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Elon Musk annonce qu'il veut retirer Tesla de la Bourse

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VIDÉO - L'annonce de l'emblématique fondateur de Tesla sur Twitter a mis la pagaille à Wall Street, provoquant une brève suspension de l'action, avant de s'envoler de 11% à la clôture.

En quelques tweets écrits à partir de 16H48 GMT, Elon Musk a semé le trouble en indiquant qu'il envisageait de retirer Tesla de la cote mais qu'il en restera le PDG. Il a aussi assuré qu'il avait le financement nécessaire à l'opération.

L'information a provoqué la suspension de l'action du constructeur de véhicules électriques à Wall Street alors qu'elle s'envolait de plus de 7%. Elle a repris la cotation un quart d'heure avant la clôture et a terminé sur un bond de près de 11%.

Peu avant la clôture de la Bourse, Tesla a finalement confirmé qu'Elon Musk voulait bien retirer le constructeur de la cote mais a précisé dans un post de blog que la décision finale sera prise au terme d'un vote des actionnaires.

Cette annonce intervient au moment où se multiplient les attaques de spéculateurs, qui parient sur l'effondrement de Tesla, une stratégie financière baptisée «short selling». Ils font valoir que Tesla aura du mal à honorer le calendrier de production de la Model 3, véhicule censé le transformer en constructeur de masse.

Une opération à 71 milliards de dollars

«J'envisage de retirer Tesla de la Bourse à 420 dollars (par action). Financement assuré», affichait à la mi-séance de Wall Street le compte Twitter certifié d'Elon Musk. A ce prix, Tesla pèserait plus de 71 milliards de dollars et serait de près de 20 milliards plus cher que General Motors, le premier constructeur automobile américain. Ce serait la plus grosse opération de retrait de la cote, ce qui pose la question du financement.

Où Elon Musk trouvera-il les fonds? Utilisera-t-il le LBO (leverage buy out), un montage financier qui permettrait à un holding créé spécialement pour l'occasion de racheter Tesla en empruntant massivement de l'argent? Auquel cas il s'agirait, selon le cabinet Dealogic, de la plus grosse opération de rachat d'entreprise par LBO. Ce record est jusqu'à présent détenu par le groupe énergétique américain TXU Corp qui avait été racheté par les fonds KKR, TPG et Goldman Sachs en 2007 pour 44 milliards de dollars.

Une communication inhabituelle

Une série d'informations boursières aussi sensibles distillée par un dirigeant d'entreprise en pleine séance boursière est tout à fait inhabituelle dans un pays où la communication financière est millimétrée pour mettre les investisseurs sur un pied d'égalité.

Interrogé par l'AFP, Tesla n'a pas répondu sur ce point particulier. En 2013, le groupe automobile, qui produit aussi des panneaux solaires, avait encouragé les investisseurs intéressés par Tesla à suivre régulièrement le compte twitter d'Elon Musk, dont les promesses de transformation des modes de transport du futur sont derrière l'ascension boursière du groupe.

Tesla a des légions de fans, allant de l'acteur oscarisé Leonardo DiCaprio au rappeur Kanye West, et s'est démarqué en transformant la voiture en un «gadget» électronique avec des technologies très avancées. Son aide à la conduite automatique Autopilot fait l'objet d'enquêtes de régulateurs après des accidents dont certains mortels.

«Je ne vendrai pas mes titres»

«Je n'ai pas des droits de vote majoritaires actuellement mais je ne m'attends pas à ce qu'un actionnaire en ait si nous quittons la cote. Je ne vendrai pas (mes titres) quel que soit le scénario», a poursuivi Elon Musk, qui détient environ 20% du capital de Tesla. Dans un autre tweet, il a affirmé avoir le soutien des actionnaires.

Pour convaincre de potentiels investisseurs réticents, le dirigeant a évoqué la possibilité de créer un fonds spécialisé qui garantirait l'équité entre investisseurs. «Mon souhait est que tous les actionnaires actuels restent même si nous ne sommes plus une entreprise cotée. Créerais un fonds spécifique pour permettre à chacun de rester avec Tesla. Le fais déjà avec Fidelity Investment pour SpaceX», la société aérospatiale dont il est également le PDG fondateur.

