espace en est profondément transformé : l’espace n’est plus qu’un tissu relationnel conséquent aux événements. Les catégories fondamentales sont maintenant activité et procès. Il n’y a plus d’activités essentiellement autonomes (self-contained), c’est-à-dire instantanées et localisables uniquement dans des régions clairement circonscrites. La notion aristotélicienne de procession des formes est remplacée par la notion de formes de procès ; il n’y a pas de Nature dans l’instant 

Dans SMW, Whitehead va jusqu’à dire que, en un certain sens, tout est toujours partout  tant il est vrai que, pour la science contemporaine, l’univers spatial est un champ de force, c’est-à-dire un tissu d’activités incessantes  Ouvrons une rapide parenthèse historique afin de contextualiser ce qui se joue ici. De toute évidence, Whitehead ose tirer les conclusions du succès, en physique, de la théorie des champs.

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Sur le fronton de la porte du bâtiment Emerson où Whitehead donnait cours (à la Faculté de philosophie de Harvard), se trouve cette inscription : « Qu’est-ce que l’homme que Tu te soucies de lui ? » (What is man that Thou art mindful of him ?, Psaumes, 8). Whitehead fit remarquer un jour à ses étudiants que cette devise devrait céder la place à « Méditez sur vos viscères ».... L’être-avec-du-corps (withness of the body), concept qui n’est présent en tant que tel que dans PR, met en effet lumineusement en relief le trinôme qui vient d’être exposé. Le lieu spéculatif qu’il anime est très simple : il s’agit, vraisemblablement à la suite de William James, de donner droit de cité au vague et à l’indifférencié – en un mot, au viscéral.


La perception sensorielle (l’extéroception) ne représente qu’une partie de notre perception mondaine. Elle est l’effet de surface d’un mode connectif plus profond qui n’est généralement actif qu’en toile de fond, inconsciemment. Or, ce qui est remarquable, c’est que l’extéroception est intrinsèquement dualisante : elle met en scène un observateur désincarné face à un monde étendu clair et distinct (cf. Descartes et Hume, qui ignorent le corps vécu et avec lui notre ancrage mondain) [ Or la perception visuelle n’est pas originaire, mais le produit d’un processus corporel complexe affiné par une longue évolution. La vue ne propose à la conscience qu’un monde stérile, instantané, statique ; le monde devient sous son emprise un spectacle, une « mosaïque de qualités étalée devant un sujet acosmique ». Mais, si seuls les animaux de haut niveau évolutif (high-grade) voient, tous les autres organismes n’en manifestent pas moins une sensibilité aux événements mondains (tactisme, chimio-tactisme) Whitehead propose donc d’interroger plutôt l’expérience immédiate que nous avons de l’incarnation. La première évidence – toujours présupposée en pratique – est unitaire ; l’individu humain est une seule chair. Ensuite vient la stricte corrélation qui existe entre les états corporels et les états mentaux : notre humeur est directement liée à nos (dys)fonctionnements physiques. Nausées, céphalées et autres pathologies interdisent de « jouir » de l’expérience. L’émotion elle-même dérive du corps  À y regarder de plus près, les différents modes perceptifs (préhensifs) exigent bien une relativisation du concept de « Nature ».


Afin de préserver la symétrie de l’argument, on insistera rapidement sur le fait que la réforme prônée par la philosophie de l’organisme n’oblitère pas les deux pôles de notre expérience – mental et physique. Elle ne fait que les engréner et les généraliser. Il y a donc un certain anthropomorphisme chez Whitehead, mais aucun anthropocentrisme. En cela, il se démarque de penseurs qui, acceptant de partir de leur expérience personnelle, lui confèrent un statut hégémonique. L’ontologie whiteheadienne fait explicitement appel à une polarisation des « occasions d’expériences ». Si le binôme pôle mental / pôle physique procède d’une simplification assez malheureuse, elle demeure hautement significative.


La localisation simple était au cœur du mécanicisme ; la localisation complexe sera au cœur de l’organicisme. La première n’est qu’une abstraction qui a prouvé son applicabilité ; la seconde ambitionne de serrer le concret au plus près tout en améliorant l’applicabilité partielle de son aînée (sans la cautionner totalement). On se souvient que la localisation simple déploie ses effets selon deux grands axes intrinsécistes : la substance est définissable, d’une part, indépendamment de son environnement et, d’autre part, indépendamment du temps. Selon Whitehead, une telle substance n’est qu’une découpure plus ou moins arbitraire dans la totalité du devenir physique [.. La science elle-même – et tout spécialement l’électromagnétisme et la mécanique quantique qui était alors naissante – nous incite, au contraire, à penser une localisation complexe, c’est-à-dire une existence dépendante de son environnement et en perpétuel devenir. Toute agitation locale ébranle la totalité de l’univers, dit Whitehead d’un air faussement naïf. Les effets lointains sont possiblement minimes, voire négligeables, mais ils existent nécessairement. Par voie de conséquence, l’idée d’une substance autarcique évoluant dans un réceptacle spatial passif a perdu toute pertinence autre que celle que l’on peut accorder à une abstraction. Elle doit céder la place à un nœud processuel, à une « société d’occasions » en commerce avec son environnement . Le concept d’espace en est profondément transformé : l’espace n’est plus qu’un tissu relationnel conséquent aux événements. Les catégories fondamentales sont maintenant activité et procès. Il n’y a plus d’activités essentiellement autonomes (self-contained), c’est-à-dire instantanées et localisables uniquement dans des régions clairement circonscrites. La notion aristotélicienne de procession des formes est remplacée par la notion de formes de procès ; il n’y a pas de Nature dans l’instant

Dans SMW, Whitehead va jusqu’à dire que, en un certain sens, tout est toujours partout, tant il est vrai que, pour la science contemporaine, l’univers spatial est un champ de force, c’est-à-dire un tissu d’activités incessantes

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CONCLUSION

Le problème de la vie est l’enjeu même de la philosophie organique de Whitehead. Afin de résoudre les problèmes structurels de la science et de la métaphysique, le philosophe ne nous propose ni plus ni moins que la réalisation du rêve d’Hamlet : être contenu tout entier dans une coquille de noix et cependant rayonner dans l’infini de l’espace  (Nous traduisons librement : « O God, I could be bounded in a nutshell and count myself a king of infinite space, were it not that I have bad dreams » (Hamlet, Act II, Scene II).

