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Qu'est-ce que l'acédie ?

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Nos sociétés, marquées par l’instabilité, l’incapacité de tenir des engagements, la perte de sens et la désespérance, souffrent en réalité de ce que la tradition monastique appelle l’acédie. Elles sont invitées, pour en guérir, à redécouvrir la saveur de Dieu, l’élan du désir, la persévérance et la fidélité qui conduisent à la vraie joie.

  • 1. 

    « Acédie » est l'équivalent français du mot grec « akèdia », qui veut dire « manque de soin». Chez les philosophes grecs, il s'agissait du manque de soins pour les morts, du fait de ne pas enterrer les morts, attitude qui apparaissait totalement inhumaine. Au IVe siècle,  les Pères du désert ont utilisé ce terme pour désigner le manque de soin pour sa vie spirituelle.

  • 2. 

    Dans le milieu chrétien, le premier à en parler est Évagre le Pontique, l’un de ces Pères du désert, qui va synthétiser et mettre en forme toute la tradition du désert, initiée par saint Antoine, le Père des moines. Évagre développe sa doctrine à partir du récit biblique de l’Exode, qui symbolise notre itinéraire spirituel : de même que le peuple d’Israël, avant d’entrer en Terre promise, a dû affronter sept nations ennemies (selon Deutéronome 7,1), sans parler de l’Égypte qu'il avait fuie, de même nous devons affronter, dans notre vie spirituelle, huit mauvaises pensées. Parmi ces huit mauvaises pensées identifiées, l’acédie, le « démon de midi », est décrite comme particulièrement dangereuse, car elle se trouve à la frontière entre le charnel et le spirituel.

