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ARTICLEs

  1. .... JE CROIS EN DIEU, le Père ....
  2. ....The Victory of Factum over Genitum
  3. ... le Code et la Chair ..
  4. .... « Les  robots vont modifier la psychologie humaine »
  5.  ...Séisme au Japon : au moins 9 morts après d'énormes glissements de terrain

 

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Séisme au Japon : au moins 9 morts après d'énormes glissements de terrain

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EN IMAGES - Le tremblement de terre s'est produit dans la nuit de mercredi à jeudi dans l'île d'Hokkaido au nord du pays, deux jours à peine après un typhon dévastateur dans la région d'Osaka.

Après le typhon, le tremblement de terre. Le Japon encaisse la deuxième catastrophe naturelle majeure qui s'abat sur son territoire depuis le début de la semaine. Jeudi, un puissant séisme de magnitude 6,6 a provoqué d'énormes glissements de terrain et une coupure de courant générale. Il a fait au moins neuf morts et une trentaine de personnes sont portées disparues.

Le tremblement de terre s'est produit en pleine nuit dans l'île septentrionale de Hokkaido, à 62 km au sud-est de Sapporo, deux jours à peine après un typhon dévastateur dans la région d'Osaka, à l'ouest du pays. La terre a continué à trembler après: des dizaines de répliques ont été ressenties. Outre deux morts annoncés en début de journée, sept personnes ont été découvertes dans la localité d'Atsuma en état d'arrêt cardiaque, une expression employée avant que leur acte de décès ne soit officiellement signé.

Des vues aériennes montraient des montagnes littéralement coupées en deux par d'impressionnants éboulements, qui ont arraché tous les arbres et englouti des maisons construites en contrebas. Les pompiers hélitreuillaient une partie des habitants mais 38 personnes restaient encore portées disparues, selon la chaîne de télévision publique NHK. Au moins 167 personnes ont par ailleurs été blessées.

Le tremblement de terre et les coulées de boue ont détruit les infrastructures, comme ici à Sapporo, une ville du district de Hokkaido dans le nord du pays.">
Le tremblement de terre et les coulées de boue ont détruit les infrastructures, comme ici à Sapporo, une ville du district de Hokkaido dans le nord du pays. - Crédits photo : Hiroki Yamauchi/AP

«J'ai été réveillé un peu après 3 heures du matin par la secousse. J'ai allumé la lumière mais elle s'est éteinte juste après» à cause d'une coupure de courant, a confié à l'AFP Akira Fukui, un habitant de Sapporo. «Il y a eu une secousse soudaine, extrême. Je l'ai sentie de manière latérale très longtemps, ça s'est arrêté puis cela a recommencé à trembler. J'ai 51 ans et je n'ai jamais vécu une telle expérience avant», a raconté Kazuo Kibayashi, un responsable de la ville d'Abira, visiblement sous le choc. «J'ai cru que ma maison allait s'effondrer, tout était sens dessus dessous», a-t-il dit. «Ma fille, qui est au lycée, était terrorisée».

Black out

«Nous exhortons les habitants des zones frappées par de fortes secousses à tenir compte des informations diffusées à la télévision et à la radio et à s'entraider», a insisté le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga. Des refuges ont été ouverts dans les diverses régions touchées.

Des militaires des Forces japonaises d'autodéfense (FJA) interviennent à l'intérieur du bureau municipal d'Abira à Hokkaido, dans le nord du Japon. - Crédits photo : HANDOUT/REUTERS

Des militaires des Forces d'autodéfense sont arrivés sur place pour participer aux opérations de sauvetage: 25.000 hommes au total étaient attendus. «Nous allons faire tous nos efforts pour sauver des vies», a déclaré le Premier ministre Shinzo Abe après une réunion de crise.

Selon la compagnie Hokkaido Electric Power, 2,95 millions de foyers et autres clients ont été privés d'électricité après le séisme, en raison de l'arrêt de toutes les centrales de la région. Les installations ont commencé à redémarrer progressivement, des hydrauliques d'abord, puis thermiques ensuite, a précisé le ministre de l'Industrie, Hiroshige Seko, selon qui «il faudra au moins une semaine pour que la situation soit totalement rétablie» en dépit des diverses mesures rapidement prises.