...qui traduit librement en homocoques deviendrait : « O God, WE could be bounded in a nutshell and count ourself a king and queen of infinite space, were it not that WE have bad dreams » ..... et .... " Nier la famille, c’est nier la vie ! »

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Les hommes face à l'IVG : "pour chaque enfant avorté, il y a un père"

22 juin 2017    <<<<<<Généthique<<<<<<<<<

L’avortement peut laisser des séquelles chez la femme mais aussi chez l’homme. L’impact de l’IVG sur les hommes est bien souvent laissé de côté, car légalement, l’homme n’a pas le droit d’interférer dans la décision de sa partenaire et son avis est rarement demandé.

Charlie Conner, membre d’une organisation qui aide les personnes, hommes ou femmes, à se remettre du traumatisme post-IVG, explique que « pour chaque enfant avorté, il y a un père – et on n’a pas besoin d’être mathématicien pour comprendre qu’il y a un immense problème caché ici ». Margaret Cuthill, également membre d’une organisation qui aide les personnes après un avortement, affirme que 10% des appels viennent d’hommes. Environ 5% des hommes souffrent de traumatisme suite à l’avortement de leur partenaire, et 40% regrettent de ne pas parler à un thérapeute. D’après Charlie Conner, « c’est naturel qu’il y ait culpabilité et honte – un processus de deuil se met en place. Mais parce qu’il n’y a pas d’enterrement, la blessure ne va pas être exprimée avant plusieurs années ».

C’est ce qui est arrivé à Carl Miller, 50 ans. Plusieurs années après l’avortement de sa petite amie, le quinquagénaire explique « c’est avec le temps que j’ai réalisé  l’importance de ce qui s’était passé et de ce que j’avais perdu ». A son tour, Tony Perry, 39 ans, exprime son ressenti, une quinzaine d’années après l’IVG de sa petite amie de l’époque. « Cela m’a laissé des blessures profondes. Il y a toujours une ombre latente ». « C’est comme avoir un sac à dos, certains jours on est simplement conscient qu’il est là, mais d’autres jours, c’est comme un poids supplémentaire qui vous tire vers le bas ».

Le professeur Arthur Shostak, professeur émérite de sociologie à l’université Drexel à Philadelphie aux États-Unis, a beaucoup interrogé les hommes dont les partenaires avaient subi un avortement. Il estime qu’environ 90% d’entre eux ont trouvé que c’était l’expérience la plus angoissante de leur vie, et environ 9% ne s’en sont jamais remis. 

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 Conservation d’ovocytes : l’Académie de médecine prend parti

>>>>>>>>>>>>>Présent le 22.06.17>>>>>>>>>>>>>>>

Et encore un pas de plus dans les dérives médicales en matière de procréation. L’Académie de médecine a rendu public, lundi 19 juin, un rapport dans lequel elle s’est dite favorable à l’auto-conservation d’ovocytes sans raison médicale. Se faisant, elle tend à reconnaître comme un droit, le fait de pouvoir concevoir un enfant quel que soit son âge (même si la limite est aujourd’hui fixée à 45 ans), envers et contre tout à commencer par la nature.

Pour l’instant, la pratique est interdite en France, la congélation ou la vitrification d’ovocytes n’étant permise qu’aux femmes souffrant d’infertilité, ou atteinte d’une maladie qui pourrait les rendre stériles. Pourquoi en modifier les conditions ? La réponse demeure la même, quel que soit le sujet : suivre l’air du temps qui veut que les femmes aient des enfants plus tard, pour raisons professionnelles ou personnelles, et sont donc de plus en plus touchées par des problèmes de stérilité. Ne pouvant le faire en France, de plus en plus de femmes se rendent en Belgique, Italie ou encore en Espagne. Les membres de l’Académie de médecine mettent aussi en balance le fait que les hommes ne rencontrent pas les mêmes contraintes puisqu’une simple ordonnance leur permet de conserver leur sperme. Pourquoi eux et pas elles ?

Cette décision montre aussi que le but de la science n’est plus de soigner des maladies – ou d’éliminer les malades c’est selon – mais de forcer la nature afin d’accéder aux désirs de femmes qui voyant leur horloge biologique tourner désirent la stopper par tous les moyens. Pour l’instant l’Académie de médecine préconise de ne pas tenter de PMA au-delà de 45 ans, mais jusqu’à quand ? On verra un jour les plus de 45 ans se lever, sous peine de discrimination, pour demander d’avoir le droit aussi de procréer quand elles veulent. Où poser la limite ?

Parlons enfin du coût. L’autoconservation d’ovocytes coûterait entre 3 000 et 6 000 euros. Qui assumerait le coût ? Une Sécurité Sociale croulant déjà sous les remboursements ? Financer des vitrifications quand des soins élémentaires ne sont déjà plus financés ?

Même si l’Académie de médecine ne remplit qu’un rôle purement consultatif, on se doute que cet avis, rendu mi-juin, ne pourra qu’influencer celui du Comité national d’éthique qui doit se prononcer, à la fin du mois, sur la PMA pour toutes. En serait-ce le prélude ?

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Audrey Dussutour : «Le blob, cet être inclassable»

Marielle Court, le 24 mai 2017

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INTERVIEW - L'éthologiste révèle les secrets de cet incroyable organisme unicellulaire qui pense, transmet, calcule… Et défend la recherche fondamentale.

Rendre passionnante l'histoire du blob, un organisme peu ragoûtant, inconnu de tous et dépourvu du moindre neurone, c'est le tour de force d'Audrey Dussutour. Dans Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le blob sans jamais oser le demander (éd. Équateurs Sciences, avril 2017), cette pétillante éthologiste, chercheuse au CNRS, raconte avec bonheur les extraordinaires ressources de Physarum polycephalum et démontre sans peine l'intérêt d'une recherche fondamentale qui entrebâille les portes de l'immortalité.

LE FIGARO. - Vous avez dit «blob»?

Le blob est un être primitif qui existe depuis 500 millions à un milliard d'années

Audrey DUSSUTOUR. - C'est un être primitif qui existe depuis 500 millions à un milliard d'années. Un inclassable dont il existe des milliers d'espèces différentes, qui était là bien avant que les trois grands règnes que sont les animaux, les plantes et les champignons n'émergent. Il partage les caractéristiques de chacun des trois : il mange comme un animal, a des pigments de plantes et se reproduit comme un champignon. Cet organisme est un peu tout à la fois, unicellulaire mais avec des milliards de noyaux. On le trouve dans les forêts, où il y a des bactéries dont il se nourrit, mais comme il est timide il se cache dans le noir. Il existe des milliers d'espèces différentes.