    Qui qui a élaboré cette doctrine est Évagre le Pontique
  • Il s'agit d'un philosophe qui, au IVe siècle, a quitté le monde pour aller vivre au désert, comme le faisaient beaucoup de ses contemporains à partir du début du IVe siècle. En l’an 313, l’édit de Milan signe la fin des persécutions, au temps de l’empereur Constantin. A partir de ce moment-là, c’est officiellement la fin des persécutions dans l’Empire. Naît alors spontanément, dans l’Église, une nouvelle forme de témoignage, de martyre : le témoignage monastique, c’est-à-dire des personnes qui quittent le monde pour aller vivre au désert ; le désert étant, dans la tradition biblique, à la fois le lieu de l’intimité avec le Seigneur, mais aussi le lieu du combat spirituel. Partir au désert, c’est chercher Dieu et, en même temps, c'est combattre Satan dans ce que l’on estime être son lieu propre, c’est-à-dire le lieu où il n’y a pas de végétation, où il n’y a pas de vie qui tient. Donc ce lieu est, quelque part, un peu réservé à Satan. Aller au désert, c’est aller combattre le diable sur son propre terrain.
  • Évagre est l’un de ces Pères du désert qui va synthétiser, mettre en forme, par écrit, toute cette tradition initiée par Saint Antoine.
  • Evagre appartient à la troisième génération des Pères du désert. Il va mettre ses capacités philosophiques et intellectuelles au service de la doctrine des Pères du désert, mettant en forme, synthétisant, toute cette tradition orale initiée par saint Antoine, le « Père des moines » comme on l’appelle, qui était parti vivre près d’Alexandrie.
  • Évagre développe sa doctrine à partir du récit biblique de l’Exode, qui symbolise notre itinéraire spirituel Le peuple d’Israël, prisonnier en Égypte, va quitter le lieu de l’esclavage, traverser la mer Rouge, grâce au Seigneur et sous la direction de Moïse ; il va ensuite passer quarante ans dans le désert – les quarante jours initialement prévus sont devenus quarante ans car le peuple n’a pas voulu obéir à Dieu – et il va repasser un autre fleuve, le Jourdain, pour arriver enfin en Terre promise. Cette histoire sainte va devenir, pour toute la tradition spirituelle, une image de notre itinéraire spirituel à chacun. Nous sommes, chacun d’entre nous, le peuple d’Israël. Nous avons été prisonniers d’Égypte par le péché originel, nous avons traversé la mer Rouge par le baptême et notre vie chrétienne ici-bas est comme une traversée du désert ; par la mort, nous allons traverser le Jourdain et entrer en Terre promise, qui symbolise la vie éternelle.
  • Or le peuple d’Israël, avant d’entrer en Terre promise, a dû affronter sept nations ennemies (selon Deutéronome 7,1), sans parler de l’Égypte qu'il avait fuie. C’est cette fameuse liste que l'on trouve au début du chapitre 7 du Deutéronome : les Hittites, les Girgashites, les Amorites, les Cananéens, les Perizzites, les Hivvites et les Jébuséens. À ces sept nations, il faut ajouter l’Égypte qui est l’ennemi par excellence (Pharaon est le symbole de Satan lui-même). Cette histoire des huit nations ennemies qu’Israël doit affronter est relue par les Pères du désert, par Évagre en particulier, comme notre itinéraire spirituel : nous devons affronter huit ennemis intérieurs. Évagre va les appeler « les huit mauvaises pensées » qui deviendront, plus tard, les sept péchés capitaux. Et il faudra expliquer pourquoi on est passé de huit à sept, car c’est précisément l’acédie qui va disparaître …
  • Pharaon n’est pas sur même plan : il représente l’orgueil, le péché par excellence, mère de tous les vices L’orgueil est à part. Donc à l’origine, ces huit mauvaises pensées sont classées par Évagre dans l’ordre de la plus charnelle à la plus spirituelle : la plus charnelle, c’est la gourmandise ;  puis nous trouvons la luxure, puis l’avarice (au sens de l’appât du gain, l’amour de l’argent), puis la tristesse, la colère, l’acédie, la vanité - la vaine gloire – et enfin la pire de toutes : l’orgueil, symbolisé par l’Égypte. Pour Évagre, ces pensées s’entraînent l’une l’autre : par exemple, la gourmandise va nous entraîner vers un dérèglement des sens qui va nous porter à la luxure ; ensuite, la luxure va nous inciter – surtout à l’époque où la luxure s’exerce avec des prostituées – à rechercher avidement de l’argent ; si on n’en a pas, on va être triste ; si on est triste, on va tomber dans la colère, etc. Et, finalement, on va tomber dans l’orgueil : mais comme celui qui veut faire l’ange fait la bête, on retombe dans les vices précédents, on retombe au bas de l’échelle. Il y a une sorte d’engrenage de ces mauvaises pensées. Le moine au désert est essentiellement venu combattre ces pensées intérieures.
  • Parmi les huit mauvaises pensées identifiées, l’acédie « démon de midi » est décrite comme particulièrement dangereuse, car elle se trouve à la frontière entre le charnel et le spirituel

    L’acédie est présentée comme particulièrement compliquée, complexe (Évagre l’appelle d’ailleurs « la pensée complexe »). Pourquoi ? Parce que l’acédie se trouve à la frontière entre le charnel et le spirituel. Il se trouve que l’acédie est, selon Évagre, ce fameux « démon de midi », ce démon qui attaque le moine – on est toujours dans le désert d'Égypte – entre 10 heures du matin et 2 heures de l’après-midi, à un moment où il fait extrêmement chaud et où le soleil est au zénith, c’est-à-dire où le temps semble ne pas avancer : le matin, on voit l’ombre qui se lève, le soir on voit l’ombre qui se couche ; à midi, on a l’impression que plus rien ne bouge et que la journée ne finira jamais. Et le midi, c’est aussi le moment qui précède immédiatement le repas : les moines, en effet, ne mangeaient qu’une seule fois par jour, à 15 heures. Donc entre 10 heures et 14 heures, cela fait presque vingt-quatre heures qu’on n’a pas mangé et on a une faim de loup. Et il y a une espèce de fragilité, de faiblesse corporelle, dont le démon va se servir pour venir attaquer au niveau spirituel, c’est-à-dire au niveau de la relation à Dieu, et va provoquer deux choses qui, là encore, touchent la condition humaine (c’est vraiment le démon de la condition humaine), à savoir : la sensation d'être à l'étroit et la difficulté à persévérer, à durer. On voit donc commet l’acédie touche à la fois la dimension spatiale et la dimension temporelle de notre vie ; elle touche vraiment notre condition incarnée.