Ce n'est pas la première fois qu'Elon Musk, habitué des polémiques, évoque un retrait de la cote de Tesla: il avait déjà émis cette hypothèse dans un portrait que lui consacrait le magazine RollingStone en novembre dernier.

Contrairement à une entreprise cotée en Bourse, une société évoluant hors des plateformes financières n'est pas soumise à des obligations légales contraignantes en matière de transparence comme la publication de ses résultats tous les trimestres ou la rémunération de ses dirigeants.

Pourquoi Elon Musk veut-il retirer Tesla de la cote ? - Regarder sur Figaro Live

 

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L'Hyperloop va être mis à l'essai dans un village du Limousin

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VIDÉOS - Les essais de ce train du futur auront lieu dans le village de Droux (400 habitants). Les travaux débuteront cette année, un projet de 21 millions d'euros, à ce jour financé à 100% par des investisseurs privés.

Le train subsonique, ou hyperloop, ne fait pas rêver que les milliardaires comme Elon Musk ou Richard Branson: une petite localité de l'ouest de la France s'apprête à accueillir la plus longue piste d'essai pour ce projet qui catapulterait les voyageurs à plus de 1.000 km/h. Transpod, une start-up canadienne travaillant au développement de la technologie hyperloop en Europe, doit déposer vendredi «une demande de permis de construire auprès de la préfecture de la Haute-Vienne», explique Sébastien Gendron, cofondateur et PDG de l'entreprise de Toronto, où se trouve le siège de la société.

Le secret de ce train ultrarapide: faire circuler des capsules pressurisées, ou «pod», dans des tubes à basse pression pour s'affranchir des frottements aérodynamiques et frôler le mur du son. Si Transpod a choisi le village de Droux et ses 400 habitants, à une cinquantaine de km au nord de la ville de Limoges (centre-ouest de la France), c'est parce que l'entreprise a été démarchée par un groupe d'entrepreneurs et d'élus locaux, réunis en association fin 2017 pour faire éclore «un projet innovant et capable de braquer les projecteurs du monde entier sur notre région», se réjouit Vincent Léonie.

Ce premier adjoint au maire de Limoges et président de l'association Hyperloop Limoges est un fervent défenseur de cette technologie qui veut en une décennie «faire voyager sur terre des humains et des marchandises à la vitesse de l'avion, avec la cadence du métro», aime à répéter Sébastien Gendron. Conquis également, le préfet du département, Raphaël Le Méhauté, pense que «l'État doit, dans ce dossier, être un facilitateur, car, qu'il s'agisse ou pas du transport du futur, l'hypothèse d'un centre de recherche d'une telle portée ne peut être que bénéfique pour l'image de ce territoire et le dynamisme de son université». Ce sont ses services qui doivent examiner la demande de permis de construire de la piste d'essai, un tube sur pylônes de trois km de ligne droite à édifier le long d'une ancienne voie ferrée sur un terrain mis à disposition par les autorités locales

Une première ligne commerciale à 1.000 km/h autour de 2030

Cette piste doit permettre «de tester en conditions réelles, à échelle un demi, la technologie hyperloop développée par Transpod», explique M. Gendron. Plus ou moins avancés, des projets similaires existent aux Etats-Unis, en Inde, en Arabie saoudite. Dans cette course mondiale, le Canadien fait figure d'outsider à côté des milliardaires Elon Musk et Richard Branson à la tête de Virgin Hyperloop One ou de l'Américain Dirk Ahlborn à celle d'Hyperloop TT, qui a installé un centre de recherche à Toulouse (sud-ouest de la France). Mais fort de leurs investisseurs nord-américains et italiens, Sébastien Gendron et son associé, le scientifique Ryan Janzen, disent viser «une première ligne commerciale à 1.000 km/h autour de 2030».

En attendant, Sébastien Gendron, dont l'entreprise emploie une vingtaine de personnes à ce jour, principalement au Canada, veut installer dans la commune de Droux une vingtaine de chercheurs et techniciens supplémentaires dont la tâche principale consistera à analyser les données issues des tests en conditions réelles. Les travaux débuteront cette année, un projet de 21 millions d'euros, à ce jour financé à 100% par des investisseurs privés dans le cadre d'une levée de fonds de plus de 50 millions d'euros conduite par Transpod.