Mais d'où vient le nom de cet être à part ?

En anglais, il est surnommé le champignon gluant («slime mold») mais en français, nous n'avions pas de nom vulgarisé, on parle des Myxomycètes. Du coup, j'ai choisi ce nom de blob en référence au film d'horreur sorti en 1960 (The Blob, «Danger planétaire» en français, NDLR.) avec Steve McQueen. Et c'est resté.

N'est-ce pas un peu audacieux de faire un livre sur un tel sujet ?

Au début, je me suis dit : personne ne va lire ça ! Mais je me suis lancée. C'était aussi l'occasion de parler de la vie de chercheur. Je savais qu'il y avait de bon retour sur les publications scientifiques mais un livre, c'était un pari.

Vous êtes spécialiste des fourmis. Comment vous êtes-vous passionnée pour le blob?

Tout le monde oublie qu'il n'y a pas de recherche appliquée sans recherche fondamentale

Ce n'est pas si différent des fourmis. Ce qui m'intéresse chez ces insectes, c'est leur intelligence collective. Elles fonctionnent comme un super organisme. Le blob, c'est un peu pareil, c'est une colonie de noyaux. Ce qui m'a fascinée au départ, c'est son étrangeté, et il n'y avait que très peu de chercheurs travaillant dessus.

«Et on vous paye pour ça ?» est sans doute la réflexion qui vous exaspère le plus…

C'est péjoratif. Déjà pour les fourmis on me disait cela, mais j'arrivais à me défendre. Avec le blob, c'est plus difficile. Or tout le monde oublie qu'il n'y a pas de recherche appliquée sans recherche fondamentale. Il est important d'être curieux sur la façon dont fonctionne le monde. Les recherches que j'ai faites montrent que le blob est capable d'apprentissage, or démontrer qu'une cellule peut apprendre est une avancée importante. Bien sûr, on me demande aussi quelles peuvent être les applications. Je réponds par l'exemple de l'ostéoporose : cette maladie a été soignée parce que des chercheurs ont travaillé sur l'immobilité des ours, conséquence de leur hibernation. Je comprends qu'en temps de crise on mette l'argent sur le cancer, mais ce n'est pas uniquement en travaillant sur le cancer que l'on trouvera un remède. C'est une recherche pauvre de n'avoir qu'une recherche thérapeutique. On perd toute une source d'inspiration.

Pourquoi ce message peine-t-il tant à passer ?

Les chercheurs portent une part de responsabilité parce qu'ils communiquent peu. Et parfois la vulgarisation, comme je l'ai fait avec ce livre, peut être mal vue dans le milieu scientifique : on est montré du doigt si on vulgarise plutôt que de chercher des financements. Toutefois, les mentalités évoluent avec les réseaux sociaux où les jeunes chercheurs présentent volontiers leurs travaux.

Mais le plus dur, dites-vous, c'est la recherche de financement…

C'est fascinant de voir qu'il existe un organisme capable de se régénérer

Elle occupe une énorme part de notre temps de travail. Avec le blob, on n'entre dans aucune case de la recherche habituelle et je me trouve en compétition avec d'autres disciplines telles que les mathématiques, la physique, la chimie… Jusqu'à présent, je n'ai obtenu de l'argent que d'une seule fondation. Cela m'a permis d'acheter du matériel, mais pas de payer des étudiants.

Si on en revient au blob, il est capable d'anticiper, de transmettre, d'apprendre avec une pauvre petite cellule…

Quand nous en avons 100.000 milliards, avec lesquelles nous faisons de la division du travail ! Il y a des cellules spécialisées dans la digestion, d'autres dans la reproduction, des cellules immunitaires… Le blob doit remplir toutes ces fonctions avec son unique cellule : manger, se reproduire, s'adapter… Face à la nourriture, trois blobs d'un genre identique adopteront des attitudes différentes, comme s'ils étaient dotés de trois personnalités. Un blob est capable de sortir d'un labyrinthe, de choisir une alimentation qui le soignera s'il attrape des champignons… Mais surtout il est en mesure d'apprendre par association, ce qui en principe est l'apanage des animaux à système nerveux car cela nécessite un échange entre cellules.

Vous dites aussi qu'il a le secret de l'immortalité.

En vieillissant, les blobs deviennent blancs. Et si on les met dans le noir sans les nourrir, ils sèchent et ressemblent à une fine croûte. L'ADN est en mode dormant et ils perdent 80 % de leurs protéines. C'est alors comme s'ils s'autonettoyaient et dès qu'on les mouille, ils repartent et sont comme neufs. On ne sait pas très bien comment cela marche. C'est fascinant de voir qu'il existe un organisme capable de se régénérer. Bien sûr, certaines bestioles peuvent vivre très longtemps, mais très peu peuvent réverser le phénomène après avoir vieilli. Imaginez les applications pour les rides ou les neurones !

 

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Inde: l'interdiction d'abattage de vaches contestée

Le 28 mai <<<<<<<<<<<<<<<LFP<<<<<<<<<

Un Etat du sud de l'Inde a annoncé dimanche son intention de saisir la cour suprême pour contester l'interdiction fédérale de vente de vaches à des fins d'abattage, mesure voulue par le Premier ministre Narendra Modi.

Depuis sa prise de pouvoir en 2014, le Premier ministre nationaliste hindou Narendra Modi a multiplié les mesures pour protéger les vaches, animal sacré pour les Hindous. Le ministère de l'Environnement a donc publié vendredi un décret fédéral interdisant à l'échelle nationale la vente et l'achat de boeuf sur les marchés, à des fins d'abattage.

» Narendra Modi au Figaro : «Je veux éradiquer la pauvreté en Inde en une génération»

"C'est inconstitutionnel et comme le gouvernement ne peut pas interdire l'abattage de vaches, il se réfugie derrière le prétexte de la souffrance animale pour appliquer son programme politique hindou de droite", a toutefois dénoncé l'opposition.

Seuls huit des 29 Etats indiens - bien que majoritairement hindous - autorisent l'abattage de vaches et la consommation du boeuf, dont le Kerala. Au moins une dizaine de personnes, majoritairement musulmanes, ont récemment été tuées par des Hindous, sur la base de rumeurs affirmant qu'ils mangeaient du boeuf, abattait des vaches ou s'exerçait à du trafic de ces animaux.