Des secouristes transportent une victime dans une ambulance à Atsuma, une ville du district de Hokkaido affectée par des glissements de terrain.">
Des secouristes transportent une victime dans une ambulance à Atsuma, une ville du district de Hokkaido affectée par des glissements de terrain. - Crédits photo : JIJI PRESS/AFP

Le combustible de la centrale nucléaire de Tomari, qui a aussi été privée d'alimentation électrique extérieure, est refroidi grâce au courant fourni par des groupes électrogènes, selon les informations de la NHK. Les transports étaient aussi perturbés, sur les rails et dans les airs. Tous les trains sont arrêtés et l'aéroport de Sapporo Chitose a dû fermer. L'ensemble des vols pour la journée ont été annulés, soit plus de 200.

Les responsables ont mis en garde contre le risque de nouveaux tremblements de terre. «Les fortes secousses secondaires ont souvent lieu dans les 2-3 jours suivants», a précisé Toshiyuki Matsumori, chargé de la surveillance des tsunamis et tremblements de terre à l'agence météorologique. «Il y a un risque accru d'effondrement d'habitations et de glissement de terrain dans les zones qui ont connu de fortes secousses», a-t-il prévenu lors d'un point de presse.

Le Japon est situé à la jonction de quatre plaques tectoniques et subit chaque année quelque 20% des séismes les plus forts recensés sur Terre. Tout le monde garde en mémoire le terrible tremblement de terre et le tsunami du 11 mars 2011 qui ont tué plus de 18.500 personnes et provoqué la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Le séisme de ce jeudi survient alors que l'archipel se remet à peine du passage du très puissant typhon Jebi qui a tué 11 personnes dans le sud-ouest. Il a laissé dans son sillage des maisons en tout ou partie détruites, des poteaux à terre, des arbres arrachés, des toitures envolées (comme à la gare de Kyoto), des grues affaissées ou des véhicules accidentés.

Le typhon a en outre inondé et isolé l'aéroport du Kansai (Kix), situé en mer sur une île artificielle au large d'Osaka. Il doit partiellement rouvrir vendredi.

 

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 The Victory of Factum over Genitum

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by Alice von Hildebrand - June 9, 2010

Reprinted with permission.

The solemn declaration of the Credo that "Christ was engendered, not made" (genitum, non factum), is pregnant with rich philosophical insights and is an inspiration to investigate two possible ways of relating to existence: to be made or to be engendered.

God is eternal and the Creator of heaven and earth, though our current translation renders it, "He is the maker of heaven and earth." That this formulation is unsatisfactory is best proved by the fact that, whereas man can make things, he cannot and will never be able to create, in the biblical sense of the term. God alone can create. The very notion of "creation" is inconceivable without the biblical revelation; it never entered man's head. Plato's great dialogue, Timaeus, eloquently proves this fact. Aristotle struggled with the same difficulty, and the best solution that he could think of was to declare the eternity of the world. These two intellectual pillars of Western thought prior to Christ struggled in vain with a difficulty that unaided reason was incapable of solving.

A carpenter uses wood to make (factum) a table. A construction worker needs bricks, mortar, and cement, to make a house. A primitive cook opens cans to make a meal. But a great carpenter does more than just put pieces of wood together; there is a difference between making a table and making a beautiful table. The first case is a pure factum; the second implies a genitum – an artistic birth, mysteriously maturing in a mind, and then realized. A great cook will artfully combine various ingredients and "generate" a delicious dish. Creative chefs develop a sort of artistry in preparing food that gains them fame.

There is a note of inventiveness that spiritualizes a physical activity. To sew a hem is factum; to do lace work is a genitum. To set an elegant table and serve a refined meal is more than just attending to biological needs. Similarly, the primary purpose of a house is to protect its inhabitants from heat, cold, rain, and snow. But being inhabited by a human person, a house should also be a home, a place of intimacy where the great dramas of human life take place: love, birth, death, joy, suffering.

Primitive men had the task of guaranteeing man's survival in a hostile world. Man was then a Homo faber. When essential needs were provided for, a new task emerged: to feed the human soul and direct its vision higher. Artistic creations, the accomplishments of science, the writings of great thinkers were not a mere factum; they were engendered. A creative, spiritual element had blossomed and transformed a physical activity into a genitum.

Moreover, what is a genitum on one level can be a factum with respect to a higher level. To make a table is a factum, but it is a genitum with respect to cleaning toilets. To write a report on a session of Congress is a factum compared to writing a poem, but it is a genitum compared to copying a manuscript.

