Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

.. l'image provient du site ...

et nous permet de lire sur l'écran ci-devant...

 

 

  Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle, nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.  
  Pierre Teilhard de Chardin  
>>>>>>>>>>>>>>   >>>><<<<<<<<<
<<<<<<<<<<<<

La seule religion acceptable pour l'homme est celle qui lui apprendra d'abord à reconnaître, aimer, et servir passionnément l'univers dont il est l'élément le plus important.

                                                                 

   >>>>>>>>>>>>

 

 

AUTRES ECLATS EN CORRELATION 

 ... puisées en UNIVERSALIS.fr et posées cidessous à cette occasion

 

Pense-t-on en mots ou en images ?

 « Je ne sais si d’autres personnes ont cette admirable faculté d’abstraire leurs idées ; pour moi, je trouve que j’ai la faculté d’imaginer ou de me représenter les idées des choses particulières que j’ai perçues, de les séparer et de les combiner de diverses manières. »

il est impossible de circonscrire strictement ce que désigne un mot. Quine est, du point de vue linguistique, behavioriste au sens où la signification ne se donne pour lui qu’à travers les comportements. Dans Le Mot et la Chose, il imagine une situation de « traduction radicale » où un linguiste part sur le terrain pour traduire une langue complètement inconnue. Il n’a pas de guide, pas d’interprète. Pour élaborer son manuel de traduction, il ne peut que s’appuyer sur les émissions verbales des indigènes et les circonstances observables. Imaginons que le linguiste voit un indigène s’exclamer « gavagai », au moment où un lapin détale dans la garenne à côté d’eux. D’autres situations similaires l’amèneront à traduire « gavagai » par « lapin ». Mais qui dit que l’indigène désigne par ce terme un lapin et pas par exemple une partie non détachée de lapin ou la manifestation de la « lapinité » ? Rien dans l’observation ne lui permettra de trancher. Le traducteur projette ses propres catégories, notamment celle d’objet. Il n’y a pas de fait brut permettant de lever l’incertitude. L’observation est configurée par la langue de l’observateur : elle n’est jamais pure ou brute. Mettons qu’il y ait deux « traducteurs radicaux » qui étudient indépendamment l’un de l’autre cette langue inconnue et qui aboutissent à deux manuels différents mais interchangeables. Selon Quine, ils peuvent donner tous deux de bonnes prédictions des comportements que l’on peut attendre des indigènes, tout en étant incompatibles. Il n’y a pas de fait susceptible de les départager. Il y a pour reprendre ses termes « indétermination de la traduction ».

 

 

Bataille Georges

Longtemps tenu pour un écrivain maudit, Georges Bataille reste encore relativement méconnu. Ses histoires noires et déchirantes, d'un érotisme sale, n'en sont pas seules responsables. « Je fais peur », disait-il pour expliquer cette difficulté à se faire reconnaître : « Je fais peur, non pour mes cris, mais je ne peux laisser personne en paix. »

 

« Le monde des amants n'est pas moins vrai que celui de la politique. Il absorbe même la totalité de l'existence, ce que la politique ne peut pas faire. » Aspiration fondamentale au néant, au sordide et à la saleté, retour en force de l'animalité en nous, l'érotisme est ce qui donne un sens complet à la transgression que l'absence de Dieu redouble. Autant qu'ils le peuvent, les interdits maintiennent le monde réglé par le travail, la vie attelée, à l'abri du désordre qu'introduisent la mort et la sexualité. ... (  ... simblime vie-à  ENtre-DEUX ...)

De ce point de vue, l'érotisme n'est pas seulement ce qui illumine : il est, dans la conscience de l'homme, ce qui met l'être en question. Il est le scandale de la pensée : « De l'érotisme, il est possible de dire qu'il est l'approbation de la vie jusque dans la mort. » Impossible de l'envisager hors du lien qui l'attache à l'histoire du travail et à celle des religions. On ne touche pas sans risque à cette intimité reculée et à l'expérience du dedans qu'elle éclaire. C'est le sens des derniers livres et de la figure effarante d'un Gilles de Rais perdu dans l'ivresse répétée du meurtre, abandonné par une religion dont il ne peut qu'aimer le faste et les chants à la folie. Ce sens n'est en rien différent, pour l'ambition ou le ton, de celui que portait Histoire de l'œil comme de l'excès de pureté où s'abîme Madame Edwarda. Il peut traduire jusqu'au bout, jusqu'à l'impossible, le silence et la mort inclus, « l'imperceptible colère du bonheur ».

 

l'être et du néant

Il faut se garder de rapprocher hâtivement de la pensée mystique une philosophie de l'identité de l'être et du néant. Le positiviste y verra l'aveu qui justifie son mépris ou son désintérêt. Quant au mystique, dont l'irrationalisme est si souvent complémentaire du positivisme, il en fera l'échec reconnu par les philosophes eux-mêmes de leurs propres discours. Faut-il taxer de cet irrationalisme un Heidegger quand il élabore la question du néant qui traverse tout l'ensemble de la métaphysique ? Puisque Heidegger refusait de soumettre la métaphysique à la législation de la logique formelle, la tentation était grande de voir dans l'être distingué des étants (des choses particulières) un retour à l'un plotinien dont la transcendance fondait la relation de l'être à la pensée. Mais l'être de Heidegger n'est ni l'être un-multiple du néo-platonisme, ni Dieu plus intérieur à moi-même que moi-même, pas plus qu'il n'est l'absolu hégélien. Quand Heidegger reprend la formule « L'être et le néant sont la même chose », il ne faut y lire ni une dialectique commençante, ni le passage de l'être à un néant « suressentiel », mais la « différence ontologique » sous-jacente à toute métaphysique. L'être n'est pas l'étant, pas même cet étant suprême (ens summum) qui est Dieu. Cette distinction radicale, et pourtant si simple qu'elle est inaperçue, se dit : l'être est néant. La question leibnizienne peut alors se formuler : « D'où vient que partout l'étant ait prééminence et revendique pour lui tout ce qui est, tandis que ce qui n'est pas un étant, le rien compris de la sorte comme l'Être lui-même, reste oublié ? » Nous voilà donc revenus à ces étranges énoncés qui choquaient tant le logicien. Mais peut-être le poète se fait-il mieux entendre ? Relisons Le Serpent, de Paul Valéry : « Soleil, soleil, faute éclatante [...] / Tu gardes les cœurs de connaître / Que l'univers n'est qu'un défaut / Dans la pureté du non-être. »

 

RELATION

La théorie des relations, en tant qu'elle étudie précisément les relations sous leur aspect formel, constitue le cadre le plus général de l'étude des structures et apparaît ainsi comme une discipline  fondationnelle dont la signification stratégique est d'ordre tout à fait primordial.

 

 

 ....et puisée dans "la mine à données" de l'homocoques.fr