» Inde : accusé d'avoir mangé du bœuf, un musulman est battu à mort par la foule

 

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Italie : elle simule une grossesse, achète un bébé... et le rend car métis

Le 29 avril 2017 <<<<<<<<<<<<<<<<<<<RT<<<<<<<<<<<<<<<<<<

Une Italienne de 35 ans a simulé une grossesse et acheté pour 20 000 euros le bébé qu'une jeune Roumaine venait de mettre au monde... pour le rendre trois jours plus tard parce que la fillette était métisse.

Cette histoire fait les gros titres en Italie. La presse rapporte le récit d'une femme âgée de 35 ans, qui a décidé de simuler une grossesse après avoir subi deux fausses couches. Désespérée, elle a fini par trouver une jeune Roumaine consentant de lui donner son enfant contre la somme de 20 000 euros. S'étant procuré des ventres en latex sur internet, l'Italienne n'avait rien raconté à sa famille et prétendait être enceinte auprès de son entourage.

En février, les forces de l'ordre ont été alertés par un agent d'état civil de Latina, au sud de Rome, auquel les deux femmes avaient demandé par téléphone comment enregistrer un bébé né au domicile, qui ne s'étaient finalement pas présentées au rendez-vous prévu.

Lorsque les enquêteurs ont remonté le numéro de téléphone et sont venus lui demander des explications, la «fausse» mère a tout avoué. Cependant, tout ne s'est pas passé comme prévu : il s'est avéré que la Roumaine avait donné la naissance à un enfant métis. N'ayant pas trouvé comment expliquer cette couleur de peau à ses proches, la femme a décidé de le rendre à sa mère biologique, qui n'a pas non plus souhaité garder la fillette, née d'une relation sans lendemain avec un Malien. C'est d'ailleurs chez ce dernier, qui travaille comme médiateur culturel à Rome, que les policiers ont retrouvé l'enfant.

Le nouveau-né a été confié à des religieuses en vue d'une adoption, mais pourrait retourner chez son père biologique si ce dernier choisit de le reconnaître.

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Le ministre de l'Intérieur saisit la justice après des propos "ignobles et intolérables" visant Xavier Jugelé

C'est ce qu'a indiqué le cabinet de Matthias Fekl, à franceinfo, mardi, confirmant une information de "L'Express".

Le 25 avril 2017 <<<<<<<<<<<<<<<<<Francetvinfo<<<<<<<<<<<<<

Alors qu'un hommage national a été rendu à Xavier Jugelé, mardi 25 avril, le ministre de l'Intérieur a saisi la justice après des propos homophobes visant le policier qui a été tué sur les Champs-Elysées. Le cabinet de Matthias Fekl l'a indiqué à franceinfo, confirmant une information de L'Express.

"Matthias Fekl a souhaité que ces commentaires ignobles et intolérables ne restent pas impunis, raison pour laquelle il a saisi le procureur de la République de Nanterre au titre de l'article 40" du code de procédure pénale, a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

L'internaute visé dit souhaiter une victoire du FN

Cette saisine de la justice pour "apologie de crimes" et "provocation à la haine et à la violence en raison de l'orientation sexuelle" vise des commentaires postés le 22 avril sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter par un internaute, dont le pseudonyme est "Ernest Manhurin", ainsi qu'une vidéo publiée sur Youtube. Il a notamment écrit : "Bonne nouvelle, le flic assassiné hier était en fait une grosse 'jacquette'". Il a ajouté espérer une victoire de "Marine" "grâce au sacrifice d'un payday".

Ces attaques homophobes avaient préalablement fait l'objet de signalements auprès de la plate-forme Pharos (Plateforme d'Harmonisation, d'Analyse, de Recoupement et d'Orientation des Signalements). Ce dispositif permet de signaler en ligne les contenus et comportements illicites de l'internet et de déboucher, le cas échéant, sur des poursuites judiciaires.

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Le grand rabbin de France appelle à voter contre Marine Le Pen

Le 27 avril 2017 <<<<<<<<<<<<<<Hautefort<<<<<<<<<<<<<<

« Il faut appeler tous ceux qui croient et qui espèrent en la France à voter pour Emmanuel Macron, parce que c’est lui qui porte, maintenant, cette espérance de fraternité », a déclaré aujourd’hui le grand rabbin de France, Haïm Korsia.

Pour le chef religieux de la première communauté juive d’Europe, ce que l’extrême droite et sa candidate Marine Le Pen représentent, « c’est une France réduite aux acquêts ».

« Or, dès qu’il y a une politique du rejet de quelqu’un, quel que soit ce quelqu’un, ce n’est plus la France », estime-t-il.

Selon le grand rabbin Korsia, « il faut qu’on défende ce concept de fraternité qu’on a pu voir réémerger dans la marche du 11 janvier 2015 (après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, NDLR) : il faut maintenant que ce principe de fraternité soit vivant dans les urnes ».

« L’immuable de la France c’est l’accueil, l’ouverture au monde. La France, en hébreu, se dit “tsarfat”, ce qui veut dire “creuset”. Peut-on imaginer un creuset dans lequel on ne veut pas certains métaux ? Dans le creuset qu’est la France, on met tous les métaux, les personnalités, les origines, les espérances qui l’ont composée », fait valoir le responsable juif.

Lire la suite de l’article sur lefigaro.fr

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Jean-Paul II MEMOIRE ET IDENTITE ....
Conversations au passage entre deux millénaires
Flammarion

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EXTRAITS DE LIVRE " Mémoire et identité :

p13

Mysterium iniquitatis
La coexistence du bien et du mal


Suite à la chute des deux puissants systèmes totalitaires, le nazisme en Allemagne et/le « socialisme réel »    
en Union soviétique, qui ont pesé sur tout le XXe siècle et qui ont été responsables d'innombrables crimes, il semble que soit arrivé le temps d'une réflexion sur leur genèse et sur leurs effets, en particulier sur la signification des idéologies quils ont introduites dans l'histoire de l'humanité. Quel est, Très Saint Père, le sens de cette grande « éruption » du mal ?