The lower a factum is on the ontological scale, the more will it be under the control of our will. But the more the notion of cooperation with a gift becomes predominant, the more it is a genitum. The crucial element will then be the grateful acceptance of a present received and the humble consciousness that whatever is "generated" should not be solely attributed to the merits of the beneficiary, even though his collaboration is required.

This hierarchy of factum versus genitum is a long one until we reach the summit of genitum, which radically excludes any factum: the relationship existing between the Father and the Son in the Holy Trinity. This sublime truth, which used to be honored by genuflecting in the Credo, is totally outside the modest scope of this article. Compared to it, the Incarnation – a genitum with respect to all the activities we have enumerated – is itself a factum.

Particularly illuminating is the notion of genitum versus factum in the intimate sphere. Whereas love is a typical genitum (it is not a pure act of will, but a freely given gift), the marital embrace is a factum; but the latter is clearly a genitum compared to the fulfilling of a practical task. One of the amazing things about this mysterious sphere is that husband and wife, by embracing each other, open the road to a possible conception. Whether or not this will take place is outside their power; the child is a gift. But man's negative power is totally out of proportion with man's creative power: It is easy for man to prevent conception, but he can never guarantee its success.

Conscious of the fact that the highest and most sublime things are a genitum, and that man has little or no direct control over them, modern Prometheus shows his defiance by bragging about his negative power. Today, he is reincarnated in the pride of atheistic scientists: We no longer need God.

Man cannot create in the biblical sense of the term. God alone can say, "Be," and a new being will come into existence from nothing. Modern man can now say, "Be not," and destroy the embryo and even the world. The means of mass destruction are such that this is no longer an impossibility: It is a fearful reality.

This negative power is the revenge of a defiant creature. Whether some madman will decide to destroy the universe, we do not know. But this metaphysical arrogance has struck deep roots in the reproductive domain; all the means of artificial contraception testify to man's craving for controlling his life and being less and less dependent on gifts.

Years ago, artificial insemination gained currency; the mysterious and profoundly symbolic union of husband and wife can now be replaced by a medical procedure taking place in a laboratory. The genitum has been eliminated and is replaced by a factum. A dull procedure – stripped of mystery and poetry – has eliminated a dramatic moment of human experience.

A human act is replaced by a laboratory procedure – totally impersonal, with a radical disregard for the dignity of human beings. To be conceived in a woman's womb is human. To be the product of a chemical combination in a dish is the inhuman; it is an insult to both the Creator and to the creature that might result from this scientific feat. It is like spitting in the Creator's face. Whatever advantage may ensue, the product is denied its most elementary human dignity.

Today, scientists brag that they can "make" a baby. The divine plan was a genitum; now, trampling on man's dignity, it is reduced to a factum. Which one of us would not be proud and happy to hear that we were the fruit of a great love between our father and mother? Which one of us would not be resentful if told that he was produced in a dish as a scientific experiment, whose purpose is to achieve power over matter? All men, with one single voice, should protest: We object to being products of a laboratory. We are persons.

Man's greatness as a person is best shown in his capacity to collaborate with grace, with other human beings, or with talents that have been granted to him. To place factum above genitum – to place independence over communion, control over receptivity – is to deny one's dignity as a human person.

It is high time that we become conscious of the fact that secularism wages war on a great supernatural mystery: Christ was engendered, not made. Without God's help, man cannot generate. Defiant creatures now claim victory by proclaiming the victory of factum over genitum; they claim to be in command and no longer in need help from above.

This is a warning: Unless modern man turns back to God, the horizon is dark indeed.

Alice von Hildebrand is professor emerita of philosophy at Hunter College of the City University of New York and the renowned author of many books, including The Soul of a Lion (Ignatius, 2000) and The Privilege of Being a Woman (Veritas, 2002).

 

NOTES

 

The Privilege of Being a Woman (Veritas, 2002).

Women historically have been denigrated as lower than men or viewed as privileged. Dr. Alice von Hildebrand characterizes the difference between such views as based on whether man's vision is secularistic or steeped in the supernatural. She shows that feminism's attempts to gain equality with men by imitation of men is unnatural, foolish, destructive, and self-defeating. The Blessed Mother's role in the Incarnation points to the true privilege of being a woman. Both virginity and maternity meet in Mary who exhibits the feminine gifts of purity, receptivity to God's word, and life-giving nurturance at their highest.


