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Synode sur la famille  : le cardinal Cordes dénonce les évêques allemands qui méconnaissent l’enseignement du Christ sur le mariage

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Le cardinal allemand Paul Jozef Cordes a publiquement réagi aux propos du cardinal Reinhard Marx et d’autres évêques allemands qui ont soutenu les suggestions du cardinal Walter Kasper en faveur de la communion pour les divorcés « remariés  » et d’une forme de reconnaissance des unions homosexuelles. Il a publié une tribune dans le journal Die Tagepost, le 7 mars dernier, pour dénoncer ceux qui méconnaissent l’enseignement du Christ sur le mariage et la famille. C’est un nouvel épisode dans l’affrontement entre les tenants de la sauvegarde de la doctrine catholique sur la sexualité et le mariage et le groupe de progressistes qui tente de la miner au nom d’une « pastorale  » déconnectée de la vérité.
 

Dénoncer les erreurs d’évêques et de cardinaux allemands

 
Cette prise de position publique est le signe d’une résistance ferme à des erreurs qui désorientent aujourd’hui bien des catholiques qui imaginent le pape François favorable aux propositions du cardinal Kasper, ne serait-ce que parce qu’il a favorisé leur expression et que le cardinal Marx lui-même – comme quelques autres – ont affirmé ce que le pape n’a pourtant jamais exprimé publiquement : ce serait lui, disent-ils, qui a imposé les thèmes « controversés » au synode pour la famille et qui a approuvé leur inclusion dans les Lineamenta en vue de sa prochaine réunion à Rome à l’automne.
Le cardinal Cordes défend l’enseignement sur le mariage pour lever la « confusion »
 
Le cardinal Cordes – longtemps président du conseil pontifical Cor Unum et qui a reçu son chapeau de Benoît XVI – a voulu lever la confusion qui s’installe parmi les fidèles, a-t-il fait savoir.
Et cela commence par un cinglant rappel à la réalité : si le cardinal Marx estime que l’Eglise catholique se tourne vers l’Eglise d’Allemagne pour la guider et l’éclairer, il se trompe… Notant qu’il ne reste guère plus de foi surnaturelle en Allemagne (seulement 16,2 % des catholiques Allemands croient en Dieu Trinité), il signale qu’elle peut difficilement prétendre être un modèle. « Nous n’avons donc aucune raison de nous placer, nous et notre foi, devant les Eglises d’autres pays », écrit le cardinal Paul Jozef Cordes.
 
Le cardinal Marx prétend que l’Eglise d’Allemagne n’est pas une « filiale de Rome » et qu’à ce titre, c’est à elle de décider de sa pastorale à l’égard des personnes en situation matrimoniale irrégulière.
 

Famille, mariage : les évêques allemands dépendent de Rome

 
Faux, répond le cardinal Cordes. Ces questions relèvent de Rome, et non des évêques allemands, parce que la question du mariage a une place centrale sur le plan de la théologie : « Un cardinal ne peut facilement séparer l’approche pastorale de la doctrine. A moins qu’il ne veuille ignorer la signification contraignante des paroles du Christ et les paroles contraignantes du concile de Trente. »
 
Là où le cardinal Reinhard Marx affirmait : « L’Allemagne ne peut attendre qu’un synode à Rome nous dise comment nous occuper des affaires du mariage et de la famille », le cardinal Cordes voit une « attitude anti-romaine » qui est une force destructrice dans les parties septentrionales de l’Europe : destructrice de l’unité de la foi.
 
Les reproches du cardinal Cordes visent également Mgr Franz-Joseph Bode, évêque d’Osnabrück, qui a plaidé pour un « changement de paradigme », expression qui appartient à la terminologie maçonnique et New Age, en recommandant que l’Eglise tienne compte des modes de vie de l’homme d’aujourd’hui en adaptant la doctrine en conséquence.
 

L’enseignement du Christ est le seul que le synode sur la famille puisse donner

 
Le cardinal Cordes ne fait que répéter l’enseignement plurimillénaire de l’Eglise en affirmant que « la foi de l’Eglise catholique ne peut que surgir de l’Ecriture Sainte et du magistère de l’Eglise comme d’une source ». « Indépendamment de cette instruction claire, ce serait un paradoxe de vouloir donner à un petit groupe de membres de l’Eglise qui vivent dans une situation digne de compassion mais objectivement irrégulière, la fonction de devenir une source de la Foi », poursuit-il.
 
Le cardinal Cordes conclut sur le souhait de voir le prochain synode apporter un clair enseignement à ces membres de l’Eglise sur la manière dont ils peuvent se rapprocher du Christ afin de « devenir témoins de la puissance de Dieu dans la vie des hommes ». « Peut-être les pères synodaux auront-ils l’inspiration d’honorer les couples qui gardent leur promesse et qui ne sont pas entrés dans une nouvelle relation. Ils existent aussi. »

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L’histoire et la société ne cessent de malmener le mariage par des contrefaçons, et désormais par d’affreux contresens

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Extraits de l'homélie de Dom Hervé Courau, abbé de Triors, en cette fête de la Toussaint :

Unknown-29"L’apocalypse est à l’honneur en cette fin d’année liturgique. Au terme de la grandiose vision inaugurale (Ap. 4 & 5), la 1ère lecture nous a montré les douze tribus du peuple élu, bien rangées et au complet devant le mystérieux « trône » de Dieu, puis au-delà, la foule innombrable de la Toussaint (Ap. 7). Le livre se poursuit avec des visions grandioses, en lesquelles cataclysmes et menaces précèdent d’une façon radicalement contrastée les douces noces de l’Agneau. À chaque messe les fidèles y sont invités : Bienheureux les invités au repas du Seigneur, les invités au repas des noces de l’Agneau, dit plus précisément le texte sacré (Ap. 19,9). Car il s’agit de noces, et ici-bas nous en sommes les novices.

Oui, nous voilà invités à entrer dans la famille de Dieu, dit S. Paul de son côté (Éph. 2,19s), nous ne sommes pas des hôtes de passage, des météores venus d’on ne sait où et errant on ne sait vers quoi. S. Paul parle des mêmes réalités que l’Apocalypse : nous sommes invités aux noces de l’Agneau, avec l’immense foule de l’Apocalypse. D’ailleurs, cet appel rehausse notre sens des noces humaines elles-mêmes, si hautes et si simples à la fois : la présence de Jésus à Cana en soulignait déjà la noblesse (Jn. 2,1ss). Pourtant l’histoire et la société ne cessent de malmener le mariage par des contrefaçons, et désormais par d’affreux contresens : on légifère en vain à ce sujet d’une façon qui discrédite le fondement du droit. Au sujet du mariage humain, S. Paul renvoie tout simplement à la Genèse comme le fit d’ailleurs Jésus : Les deux ne seront qu’une seule chair (Gen. 2,24), avant d’orienter vers une union plus intime dans le Seigneur lui-même : Celui qui s’unit au Seigneur n’est avec lui qu’un seul esprit (I Cor. 6,16s). Le mariage humain dévoile quelque chose de notre vie en Dieu Lui-même, quelque chose des noces de l’Agneau auxquelles nous nous savons conviés. C’est ce dont nous parlent les Béatitudes, le bonheur promis est un mystère d’union et d’unité.

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