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LE SCAN POLITIQUE - Alors qu'une quatrième journée de mobilisation se prépare, le chef de l'État a demandé à l'opposition de «lancer un appel au calme» mercredi lors du conseil des ministres. Une demande relayée par Edouard Philippe pendant son discours à l'Assemblée.

Éviter un nouveau samedi noir. Malgré les annonces du premier ministre mardi dans une logique d'apaisement, les «gilets jaunes» se préparent sur les réseaux sociaux à un quatrième samedi de mobilisation. Après les terribles images du 1er décembre, l'exécutif met tout en œuvre pour empêcher de nouvelles scènes de violences. Mercredi, lors du conseil des ministres, Emmanuel Macron en a appelé à la «responsabilité» de l'opposition. «Le président a demandé aux forces politiques, aux forces syndicales, au patronat de lancer un appel clair et explicite au calme et au respect du cadre républicain», a rapporté le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, à l'issue du conseil.

«Silence coupable»

«Le moment que nous vivons n'est plus à l'opposition politique mais à la République», a indiqué Emmanuel Macron, estimant que «certains aujourd'hui ne poursuivent qu'un seul et même objectif: attaquer la République». Selon Benjamin Griveaux, le chef de l'État en a aussi profité pour dénoncer «le silence coupable et l'opportunisme de ceux qui se livrent à ces comportements», sans pour autant citer un ou une responsable politique. «Ceux qui font preuve de cynisme, d'opportunisme se dévoilent jour après jour sur les plateaux de télévision et à vos micros. Il est donc inutile de les nommer. Ils se reconnaîtront», a simplement affirmé le porte-parole du gouvernement.

Lors de son discours à l'Assemblée nationale mercredi après-midi, Edouard Philippe a à son tour averti: «Tous les acteurs du débat public responsables politiques, syndicaux, éditorialistes, citoyens seront comptables de leurs déclarations dans les jours qui viennent». Un appel à «la responsabilité» qui a provoqué de longues huées de l'opposition, empêchant le premier ministre de poursuivre son discours pendant de longues secondes.

Sur Facebook, plusieurs pages «événement», qui annoncent des mobilisations à Paris ou en région, rassemblent déjà plusieurs dizaines de milliers de personnes. Certaines d'entre elles n'hésitent pas à prôner la violence. Dans un souci de précaution, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a invité mardi les «gilets jaunes raisonnables à ne pas se rassembler à Paris samedi prochain».