  • 3. 

    L’acédie va toucher deux dimensions essentielles de notre condition incarnée : la dimension spatiale et la dimension temporelle. Pour ce qui est de la dimension spatiale, l’acédie provoque chez le moine le sentiment d’étouffer dans sa petite cellule et l’envie de partir ailleurs ; pour ce qui est de la dimension temporelle, elle donne au moine le sentiment que la journée ne finira jamais et qu’il doit partir faire autre chose. Le côté tout à fait redoutable de ce « démon de midi », c’est qu’on ne l’attend pas et qu’il nous surprend.

  • 4. 

    Évagre donne des descriptions humoristiques de ce moine pris par l’acédie et des cinq manifestations principales de ce mal : 1°) l’instabilité corporelle ; 2°) un souci exagéré de soi-même, de sa santé et de son confort ; 3°) un dégoût pour son devoir d’état ; 4°) un minimalisme dans ses devoirs ; 5°) une forme de désespoir. En même temps que ces cinq manifestations, Évagre identifie cinq remèdes très simples pour en sortir : 1°) pleurer ; 2°) soigner son hygiène de vie ; 3°) utiliser la méthode antirrhêtique et, comme le Christ, s’appuyer sur l’Écriture : 4°) penser à la mort ; et 5°) le plus important : tenir, durer coûte que coûte.

  • 5. 

    Cette doctrine concernant les péchés capitaux va persister dans le monde monastique. Mais, quelques siècles plus tard, le pape saint Grégoire le Grand va mystérieusement la changer en ce qui concerne l’acédie. En effet, au Moyen Âge, on aime établir des tableaux avec des correspondances entre tout ce qui est lié au chiffre sept. Saint Grégoire le Grand réduit donc le nombre des péchés capitaux à sept, et il supprime l’acédie en l’intégrant dans la tristesse. Pendant quelques siècles, il y a donc deux listes parallèles de péchés : sept chez les fidèles, et huit chez les moines. Finalement, saint Thomas d’Aquin solutionnera les choses en réintégrant l’acédie dans la liste des péchés capitaux, à la place de la tristesse, et en redéfinissant ce péché comme « une tristesse de Dieu » et « un dégoût de l’action » et en donnant comme remède l’Incarnation et son mystère : face au désespoir, l’homme risque de chercher son bonheur dans des choses immédiatement atteignables ; mais le Christ, dans son humanité, nous aidera par sa grâce et nous rendra capable d’atteindre ce pour quoi nous sommes faits, si nous y consentons.

  • 6. 

    L’époque moderne a oublié l’acédie parce qu’elle est devenu légaliste et qu’elle a perdu l’amour de Dieu et le dynamisme de sa recherche. Pourtant, on peut dire que l'acédie est, d'une certaine manière, le mal de notre temps. L’acédie est née dans le monde monastique, mais ce mal n’est pas réservé aux moines, loin de là ! Nos sociétés sont profondément acédiaques : quand on n’arrive plus à vivre la vocation divine, on se tourne naturellement vers ce qui est attirant et atteignable, on rabaisse l’objet de son désir et on est incapable de tenir ses engagements, comme les hommes et femmes de notre temps.

  • 7. 

    Le péché d’acédie est dangereux car il se cache et on le méconnaît. La vraie solution est une sortie de soi, un décentrement de soi-même. Voilà ce que sera notre vie dans l’éternité et c’est ce qui nous conduit à la vraie joie, dès maintenant.

