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  1. ...Recevoir le féminin ...par Gabrielle VIALLA.....pour dépasser la blessure du péché originel
  2. .. PREFACE ET AVANT-PROPOS
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Recevoir le féminin  ...par Gabrielle VIALLA.....pour dépasser la blessure du péché originel

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propose, dans son dernier livre, une méditation dense sur la dans la société et dans l’Église. Elle plaide pour une relation harmonieuse entre l’homme et la , en présence de Dieu. Une réflexion à la fois profonde et lucide.

« La relation homme-femme demande à être purifiée, comprise, aimée ». C’est à une compréhension plus fine et plus juste du rapport entre homme et femme que nous invite Gabrielle Vialla, mariée et mère de famille nombreuse. Une démarche nécessaire, car la disharmonie entre hommes et femmes est bien réelle. Cet état de fait permet à l’auteur de reconnaître chez des féministes telles que Simone de Beauvoir une « rébellion compréhensible ». En effet, le féminisme offre une fausse solution à un vrai problème. Ainsi le féminisme échoue à identifier la véritable cause de la dysharmonie qui touche la relation homme-femme: celle-ci résulte du péché originel.

La réflexion de l’auteur s’ancre tout d’abord sur les données bibliques. Pour commencer, elle propose d’approcher les rapports de l’homme et de la femme à la lumière de la Révélation. La Genèse rapporte que l’homme (ou plutôt l’être humain) est créé comme homme et femme (Gen 1, 27). Et selon Jean-Paul II, c’est dans l’ « unité des deux » qu’ils sont « appelés à vivre une communion d’amour » et à être ainsi « image de Dieu ». Leur distinction est un acte créateur qui doit permettre une « circulation vivante » entre eux, une véritable réciprocité qui implique Dieu Lui-même dans la relation d’amour qui les unit. Là, l’homme et la femme se donnent l’un à l’autre et, chacun avec ses propres ressources et ses caractéristiques, ils se soutiennent et constituent un appui l’un pour l’autre.

Le péché originel met un terme à la réciprocité qui unit l’homme et la femme dans une circulation d’amour sans cesse renouvelée: il blesse profondément leur relation. Et la chute s’accompagne de lourdes conséquences, particulièrement défavorables à la femme: « Ton désir se portera vers ton mari, et lui, il te dominera » (Gen 3, 16). La dysharmonie s’installe alors. L’homme, pourtant, n’est pas épargné: la rupture entraînée par le péché originel diminue cruellement sa propre dignité. Sans la reconnaissance nécessaire de la femme, il ne peut plus jouer son rôle protecteur et structurant. Il perd aussi cette aide précieuse par laquelle il pouvait se réaliser et lui permettre d’exister en tant qu’homme: la femme dans toute sa dignité.

Rétablir la réciprocité

Gabrielle Vialla propose alors des pistes de solution pour rétablir l’harmonie perdue entre l’homme et la femme. Elle examine également les nombreuses traces du péché originel dans notre monde actuel, telles que la généralisation de la contraception. De plus en plus de femmes, d’ailleurs, dont certaines s’affirment en même temps comme féministes, rejettent aujourd’hui la contraception hormonale. C’est un phénomène très récent et tout à fait indépendant de considérations morales ou religieuses. Dans le discours de ces femmes, la référence religieuse est en effet absente et elles ne prônent pas pour autant la chasteté, loin s’en faut. Simplement, elles ressentent la contraception comme une pratique invasive, qui ne respecte pas leur cycle naturel et leur santé.

Or pour Gabrielle Vialla, le rythme naturel du cycle ouvre justement sur le respect de la femme en tant que femme. « Simone de Beauvoir pensait que la femme subit son destin physiologique ‘comme une histoire étrangère' », fait remarquer l’auteur. A contrario, « l’accueil de son cycle permet à la femme de le comprendre non comme une histoire étrangère mais comme une porte ouverte sur la connaissance d’elle-même et l’acceptation de sa vocation à la maternité naturelle et spirituelle ».