La firme canadienne annonce d'ailleurs être en mesure de dévoiler à l'automne l'identité «de partenaires industriels français et internationaux de renom», une affirmation vraisemblable alors que les grands acteurs des transports ne veulent pas être mis à l'écart d'une technologie qui pourrait révolutionner le secteur. La Société nationale des chemins de fer français (SNCF) ou le géant américain General Electric (GE Ventures) ont déjà pris des tickets dans Virgin Hyperloop One. Reste que le projet ne plaît pas à tout le monde: des habitants avaient fait part de leur réticence lors d'une réunion publique le 30 juin dernier, s'inquiétant de la pollution visuelle ou sonore. Et une étude environnementale doit encore avoir lieu.

» V

 

 

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Après la Tesla Model 3, les autres projets fous d'Elon Musk

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Elon Musk, un des patrons iconiques de la Silicon Valley, veut faire de l'humanité une espèce interplanétaire.

Installer une colonie humaine sur Mars

Elon Musk, PDG et fondateur de SpaceX, un des deux prestataires privés qui dessert la Station spatiale internationale (ISS), veut aller sur Mars. En 2016, le «serial entrepreneur» a présenté son projet de colonisation de la planète rouge. Le premier vol habité devrait intervenir en 2025. Elon Musk est convaincu que la Terre ne sera bientôt plus vivable pour les hommes et que son salut passe par son installation sur Mars. Il veut faire de l'humanité une espèce interplanétaire. Il estime aussi que, confrontés à la «singularité», nous serons contraints d'échapper aux «machines intelligentes» en partant nous installer sur une autre planète.

- Crédits photo : 164314961/peshkova - stock.adobe.com

L'homme bientôt connecté à la machine

En juillet 2016, Elon Musk a créé une nouvelle start-up, Neuralink. Elle développe une technologie de «cordon neuronal» qui permettrait d'augmenter les capacités du cerveau humain et de communiquer avec les machines, en se passant d'interface physique. Mais pas seulement pour des raisons d'ergonomie. Elon Musk redoute que l'intelligence artificielle (IA) ne surpasse l'intelligence humaine. Et que «les machines pensantes» se retournent contre lui. Afin de garder le contrôle, Elon Musk a imaginé une fusion entre le cerveau humain et l'IA. Très inquiet, il milite pour des lois visant à réguler les IA. Au grand dam de Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, qui critique Elon Musk, et qualifie ses propos «d'irresponsables».

- Crédits photo : ELON MUSK / HANDOUT/EPA/MAXPPP

Hyperloop, un transport interurbain ultrarapide

En 2012, Elon Musk dévoile un projet révolutionnaire, baptisé Hyperloop. Il s'agit de faire voyager des passagers dans des capsules glissant dans des tubes surélevés, à des vitesses deux fois plus rapides que celles d'un avion (0,85 Mach). Elon Musk a mis à disposition de tous les plans de l'Hyperloop sur Internet. Plusieurs projets ont été lancés, et des tests grandeur nature réalisés, notamment au Nevada par la start-up américaine Hyperloop One. Dernier développement en date: la Maison-Blanche a, selon un tweet d'Elon Musk voici deux jours, donné son feu vert à la création d'une ligne de transport souterraine futuriste qui relierait Washington à New York en moins de 30 minutes.

- Crédits photo : The Boring Company

Des tunnels pour résorber les embouteillages

Empêtré dans un embouteillage à Los Angeles, Elon Musk s'énerve et cherche une solution. Creuser un tunnel pour désengorger le trafic, beaucoup y ont déjà pensé. Mais ce qui reste à l'état de concept pour le commun des mortels, Elon Musk le développe avec The Boring Company. Créée en 2016, la société prévoit de construire, sous l'actuel réseau de transport urbain des grandes villes, des tunnels dans lesquels des «nacelles à automobile » électriques circuleraient de façon automatisée, à plus de 200 km/h. Elon Musk aimerait créer une gare d'interconnexion entre les futurs trains Hyperloop et le réseau autoroutier souterrain.

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 31/07/2017. Accédez à sa version PDF en cliquant ici