 

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Notion tombée en désuétude après avoir semblé être réservée à la vie monastique, cette perte de joie spirituelle, entre dépression et nuit de la foi, revient dans le vocabulaire psychologique et spirituel depuis une vingtaine d'années

Qu'est-ce que l'acédie ?

Étymologiquement, l'acédie signifie la privation de soin. Ce terme grec est un néologisme inventé par les moines d'Égypte, notamment Évagre le Pontique, au IVe siècle. « Il aurait pu employer le mot mélancolie, qui existait déjà. Mais le fait qu'il utilise ce néologisme montre qu'il voulait parler de quelque chose de nouveau, de différent, analyse F. Bernard ­Forthomme, théologien franciscain, auteur notamment d'ouvrages sur le sujet (1). Alors que la mélancolie était liée chez les Grecs à une notion physiologique, ce n'est pas le cas de l'acédie. » Le terme originel qui renvoie à un manque de soin pour les défunts, c'est-à-dire une caractéristique essentielle de déshumanisation, s'étend avec les Pères du désert à un manque de soin à l'égard de sa propre vie spirituelle. Cette maladie des ermites, surnommée le « démon de midi » car liée à la période de la journée où le temps semble sans fin pour ceux qui vivent dans le désert, est définie comme « l'atonie », le manque de tonus de l'âme par Évrague, rapporte le P. Jean-Charles Nault, abbé de l'abbaye bénédictine de Saint-Wandrille, auteur d'une thèse et d'un ouvrage sur le sujet (2).

« À l'origine, l'acédie est un vice et non un péché, ajoute le F. Forthomme. Pour Guillaume d'Auvergne, évêque de Paris au XIIIe siècle, l'acédie est même une excuse non peccamineuse. »« Si l'on y consent, et que cela ne reste pas de l'ordre de la tentation, il y a alors une dimension de responsabilité », précise le P. Nault. « Il faut bien distinguer l'acédie de la nuit de la foi », explique de son côté Sœur Chantal, religieuse de la congrégation du Sacré-Cœur, qui fait de l'accompagnement spirituel au centre Sophie-Barat de Joigny (Yonne). « Il s'agit d'un découragement qui engendre une paresse. » Ni dépression ni nuit de la foi, donc, à la charnière d'une dimension psychologique et d'une dimension très mystique, la notion d'acédie évolue constamment depuis les premiers siècles, même si des constantes demeurent.

Comment se manifeste-t-elle ?

Contrairement à une idée véhiculée pendant longtemps, l'acédie est plus riche et plus dense qu'une simple paresse spirituelle, mais est une véritable cassure dans la marche à la rencontre de Dieu, explique le P. Nault qui décrit deux dimensions de cet état: une dimension spatiale, c'est-à-dire le sentiment d'être à l'étroit dans son environnement; et une dimension temporelle, celle qui est appelée le « démon de midi », c'est-à-dire la difficulté à persévérer dans son engagement.

Pour Sœur Chantal, on peut distinguer plusieurs sortes d'acédie. « Une perte de relation avec Dieu peut être une étape dans la foi, le signe qu'il est peut-être temps de passer à une autre forme de prière, poursuit Sœur Chantal. Il peut nous arriver de rencontrer des personnes qui culpabilisent de ne plus trouver de goût à l'Évangile. Mais il ne faut pas. Cela peut être le travail de Dieu dans l'âme qui se retire pour que l'on prenne un nouveau chemin. » Une autre source d'acédie peut être le relâchement dans la prière. « Il est alors important de se reprendre et de se responsabiliser », explique la religieuse. Il peut y avoir aussi une acédie qui se manifeste par l'activisme pour échapper à Dieu et à la prière, ce qui n'apporte ni paix ni joie. Enfin, cela peut être le signe d'une dépression. « Dans ce cas, un travail psychologique doit être mené, explique Sœur Chantal. On ne peut pas répondre à tout par du spirituel. »

Comment cette notion a-t-elle évolué dans l'histoire ?