Elle dénonce en outre la « culture de mort » dans laquelle nous sommes plongés, comme en témoignent la banalisation de l’avortement. Cette culture de mort va à l’encontre des intérêts réels des femmes: « La culture de mort se vit d’abord au détriment de la femme, parce que celle-ci est le sanctuaire de la vie », affirme-t-elle. « Il ne peut y avoir de culture de vie sans accueil de la féminité dans sa réalité ».

Il est donc nécessaire de rétablir le lien entre procréation et sexualité, mais aussi de revaloriser la femme au foyer, pour le temps qu’elle consacre à ses enfants: un don gratuit en lien évident avec ses qualités spécifiquement féminines. Gabrielle Vialla rappelle aussi la difficulté, pour de nombreuses femmes, de concilier monde du travail et vie de mère.

« Quels seront les fruits d’une époque où la femme est devenue un danger pour le féminin? Quelques-unes d’entre nous choisiront-elles de résister par une attirante radicalité tirée de l’évangile de la vie [encyclique et expression de la Jean-Paul II], en faisant fructifier leurs talents? »

des femmes

Enfin l’auteur évoque la question du sacerdoce des femmes. Pour elle, la Vierge Marie offre un modèle de « vocation eucharistique » proprement féminin et distinct de la prêtrise: « Le fait que le sacerdoce soit réservé aux hommes permet de mettre en lumière une distinction qui fait apparaître un mode eucharistique féminin, disons marial ». Celui-ci consiste à accueillir librement Dieu, tout comme Marie qui accepte de recevoir Dieu en elle lors de l’Annonciation. Plus tard, au pied de la Croix, Marie recevra encore le corps du Christ entre ses bras maternels.

Or la maternité permet aussi à la femme de se donner. La maternité (physique ou spirituelle) est, pour la femme, l’expression du don gratuit. La mère mérite pour cela une immense gratitude. D’une manière unique, l’homme vit le don de soi en pure gratuité dans le sacerdoce: « Le prêtre, par les sacrements de l’Eglise, est un canal de grâce pour la femme. Le temps passé à baptiser, à confesser, est un cadeau gratuit. D’une certaine façon la femme ne peut s’acquitter, elle aussi de cette dette que par la gratitude envers cet aspect de la masculinité ». La mère et le prêtre expriment en cela deux manières de se donner, de rejoindre le Christ dans le don total de lui-même: l’une à l’image de Marie, l’autre à l’image de Jésus. « La contemplation du mystère eucharistique permet de recevoir la nécessaire distinction de deux présences masculine et féminine: sacerdotale et ministérielle, mariale et cachée, ainsi que leur unité dans le corps mystique de l’Eglise », note l’auteure.

Il existe par ailleurs un lien terrible entre le constat d’une société sans pères, où le sacerdoce est en péril, et les nombreuses blessures infligées à la femme dans sa vocation à la maternité. Gabrielle Vialla pointe dans les deux cas un « défaut de gratitude », une incapacité à reconnaître le don immense qu’offrent la mère et le prêtre en accomplissant leur vocation.

« Hommes et femmes, lisons avec gratitude ces pages ardentes et délicates », écrit le moine bénédictin (anonyme) qui a préfacé le livre. Nous ne l’aurions pas mieux dit! Dans son livre, Gabrielle Vialla propose une méditation dense, lucide et profonde sur le féminin et sur la relation qui unit l’homme et la femme. Un livre d’une grande richesse, à lire et à relire, pour en recueillir toute la subtilité et pouvoir, à notre tour, et l’estimer à sa juste valeur.

MMH

 

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RECEVOIR le FEMININ ...... PREFACE ET AVANT-PROPOS

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Combien de temps encore…

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Réaction de Gabrielle Vialla à Monique Baujard, qui fut la directrice du Service national famille et société de la conférence des évêques de France​​​​​​, et dont une interview récente sur RCF est souvent citée ou reprise.

Combien de temps encore devrons nous-supporter les mises en garde hautaines à propos dHumanae vitae ?