ABOUT THE AUTHOR


Alice von Hildebrand received a master's degree and doctorate in philosophy from Fordham University in New York. She taught at the Hunter College of the City in New York, the Catechetical Institute in Arlington, Virginia, the Thomas More College in Rome, Italy, Franciscan University in Steubenville, Ohio, and Ave Maria College in Ypsilanti, Michigan. She lectures in Canada, South America, Western Europe and the United States, and is the author of several books including Greek Culture: The Adventure of the Human Spirit, A Philosophy of Religion, By Love Refined, By Grief Refined, and Soul of a Lion. She co-authored several books with her husband, Dietrich von Hildebrand, including The Art of Living, Morality and Situation Ethics, and Graven Images.

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Je crois en Dieu (bilingue phrase par phrase)

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 ...... voir " genitum ..."ci-dessous en ligne 4 ...

 

 

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Le code et la chair

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« L’ordre et le désordre, les deux dangers qui menacent le monde », disait Valéry. Tandis que les algorithmes, invisibles et silencieux, déploient leur froide rationalité numérique, ici-bas c’est l’effervescence, libérée par l’effacement des institutions qui n’ont plus le temps de refroidir les passions.

Tout esprit et matière, le numérique manque de chair. Affichés sur les écrans, les corps sont visibles et audibles mais, pour le reste, inodores, sans saveur et intangibles. En dépit du porno en ligne, le numérique est aussi sensuel, calculateur et business oriented qu’un négociant puritain.

Pourtant, le numérique est performatif, il agit sur le monde réel et les êtres vivants qui l’habitent, leur comportement, leurs institutions, cultures et idées. Mais il agit médiologiquement, en interaction : action-réaction, le résultat peut être détonant.

À la fin était le Nombre. Dans le body-building comme dans la vie, on (se) mesure. Notez-vous les uns les autres ! Le règne de l’argent, c’est encore l’empire du chiffre où excellent désormais les ordinateurs du trading haute fréquence. La « société de l’information », c’est déjà une vieillerie, à l’âge où le calcul des datas se substitue au Verbe, où la chair est codée par l’ADN, où l’intelligence algorithmique triomphe du cerveau humain qui l’a conçue.

Et en même temps, sur la terre exténuée par nos industries, le charnel et le libidineux exultent. Le sport est partout (sauf dans les cours d’EPS) : vivre longtemps en bonne santé avec un corps parfait. Le kamikaze ne (se) donne la mort qu’en vue de vivre et jouir éternellement. Les corps exposés se parent, jusque dans leur chair, de tatouages et de piercings, et le voile qui les recouvre, ici ou là, témoigne aussi à sa manière de l’empire des sens. Au théâtre, comme sur le pont d’Avignon, on y danse, on y danse…

Non, ceci (la technoscience) ne tuera pas cela (le religieux) : on voit même émerger une religion transhumaniste de la technologie qui eût séduit Auguste Comte. Irrationnel, émotionnel, religieux : chassé par les Lumières l’obscurantisme revient par les fenêtres de nos écrans.

La conversation mondiale de tous contre tous se déchaîne en ligne, hystériquement. Le Big data remplace la parole des oracles, mais rien ne se passe comme attendu, la démocratie en Amérique élit Donald Trump au grand dam de la Silicon Valley qui a produit les instruments de son élection.

Comme le climat, le temps est détraqué ; la mémoire ne flanche pas, les archives au contraire, prolifèrent, à la disposition de tout un chacun ; mais la chronologie ne suit plus : le numérique, c’est la machine à démonter le temps. L’anachronisme défie le sens de l’histoire, objets et idées révolus survivent dans le vintage. Les greniers ne se vident que pour se déverser dans la Foire à tout.

À la bourse de nos valeurs, la volatilité fait rage, mais des tendances se dessinent. En hausse : le marché, l’argent, les « plateformes », la gouvernance, les croyances, l’intelligence (artificielle) et le labo. En baisse : l’autorité, les institutions, le gouvernement, la vérité, la raison (naturelle) et l’utérus natal. Incertains : l’avenir, radieux et désespéré, et le passé, démonté.

Inversion du Credo, le chrétien (factum non genitum) et l’humaniste (la chose est la mesure de tout homme) ; déconstruction des symboles et des institutions qui unissent ; désagrégation, confusion : ça sent le soufre, l’œuvre du diable. Mais le diable lui-même est déboussolé, ruiné par ses mauvais placements : ceux qui lui ont vendu leur âme prospèrent dans le commerce de la chair ; et les ingénieurs ayant repris la main sur les corps, le voilà dépossédé.

Pauvre diable !