Le xxe siècle a été, pour ainsi dire, le « théâtre » dans lequel sont entrés en scène des processus historiques déterminés et idéologiques, qui sont allés dans le sens d'une grande « éruption » du mal, mais cela a été aussi le cadre de leur dépassement. Est-il donc juste de considérer l'Europe seulement dans la perspective du mal qui s'est manifesté dans son histoire récente ? Cette approche n'est-elle pas unilatérale ? L'histoire moderne de l'Europe, marquée — spécialement en Occident — par l'influence des Lumières, a aussi produit de nombreux fruits positifs. En cela se reflète la nature du mal, comme l'entend saint Thomas, à la suite de saint Augustin. Le mal est toujours l'absence d'un bien quelconque, qui devrait être présent dans un être déterminé ; il est une privation. Mais il n'est jamais une absence totale de bien. La façon dont le mal s'accroît et se développe sur le terrain sain du bien constitue un mystère. Cette part du bien que le mal n'a pas réussi à détruire et qui se propage malgré le mal, c'est aussi un mystère, et de plus l'un et l'autre avancent sur le même terrain. Le rappel de la parabole évangélique du bon grain et de l'ivraie (cf. Matthieu 13, 24-30) vient immédiatement à l'esprit. Lorsque les serviteurs demandent au maître : « Alors veux-tu donc que nous allions l'enlever [l'ivraie] ? », ce dernier répond d'une manière particulièrement significative : « Non, de peur qu'en enlevant l'ivraie, vour n'arrachiez le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : "Enlevez d'abord l'ivraie et liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier."  Dans ce cas, la référence à la moisson renvoie au temps ultime dei l'histoire, au temps eschatologique.
Cette parabole peut être comprise comme clé de lecture de toute l'histoire de l'homme. Dans les diverses époques et avec des significations variées, le « blé » croît avec l'« ivraie », et l'« ivraie » avec le « blé ». L'histoire de l'humanité est le théâtre de la coexistence du bien et du mal. Cela veut dire que, si le mal existe à côté du bien, le bien persévère donc à côté du mal et croît, pour ainsi dire, sur le même terrain, qui est la nature humaine. Cette dernière, en effet, n'a pas été détruite, elle n'est pas dev complètement mauvaise, malgré le péché des origines. La nature la conservé sa propre capacité de bien, comme le montrent les faits qui se sont cédé aux différentes époques de l'histoire.

 p16

Idélogies du mal  - ( ..hcq ...ou ...Le mal des idéologies  ? )

Comment donc les idéologies du mal sont-elles nées ? Quelles sont les racines du nazisme et du communisme ? Comment est-on parvenu à leur chute ?
Les interrogations proposées ont une profonde signification philosophique et théologique. Il convient de reconstruire la « philosophie du mal » dans sa dimension européenne, et pas seulement européenne. Cette reconstruction nous conduit au-delà des idéologies. Elle nous pousse à nous diriger vers le monde de la foi. Il est nécessaire d'affronter le mystère de Dieu et de la création, et en particulier le mystère de l'homme. Ce sont les mystères que j'ai cherché à développer au cours des premières années
 de mon ministère comme successeur de Pierre par les encycliques Redemptor hominis, Dives in miseri-cordia et Dominum et vivificantem . Ce triptyque reflète en réalité le mystère trinitaire de Dieu ( ... de la vie .?...).

...

C'est précisement au cours des dernières de la vie mortelle du Christ qu'il y a eu la révélation peut-être la plus complète sur l'Esprit Saint. Parmi les paroles prononcées par Jésus en cette circonstance, on rencontre une affirmation très significative concernant cette question. Jésus affirme que l'Esprit Saint « dénoncera l'erreur du monde sur le péché » (Jean 16, 8). J'ai cherché à pénétrer ces paroles et cela m'a renvoyé aux premières pages du livre de la Genèse, aux événements qui ont pour nom le « péché originel ». Saint Augustin, avec son extraordinaire perspicacité, a caractérisé la nature de ce péché dans la formule suivante : amor sui usque ad contemptum Dei 3. C'est précisément l'amor sui qui a poussé nos premiers parents dans la rébellion initiale et a aussi déterminé la diffusion ultérieure du péché dans toute l'histoire de l'homme. C'est à cela que se  référent les paroles du livre de la Genèse : « Vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal » (Genèse 3, 5), c'est-à-dire que c'est vous-mêmes qui déciderez de ce qui est bien et de ce qui est mal.    Cette dimension originale du péché né pouvait trouver une contrepartie appropriée que dans l'expression correspondante : « amor Dei usque ad contemptum sui » (« L'amour de Dieu jusqu'au mépris de soi »). Nous entrons ainsi en relation avec le mystère de la rédemption de l'homme, et, pour cette approche, c'est l'Esprit Saint qui nous guide. C'est Lui qui nous permet de pénétrer dans la profondeur du mystère de la croix, mysterium crucis, et de nous pencher en même temps sur l'abîme du mal, dont l'homme est à la fois l'artisan et la victime, comme on le voit dès les origines de son histoire.

 

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Pope Francis’ teaching on marriage is not ‘in the Spirit of Christ’: scholar

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May 1, 2017 (LifeSiteNews) -- Pope Francis’ teachings on marriage do not “breathe the Spirit of Christ” since they offer an “accommodation to human weakness,” said one of the world's top Catholic experts on the Church Fathers in an exclusive interview with LifeSiteNews. 

Dr. Anna M. Silvas, a professor at the University of New England, said there has been a “fierce war” going on within the Church over the nature of marriage. On one side is the teaching of the Church on the matter as developed by the Fathers of the early Church. On the other side are those who seek to undermine and change that teaching. 

“There's a fierce war that's been going on on this issue for some decades. And currently, Pope Francis thinks he's winning. But he's not doing things in the Spirit of Christ. Whatever it is, it does not breathe the Spirit of Christ,” she said. 

Silvas said that Catholics seeking to be faithful to the Church must “cleave” to Christ more than ever.  

“And we have to center on Him absolutely. Popes come and go, but Jesus Christ is the real Lord and Master, and the Bridegroom of the Church, absolutely. The same yesterday, today and forever. Getting a good, strict purchase on that will be the one remedy, at least in our own pained situations, individually, that we can look for,” she said. 

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Anna Silvas (L) and LSN reporter Jeanne Smits in Rome.

The interview was conducted in Rome last week while Silvas was attending an international conference titled “Bringing Clarity One Year after Amoris Laetitia.” The conference examined the problems that have arisen in the Church after Francis’ publication of his exhortation.

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LifeSiteNews: Anna Silvas, your talk gave the impression that you think that everything that is happening is intentional. How can we as Catholics live with a Pope who is doing intentionally bad things?