Les catholiques seront-ils les derniers à rester sur une vision soixante-huitarde, et à ne pas ouvrir les yeux sur l’aliénation que constitue la pilule sur les femmes depuis 50 ans. Lisez J’arrête la pilule de Sabrina Debusquat : aujourd’hui, ce sont des féministes athées qui alertent sur des faits que Paul VI avait prédit. La pilule constitue un moyen actuel insidieux de domination des hommes sur les femmes.
Pilule dès le premier rendez-vous gynécologique alors que la jeune fille est à peine réglée, au cas où, dit-on – à moins d’avoir une maman réactionnaire. Matraquage scolaire anti-MST et sexe sûr. Le lot commun, systématique est loin d’une vie gynécologique tranquille. Il faut même un véritable parcours du combattant pour échapper à cette « libération ». La contraception et ses effets secondaires, dont l’avortement n’est pas le moindre, ne sont pourtant portés que par les femmes. Et Monique Baujard parle du paternalisme de Paul VI ? À l’occasion des cinquante ans d’Humanae Vitae, en termes de bilan de cet encyclique, c’est bien pâle.

Née en 1977, ma génération fut celle des enfants du divorce et du sida. Mes camarades du lycée, et de la faculté, en manque affectif chronique étaient les victimes consentantes des garçons « grâce à » la pilule et au préservatif. La génération suivante, celles de mes filles c’est celle du porno et de l’identité de genre ! Elles sont jaugées sur les critères physiques virtuels de la putain ou de l’androgyne. Pour certaines, elles subissent des hormones contraceptives alors que leurs ovaires n’ont même pas la maturité nécessaire pour que cela ne remette pas en cause gravement d’emblée leur fertilité. Les médecins le savent (voir Le livre noir de la gynécologie) mais qu’à cela ne tienne puisqu’on parle, à tous et pour tous, des futurs progrès : congélation des ovocytes, GPA… La fécondité est-elle un don ou un marché ? Pour les jeunes filles d’aujourd’hui comme pour leurs mères, la question n’est pas ce mythe paternel culpabilisant que sous-entend Monique Baujard, mais la question est bien « Papa où t’es ? » Question qui devient cruellement, et pas seulement au figuratif : Mais c’est quoi un papa ? C’est quoi un père ? Qui est notre Père ?

Paul VI est bien l’écho de la voix du Rédempteur, que j’ai eu la chance de pouvoir entendre jeune, alors que j’ai vu tant de femmes pleurer parce que la génération de Monique Baujard, elle-même encore très gâtée en termes de transmission, a jugé bon, dans son féminisme inquisitoire, de mettre sous le boisseau Humanae Vitae, de l’exclure de la catéchèse et de la préparation au mariage. Certes ce fut avec la complicité d’un épiscopat rarement prêt à prendre sur lui le martyr moral de Paul VI… Humanae Vitae c’est l’écho du Rédempteur, un écho clair, univoque, limpide, compatissant envers nos fragilités, que nous avons tant besoin d’entendre de nouveau de nos pasteurs. Car Humanae Vitae est d’abord un moyen de guérison du féminin et du masculin, de la maternité et de la paternité. Le père est celui qui s’oublie pour sa femme et son enfant. Le père est capable d’une ascèse, capable de recevoir le féminin chez son épouse, capable d’être le garant de la vérité interne de l’acte conjugal !
Non seulement Humanae Vitae était prophétique, mais comme l’a dit aussi saint Jean-Paul II, Humanae Vitae était providentielle. Dans la déferlante de culture de mort des 50 dernières années, l’Église catholique fut ainsi à la pointe de la défense de la féminité et de la maternité, à son fondement. Humanae Vitae c’est le respect profond du masculin pour le rythme du cycle féminin. Le cycle féminin, avec Humanae Vitae, devient la condition et la possibilité de la paternité responsable, comme il met de façon renouvelée et cachée en valeur la place de Marie dans notre Rédemption. Mon dernier livre Recevoir le féminin (*), qui est une contribution personnelle pour les 50 ans d’Humanae Vitae traite de ces différents sujets. Il ne sera pas dit que des femmes ne sont pas profondément reconnaissantes au bienheureux Paul VI… elles sont certes discrètes mais elles sont nombreuses au service de la vie.
(*) Recevoir le Féminin, Gabrielle Vialla, voir ici.