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La Sainte Folie du couple ..apprendre à vivre ensemble ..

 

 

 

 

 

INTRODUCTION

 

Comment passer du couple archaïque au couple évolué

 

 

Avouons-le, dans la conscience collective la cause du couple est désespérée, coupée de l'amour. Le couple apparaît comme une tentative impossible, un rêve jamais incarné, une promesse jamais tenue, une réalisation toujours reculée. Le couple ne vivrait l'amour ou l'illusion de l'amour que pendant les pre­miers temps de la rencontre, ensuite tout ne serait qu'aménagements d'associés plus ou moins intelli­gents pour cohabiter de manière agréable.

Mon expérience et mon regard sont aujourd'hui différents. J'ai découvert que le couple, en nous et hors de nous, s'accomplissait en sept étapes s'emboî­tant les unes dans les autres. Ces sept couples, du plus archaïque au plus évolué en passant par le plus conflictuel, révèlent étape après étape un autre visage de l'amour. Connaître ce processus, prendre conscience de cet itinéraire, c'est s'avancer une lampe à la main dans les ténèbres inconscientes du paradoxe amour/haine en ayant l'intuition que l'amour se rencontre et se dévoile au bout de ce voyage en spirale.

Nous n'avons jamais associé la réussite du couple à la notion de changement personnel. Pourtant le couple ne peut rester vivant que dans la mesure où deux êtres évoluent vers eux-mêmes. Ce n'est pas l'autre qu'il faut vouloir changer dans le couple, c'est soi-même, au sens où chaque être est une fleur en éclosion sous le soleil de la conscience de l'autre.

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Les noces intérieures de chacun sont faites de l'équi­libre du masculin et du féminin et de la naissance de cet androgyne qu'est l'enfant-soleil ou le soi.

La rencontre de deux êtres peut progresser vers l'alliance de leurs deux noyaux, de leurs deux enfants-soleils.

Ce parcours, qu'il faut bien appeler initiatique, a ses lois et ses clefs et se déroule selon un certain ordre. Aujourd'hui il devient possible de se diriger avec une conscience ouverte dans cette aventure du couple. La rencontre avec soi-même et la rencontre avec l'autre sont inséparables et il arrive un moment où l'enfer, ce n'est plus jamais les autres. La formule se renverse. Le paradis, c'est avec les autres. Le para­dis, c'est avec l'autre. Que serait un paradis sans l'autre, sans les autres ?

Ce livre est un outil, un outil de transformation individuelle et collective, une grille de décodage, un plan de parcours. Pour tous ceux qui comprennent leur vie en termes d'évolution, les connaissances que nous pouvons nous transmettre les uns aux autres, de parole en parole, de regard en regard, de livre en livre, sont comme les éléments d'un puzzle. Chacun a sa manière d'assembler ces éléments, chacun a son temps d'intégration. Nous vivons à chaque instant au moins sur deux plans à la fois. Un plan de surface où nous nous agitons plus ou moins frénétiquement, où nous agissons : le plan du faire ; et un plan plus sou­terrain, celui de l'être, où nous dévidons le fil du sens. Il me semble que chacun d'entre nous hérite de la, conscience collective de la planète, de la société et du cercle plus restreint de la famille. L'expérience per­sonnelle fait son miel et son fiel à partir de cet héri­tage. Écrire un livre c'est contribuer à l'émergence de ce sens collectif et recueillir les fruits butinés au cours d'une vie.

Je propose un instrument de connaissance et d'exploration de soi, de la relation à soi-même et de la relation à l'autre. Je tente d'apporter un peu de lumière dans cet immense et mystérieux continent qu'est l'amour. Je parle de l'aventure du couple, de

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l'espoir et du projet d'amour qu'il y a dans le couple, ce qui est une manière de faire une jonction, d'établir une « reliance » entre le social et l'individuel. Entre le « je » et le « nous » social, le « nous » du couple établit un pont. La relation entre l'homme et la femme est fondatrice des valeurs d'une société, portique d'une civilisation. Plus nous serons conscients de notre conduite collective et individuelle dans cette rencontre de la différence des sexes, plus nous avan­cerons dans une vie réconciliée.

Ma conviction aujourd'hui, c'est que l'humanité a procédé par essais et erreurs tout comme la science elle-même. Toute différence, y compris la différence des sexes, a commencé par être vécue dans la peur, peur de l'autre, rejet de l'autre. Le désir de vivre, le désir de se reproduire, le désir du plaisir ont été les premières pulsions, accompagnées du désir de mou­rir et de faire mourir, de souffrir et de faire souffrir. Supprimer, exclure, soumettre ont été les réponses instinctives données à cette peur archaïque. Accepter, cohabiter, apprécier, aimer sont les réponses évo­luées pour vivre le désir-plaisir de l'amour. La chance de l'homme et de la femme, c'est de porter l'instinct de cette réconciliation au sein même de l'« attract » sensuel. Pendant des millénaires cela n'a pas suffi pourtant pour éviter le conflit des sexes. Ces deux principes de vie complémentaires se sont férocement exclus mutuellement et rejouent cette exclusion dans nos divorces modernes. La peur archaïque est tou­jours là et elle continue d'alimenter une réponse inadaptée, conflictuelle.

Comment sortir de ce cercle vicieux ?

Par la connaissance. L'instinct n'a pas suffi, il a fallu faire appel à l'intelligence des choses, et nous verrons que l'humain a encore besoin de découvrir une forme supérieure de l'instinct, une Intuition globale et synthétique pour tirer pleinement parti des ressources, de l’intelligence.

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 Tout se passe comme si l'humanité avait expérimenté le règne de la mère puis le règne du père ; et nous nous acheminons vers l'expérience de la coopération de l'homme et de la femme, du féminin et du masculin, au-delà des pouvoirs de la mère et du père sur leurs enfants. Pendant longtemps les enfants ont été la propriété de leurs parents ; aujourd'hui, de plus en plus, l'idée que les enfants n'appartiennent qu'à eux-mêmes fait son chemin. Cette civilisation matricielle correspond aux milliers d'années de la préhistoire. La civilisation patriarcale n'a guère que quatre mille ans et la civilisation éclairée ou andro­gyne se cherche. Un nouveau paradigme est en train de naître, une nouvelle façon de se comprendre et de comprendre les autres, en dehors de toute religion constituée.

Un véritable progrès de conscience ne dépend pas aujourd'hui d'une révélation, d'une promesse de paradis et d'une punition par l'enfer. Le progrès de conscience réside dans l'émergence individuelle à la responsabilité de soi et dans la redécouverte du délice intérieur de la sensation d'amour.

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p20 ...fin de l'Introduction :

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SALOMON  PAULE

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Paule Salomon est issue de deux familles bressanes de générations en générations. Elle fait ses études à Besançon puis à Paris jusqu’à l’agrégation de philosophie. Elle s’intéresse à Nietzsche et à Marx, fait la connaissance de Gilles Deleuze et d’Edgar Morin mais aussi d’André Breton et de Max Pol Fouchet.

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