I did try to not disguise the stark conundrum we find ourselves in, and I don't quite know what the solutions are. The Lord is obviously allowing this to happen for some very good purpose. I think it's the culmination of decades of malaise in the Church. How on earth is the Lord going to purify the Church of this crisis, I don't know. 

But the fact is that the current Pope of Rome is a serious paradox. I don't think, for example, “synodality” or “conciliarism” is any sort of solution to balance the papacy. I do think the papacy itself probably needs to be looked at, but how on earth the Lord will allow this to happen… 

There have been other times in the Church when the vast majority of bishops went the way of heresy, or soft-pedaling heresy as in the Arian crisis. The Lord has handled that. Pope Francis is moving, bit by bit with his choices of cardinals, to get his sort there in the Vatican so that he can retire. He thinks this is the way he can achieve his agenda. 

All of that actually makes me glad in a way, because it's obvious that it’s so very much not of the Spirit of God. It's so very much not of the Spirit of Christ. It's paradoxical, but I think it's clear that the Lord Himself is going to bring about something different. 

LifeSiteNews: That was the gist of your talk: Christ will not abandon His Church.

He will not. And we have to center on Him absolutely. Popes come and go, but Jesus Christ is the real Lord and Master, and the Bridegroom of the Church, absolutely. The same yesterday, today and forever. Getting a good, strict purchase on that will be the one remedy, at least in our own pained situations, individually, that we can look for. 

I'm not one of the minimizers of the deep distress of the Church, but it is so varied, in so many different ways. This moral, sacramental crisis is just like a widespread corruption – the cult of modernity. You can think of your own descriptions. We're all thinking and have been thinking for years to try and understand what has brought society, in general, and our Church, in particular, to this point. But how we'll get out of this hole, I don't know, except by definitely cleaving to Our Lord Jesus Christ, with faith.

LifeSiteNews: In the Oriental orthodox Churches, there is the “oikonomia,” as you remarked, of remarriage and communion. Has their theology evolved because of this or at the same time as this? Has it moved away from the true faith?

Definitely! They've abandoned the Greek Fathers! They have abandoned the original tradition of the Fathers of the Church – I refer to their breech with Holy Tradition. In the 3rd century, there were people like Athanagoras of Athens. The early tradition of the Church was you did not marry a second time after the death of your first spouse. They've traveled a fair distance since the time of Justinian. 

It took about 500 years, I'd say, when Rome and civil law began to infiltrate into the practice of the Church and a bad example began to be set for “dynastic reasons,” of course, by the emperors and empresses. And then it filters down … It takes some centuries. You get some saints, like saint Theodore the Studite, who fought a rearguard action against this devolution in the Church of Constantinople, but they very definitely abandoned the Greek Fathers. You can still find some very powerful statements from Saint John Chrysostom or Gregory the Theologian, but it’s a fair-seeming theology, beguiling language that actually cloaks a serious abandonment of the Tradition.

People like Kasper and Häring are listening to all this, and they haven't actually done the work on the early Fathers. They're listening to their line, and thinking of course the Russian Orthodox Church must know about the Fathers of the Church. Actually, this is one of the most significant areas where the Catholic Church maintained the Tradition and the Eastern Orthodox didn't.

LifeSiteNews: Has the notion of sin been changed by this breaking away from tradition in the Russian Orthodox Church?

No, I think they just suspend judgment, mostly. Marriages break down, they don't investigate whether it was valid or not, it's just a sort of accommodation to human weakness, and they call it kindness. Which is more or less what we're hearing from Pope Francis, it's exactly the sort of thing.

Of course, all this has decades of back history in the recent history of the Catholic Church. Kasper fought this one out with the head of the Congregation for the Doctrine of the Faith in 1993 – who happened to be Ratzinger. All of this was going on for some years and we're supposed to pretend that none of it happened. 

There's a fierce war that's been going on on this issue for some decades. And currently, Pope Francis thinks he's winning. But he's not doing things in the Spirit of Christ. Whatever it is, it does not breathe the Spirit of Christ, so I think the Lord will paint something else.

I'll finish with this; I read this wonderful little saying from a Russian saint, a monk, the Elder Paisos. He said something like this: “The things I see going on around me would drive me insane if I did not remember that the Lord will have the last word.”

Related: 

Lay Catholics warn of ‘great confusion’ in Church at Rome conference 

Must-Reads

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Michael TOMASELLO  "Seul l'homme a la capacité de partager son attention" ou " NOUS PARLONS DONC NOUS COOPERONS"

il s'agit d'un article paru dans philosophie MAGAZINE  N° 105 décembre 2016: janvier 2017 ayant comme sujet " Suis-je l'auteur de ma vie"

 

 

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Quand l'accouchement se vit dans la violence

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de la virginité  .... de la Sainte Vierge à l'hymen ....

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VIDEO Entretien avec Monseigneur Rudolf Michael Schmitz, vicaire général de l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre. Une vidéoformation proposée par Notre Dame de chrétienté 

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Peut-on pratiquer la méthode Billings avec un esprit contraceptif ?

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Réponse de Gabrielle et Bertrand Vialla :

Confidences_ombre_petit"Nous avons la conviction profonde qu’au lieu de mettre l’accent sur le risque d’une utilisation à visée contraceptive des méthodes naturelles, il convient de lutter contre des présentations des méthodes naturelles faites dans un esprit contraceptif. Esprit contraceptif et méthodes naturelles, cela se trouve. Mais l’esprit contraceptif se trouve davantage dans certains discours de présentation de ces méthodes que dans leur utilisation concrète.

L’utilisation des méthodes naturelles est pédagogique : elle fait entrer dans un art de vivre qui ouvre le cœur à la contemplation et au don de soi. Bien sûr, on peut y résister parce qu’on est attaché à cet esprit contraceptif, le plus souvent on aura alors tendance à tricher, à ne pas vouloir une vraie continence périodique, ou bien on abandonnera face à la difficulté. On peut aller plus loin : plus une méthode naturelle permet à la femme de se connaître et au mari de s’impliquer dans l’interprétation des observations et la responsabilité commune, plus la méthode naturelle sera pédagogique. Donc, à la question : «Peut-on pratiquer Billings avec un esprit contraceptif ? » j’ai envie de répondre « Oui, c’est souvent possible au départ... c’est bien rare à la fin ! »

En revanche, la prégnance de l’esprit contraceptif dans la présentation des méthodes naturelles est malheureusement fréquente! Au Centre Billings France, nous luttons pour ne pas utiliser des termes de vocabulaire analogues aux méthodes contraceptives : «éviter une grossesse », « risque », « échec », « erreur »... Il faut encourager les personnes qui ont un véritable amour de l’enfant à naître, qui ont une certaine liberté intérieure face aux représentations contraceptives, à s’engager dans la promotion des méthodes naturelles avec lucidité et ténacité. Je vous propose ce petit résumé : «Ne faites pas fuir les apôtres, en assimilant le moyen à l’esprit contraceptif, qui en fait doit être combattu par ce moyen ! » Les moniteurs ont à être à la hauteur de la tâche qui leur est confiée, capables d’enseigner, de montrer l’exemple, avec un amour inconditionnel de l’enfant à naître, avec délicatesse et fermeté, pour montrer le chemin d’une juste Régulation naturelle des naissances."

