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« L’Eglise catholique en Suède est une Eglise de migrants. Nombre d’entre nous proviennent d’autres pays et certains d’entre nous d’autres dénominations. En tant que chrétiens, nous sommes tous pèlerins sur le chemin du Royaume céleste de Dieu. Si nous sommes véritablement conscients de cette grâce, nous serons également en mesure d’être plus ouverts et accueillants envers ces migrants que Dieu nous a envoyés. Nous avons notre véritable patrie dans les cieux. Le Royaume de Dieu est notre véritable patrie. Ici-bas, nous sommes tous des hôtes, des pèlerins, des migrants. Nous ne nous appartenons pas. Nous avons la même vocation : être témoins de Jésus ici et maintenant. »

Propos du cardinal Anders Arborelius, évêque de Stockholm, « responsable de la section migrations de la Commission CCEE de la Pastorale sociale », à l’ouverture de la Rencontre annuelle des évêques et délégués responsables de la Pastorale des migrants des Conférences épiscopales d’Europe.

On remarquera qu’il ne parle pas de pastorale des migrants mais de pastorale des catholiques qui doivent accueillir les « migrants ». Cela dit, ça correspond au thème de la rencontre : « Un mouvement d’humanité : le flux des migrants et des nouvelles. Le dialogue et la communication pour une culture de la rencontre ». On réfléchit à comment faire pour améliorer la propagande médiatique en faveur de la tsunamigration (islamique).

Les anges des nations et leurs saints patrons sont donc au chômage, par décret de la hiérarchie catholique (une partie du moins, car on ne voit rien de tel en Pologne ou en Hongrie…).

Si Mgr Arborelius croit ainsi éloigner les catholiques des populistes, il se met le doigt dans l’œil (comme on va le voir en Suède aux prochaines élections, et comme on vient de le voir en Italie où le pape tient ce discours quasiment tous les jours).

Et s’il croit ainsi attirer de nouveaux catholiques, il se met le doigt dans l’œil plus encore, et c’est le plus grave : il y a certainement des gens qui se disent que si c’est cela la doctrine catholique il faut aller voir ailleurs.

Or ce n’est pas cela la doctrine catholique. L’Eglise a toujours prêché l’amour de la patrie. De la patrie terrestre, de la patrie charnelle. Quand le Christ dit qu’un prophète n’est pas honoré dans sa patrie, c’est bien qu’il a une patrie, qui n’est pas le ciel et qui n’est pas une fausse patrie. Le Verbe s’est incarné dans toutes les réalités charnelles. Il était de Nazareth mais il avait élu domicile à Capharnaum qui était devenu sa ville, l’évangéliste dit bien : sa ville.