À l'origine maladie spirituelle des ermites, cette notion va évoluer avec les débuts du monachisme, notamment grâce à Jean Cassien (355-435). « Celui-ci transpose cette incurie, cette forme de tristesse, dans le milieu des moines qui ne vivent plus seuls mais en communauté », explique le F. Forthomme. Il ne s'agit plus seulement de la maladie de l'ermite solitaire, mais une forme de paresse, d'absence de travail. Au XIIIe siècle, saint Thomas d'Aquin s'interrogera sur cet apparent paradoxe de l'acédie: la recherche de Dieu devrait être le summum de la joie, et pourtant, entraînant le renoncement à un certain nombre de choses, elle semble difficile et coûteuse.

Autre étape d'évolution de ce terme, la Réforme protestante aux XVe et XVIe siècles. Pour le F. Forthomme, la Renaissance est la période de laïcisation de l'acédie, dont on pense désormais qu'au-delà des religieux, elle peut aussi affecter tous les laïcs.

Enfin, au XIXe siècle, en pleine industrialisation, la notion de paresse, qui peut entraver le travail, prend le dessus. « À cette époque, cela prend aussi une nuance psychopathologique », ajoute le F. Forthomme. L'acédie n'est plus une maladie réservée à une élite spirituelle ou intellectuelle.

Après être tombé quelque peu en désuétude, le terme d'acédie connaît un renouveau depuis une vingtaine d'années. « Je le découvre même dans des romans », assure le P. Nault. « On parle aujourd'hui de crise du milieu de vie, de difficulté à se situer dans son propre âge », explique le F. Forthomme.

Pour l'abbé de Saint-Wandrille, la prise en compte de ce mal, qui vient supplanter la paresse, est positive, « car cela nous fait toucher notre relation à Dieu ». Selon lui, de la vie monastique à la vie conjugale, tous les états de vie sont concernés par cette tentation de la fuite et par l'absence de joie.

Quels sont les remèdes à l'acédie ?

« La première chose à faire est d'aider la personne à faire le diagnostic de son état en le décrivant, conseille Sœur Chantal. Mettre des mots permet de dédramatiser la situation. Il faut s'interroger également sur la façon dont est née cette situation, et voir comment elle affecte aujourd'hui sa vie spirituelle. Autre question importante: quels sont les besoins qui ne sont plus assouvis? Cela permettra de trouver le remède. »

Le P. Nault, lui, cite les cinq conseils d'Évrague le Pontique, le « découvreur » de l'acédie. « Il s'agit d'abord de pleurer, c'est-à-dire reconnaître qu'on a besoin d'être aidé et que l'on n'est pas tout-puissant; puis adopter une hygiène de vie sans excès, y compris dans le rythme de vie. Prendre le temps de vivre le moment présent permet un équilibre de vie dans toutes les dimensions de notre personne; maintenir le contact avec la parole de Dieu est très important; se tourner vers la finalité. Penser à la mort permet de redécouvrir le sens de notre vie, son but qui est de participer à la vie divine; enfin, il faut persévérer, tenir en étant persuadé que Dieu nous donne sa grâce. Ce n'est pas au moment où il fait nuit qu'il faut lâcher la rampe! Il ne s'agit pas d'un acte volontariste, mais d'une ouverture pour que Dieu puisse agir. »

(1) Bernard Forthomme, De l'acédie monastique à l'anxio-dépression. Histoire philosophique de la transformation d'un vice en pathologie, Paris, Institut d'édition Sanofi-Synthélabo, 2000. (2) Dom Jean-Charles Nault, Le Démon de midi. L'acédie, mal obscur de notre temps, Éd. L'échelle de Jabob, 2013.

HOUDAILLE Clémence