Dans Evangelium Vitæ (1995), Jean-Paul II écritvait :

"Il est fréquemment affirmé que la contraception, rendue sûre et accessible à tous, est le remède le plus efficace contre l'avortement. On accuse aussi l'Église catholique de favoriser de fait l'avortement parce qu'elle continue obstinément à enseigner l'illicéité morale de la contraception. A bien la considérer, l'objection se révèle en réalité spécieuse. Il peut se faire, en effet, que beaucoup de ceux qui recourent aux moyens contraceptifs le fassent aussi dans l'intention d'éviter ultérieurement la tentation de l'avortement. Mais les contrevaleurs présentes dans la « mentalité contraceptive » — bien différentes de l'exercice responsable de la paternité et de la maternité, réalisé dans le respect de la pleine vérité de l'acte conjugal — sont telles qu'elles rendent précisément plus forte cette tentation, face à la conception éventuelle d'une vie non désirée."

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Yves Daoudal samedi 28 janvier 2017 <<<<<<<<<<<<<<<YvesDaoudal<<<<<<<<<<<<<<<<<

Mike Pence

Traduction de l’allocution de Mike Pence à la Marche pour la Vie de Washington.

 

Merci Karen et Charlotte, et merci à tous de la part du président Donald Trump, de ma femme Karen, et de ma fille Charlotte.

Je vous souhaite à vous tous la bienvenue à Washington DC pour la 44e Marche annuelle pour la vie. C'est un bon jour. C'est le meilleur jour que j'ai jamais vu pour la Marche pour la vie, à bien des égards.

Je suis profondément ému de me présenter devant vous aujourd'hui. Je suis profondément ému d'être le premier vice-président des États-Unis à avoir le privilège d'assister à cet événement historique.

Il y a plus de 240 ans, nos fondateurs ont écrit des mots qui ont eu un écho à travers les âges.

Ils ont déclaré que ces vérités sont des évidences que nous sommes tous dotés par notre Créateur de certains droits inaliénables, et que parmi eux se trouvent la vie, la liberté et la poursuite du bonheur.

Il y a 44 ans, notre Cour suprême a tourné le dos au premier de ces idéaux intemporels.

Mais aujourd'hui, en trois générations, grâce à vous tous, et aux milliers de personnes qui sont avec nous dans des marches comme celle-ci dans toute la nation, la vie est à nouveau gagnante en Amérique.

Cela est évident dans l'élection de majorités pro-vie, et au Congrès des États-Unis d'Amérique. Mais c'est plus qu’évident dans l'élection historique d'un président qui représente une Amérique plus forte, une Amérique plus prospère, un président qui, je le dis avec fierté, défend le droit à la vie - le président Donald Trump .

Le président Trump m'a demandé d’être avec vous aujourd'hui. Il m'a demandé de vous remercier pour votre soutien, votre engagement pour la vie, et pour votre compassion pour les femmes et les enfants d'Amérique.

Il y a une semaine, aujourd'hui, sur les marches du Capitole, nous avons assisté à l’investiture du 45e président des États-Unis. Je peux vous dire d'emblée que notre président est un homme aux larges épaules avec un grand cœur. Sa vision, son énergie, son optimisme sont illimités et je sais qu'il va rendre sa grandeur à l'Amérique.

Dès son premier jour de fonction il a tenu ses promesses au peuple américain.

J'aime dire que là-bas au 1600 Pennsylvanie Ave. [adresse de la Maison Blanche], nous sommes dans une entreprise de tenue des promesses.

C'est pourquoi lundi, le président Trump a rétabli la politique de Mexico pour empêcher l'aide à l’étranger de financer des organisations qui font la promotion ou qui pratiquent des avortements dans le monde.

C'est pourquoi ce gouvernement travaillera avec le Congrès pour mettre fin au financement par les contribuables de l'avortement et des fournisseurs d'avortement, et nous allons consacrer ces ressources aux services de santé pour les femmes à travers l'Amérique.

Et c'est pourquoi la semaine prochaine, le président Donald Trump annoncera la nomination à la Cour suprême d’un juge qui soutiendra les libertés données par Dieu et consacrées dans notre Constitution, dans la tradition de feu le grand juge Antonin Scalia.

Vous voyez, la vie gagne en Amérique. Et aujourd'hui est une célébration de ce progrès que nous avons accompli pour cette cause. Vous savez, depuis longtemps je crois qu'une société peut être jugée par la façon dont nous prenons soin de ses membres les plus vulnérables, les personnes âgées, les infirmes, les handicapés et les enfants à naître.

Nous sommes arrivés à un moment historique dans la cause de la vie. Et nous devons vivre ce moment avec respect et compassion pour chaque Américain.

La vie est gagnante en Amérique pour de nombreuses raisons.

La vie est gagnante à travers les progrès constants de la science qui éclaire de plus en plus, chaque jour, quand commence la vie. La vie est gagnante grâce à la générosité de millions de familles adoptives qui ouvrent leurs cœurs et leurs foyers aux enfants dans le besoin. La vie est gagnante grâce à la compassion des soignants et des bénévoles dans les centres d’aide aux femmes enceintes et les organisations confessionnelles qui s’occupent des femmes dans les villes à travers ce pays.

Et la vie est gagnante à travers les conseils discrets entre mères et filles, grands-mères et petites-filles, entre amis autour des tables de cuisine, autour d’un café dans les campus universitaires. La vérité est dite. La compassion surmonte la commodité. Et l'espoir vainc le désespoir.

En un mot, la vie est gagnante en Amérique grâce à vous tous.

Je vous exhorte donc à continuer. Mais comme il est écrit: «Que votre douceur soit évidente pour tous.» Que ce mouvement soit connu pour l'amour, pas pour la colère. Que ce mouvement soit connu pour la compassion, pas pour la confrontation. Quand il s'agit de questions de cœur, il n'y a rien de plus fort que la douceur.

Je crois que nous continuerons à gagner les cœurs et les esprits de la génération montante si nos cœurs se brisent d'abord pour les jeunes mères et leurs enfants à naître et si chacun de nous faisons tout ce que nous pouvons pour les rencontrer où elles sont, avec générosité, sans jugement.

Pour guérir notre pays et rétablir une culture de la vie, nous devons continuer à être un mouvement qui embrasse tout le monde, qui s'occupe de tous et qui montre le respect de la dignité et de la valeur de chaque personne.

Sur le mur du Mémorial de Jefferson sont inscrits les mots de notre troisième président, qui nous a conseillé, il y a si longtemps, de nous rappeler que Dieu nous a donné la vie et nous a donné la liberté.

Au nom du Président des États-Unis et de ma petite famille, nous vous remercions pour votre engagement pour la vie. Nous vous remercions de votre compassion. Nous vous remercions pour votre amour pour les femmes et les enfants de l'Amérique.

Et soyez sûrs, soyez sûrs, qu’avec vous, nous ne nous lasserons pas, nous ne nous reposerons pas jusqu'à ce que nous ayons restauré une culture de la vie en Amérique pour nous-mêmes et pour notre postérité. Merci et que Dieu vous bénisse.

Et que Dieu bénisse les États-Unis d'Amérique.

 

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Les «blobs» se parlent sans avoir besoin de cerveau

Par Marc Cherki
Mis à jour le 26/12/2016  >>>>>>>>>Le Fig >>>>>>>>>>>>

Ces cellules s'échangent des informations pour savoir où trouver à manger,  alors qu'elles n'ont pas de neurones.

Il n'a pas de cerveau et il s'agit d'un être unicellulaire primitif, apparu sur Terre il y a entre 1 milliard et 500 millions d'années! Pourtant, le Physarum polycephalum est non seulement capable d'apprendre, ce qui avait été démontré en avril dernier, mais aussi de transmettre cet apprentissage à ses congénères. Telle est la démonstration étonnante conduite par des chercheurs du CNRS de l'université Paul-Sabatier à Toulouse, publiée le 21 décembre dans Proceedings of the Royal Society B.

Le Physarum polycephalum est presque immortel

Certes, cette espèce primitive est très particulière: le Physarum polycephalum est presque immortel, il peut se régénérer s'il est coupé en morceaux et doubler de taille en 24 heures, pour atteindre, au plus, dans les sous-bois, jusqu'à 10 m2 avec une seule cellule (qui contient de nombreux noyaux). Il peut aussi prendre beaucoup de couleurs différentes selon son espèce (blanche, jaune, rouge, mauve, etc.) et son environnement. Autre grande propriété, il peut se déplacer: dans un laboratoire, sa taille est de l'ordre du centimètre carré, et il se déplace assez vite, à… 1 cm/h.

Mariage de cellules

Pour prouver la véracité de cette transmission d'information d'une cellule à l'autre, aussi appelée «habituation» par les scientifiques, les chercheurs ont procédé à des rapprochements ou des mariages cellulaires. D'un côté, des cellules, dites «naïves», non expérimentées ; de l'autre côté, celles qui ont déjà réalisé un parcours de recherche de nourriture (des flocons d'avoine) en ayant à franchir un pont de sel jouant le rôle de repoussoir (inhibiteur). En mettant en contact pendant au moins trois heures ces deux cellules, la naïve et l'expérimentée, il va se former une sorte de veine à leur jonction. C'est apparemment comme cela que se transmet l'information du bon chemin.

Ce surnom vient du titre original d'un film d'horreur de la fin des années 1950, où Steve McQueen luttait contre un extraterrestre ce se présentant comme l'être cellulaire primitif

 

 

Cette transmission de l'information est constatée même avec deux cellules qui n'ont pas appris le chemin pour se déplacer vers leur nourriture au-dessus d'un pont en sel, à condition qu'elles soient mises en contact avec une qui a appris que le sel n'est pas un poison pour elle. Et cela fonctionne même avec trois et quatre cellules naïves mises en contact avec une «éduquée». Chaque expérience a été «répétée 60 fois, d'où le nombre très élevé de tests (4 380 au total), pour être tout à fait certains du résultat», précise Audrey Dussutour, chargée de recherche au CNRS, à Toulouse, et coauteur de l'étude.

«Intelligence collective»

L'aspect de cet organisme unicellulaire, «énorme» à l'échelle des cellules «normales», rappelle un champignon gluant et lui vaut son petit nom de «myxomycète», qui, en fait, est «un peu un champignon, un peu une plante et un peu un animal», précise Audrey Dussutour, qui l'a baptisé «blob». Ce surnom vient du titre original d'un film d'horreur de la fin des années 1950, où Steve McQueen luttait contre un extraterrestre vorace se présentant comme l'être cellulaire primitif, mais sans limite dans sa croissance. Dans la banlieue de Dallas, en mai 1973, un Physarum polycephalum jaune a même été pris pour un extraterrestre, car il avait doublé de taille en une nuit!

Ce qui est sûr, c'est que le «blob éduqué» transmet l'information en échangeant du matériel ou un organite

Ce qui est sûr, c'est que le « blob éduqué » transmet l'information en échangeant du matériel ou un organite avec un « blob naïf »

avec un «blob naïf». Mais «nous ne savons pas comment s'effectue cette transmission: au moyen de protéines, d'ARN messagers (qui transmettent l'information dans une cellule, NDLR), de mitochondries (sa «centrale à énergie»), d'une modification des réseaux d'actine ou d'autres éléments. Ce sera l'une de nos prochaines études», complète la chercheuse.

Ainsi, les scientifiques tenteront de tester les limites des performances des «blobs»: comme ramper sur du sel, de la caféine ou de la quinine. Montrant le nombre de caractères acquis transmissibles. Tous les croisements possibles seront effectués afin de déterminer s'il y a une sorte d'«intelligence collective» chez ce champignon gluant. Enfin, ces travaux pourraient aider à tester l'«apprentissage» chez d'autres espèces unicellulaires dépourvues de cerveau, tels des bactéries ou des virus…

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 26/12/2016. Accédez à sa version PDF en cliquant ici