Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
 

ARTICLES

 

  • 5 ... Avons nous encore une âme,  par Patrick Lacroix ....Dans bien des débats, la question gênante est finalement : que faire de la naissance? La naissance est-elle un résidu encombrant ou une source de sens ?À tout le moins elle est le point aveugle de l'existence et, selon l'heureuse formule de France Quéré : «Personne jusqu'à ce jour n'a réussi à naître tout seul !»
  • 4 .... Basarab Nicolescu : « Il y a toujours un tiers inclus entre les choses opposées qui permet de les considérer simultanément » .....Il y a toujours un tiers (le tiers inclus) entre les choses et les événements opposés qui permet de les considérer simultanément, même s’ils sont irréconciliables (sauf, c’est ce que j’ajoute personnellement, à d’autres niveaux de réalité)
  • 3 ... En Estonie, l'armée britannique offre à ses soldats un guide des meilleurs "shows érotiques" locaux. L'armée du Royaume-Uni est aux petits soins pour ses valeureux guerriers – au point d'avoir sélectionné et décrit, pour les militaires qui stationnaient à Tallinn en 2014, les lieux de strip-teases les plus «intéressants» de la ville.
  • 2 ... Ikea s'excuse à la suite de la publicatin d'un catalogue sans femmes destiné à des juifs orthodoxes. En Israël, la parution de cette brochure a suscité l’indignation. Le grand groupe suédois de mobilier a évoqué « une erreur ».
  • 1 ... Je voudrais savoir pourquoi les chiens chassent les chats, alors qu'ils ne les mangent pas ?

 

CORRELATS

en .fr

 

888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888

_______________________5_________________

Avons NOUS encore un âme ? ...de Xavier Lacroix

 

 

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

 

Donner la vie 

................

p128
Il faut enfin souligner combien paternité et maternité prennent sens l'un par l'autre. C'est un homme tourné vers une femme qui est père, une femme tournée vers un homme qui est mère. Le féminin de la maternité, comme le masculin de la paternité, se mettent en valeur l'un l'autre, s'aidant mutuellement, si la relation est vraie, à dépasser les stéréotypes. Chaque couple révèle et incarne un profil nouveau de la différence sexuelle. Homme et femme : deux corps, deux voix, deux styles, deux formes de tendresse,de parole, d'autorité. Paternité et maternité : deux manières de donner la vie, de la recevoir et de continuer à le faire, l'un avec l'autre, l'un par l'autre'. La remise en cause de la place  de la différence sexuelle dans la parenté ne fait qu'un avec le doute sur l'importance du corps dans la filiation.  Est-il important ou non, secondaire ou non que la vie d'un être humain soit passée par le corps de deux autres personnes, par l'union entre ceux-ci? Un nombre de plus en plus grand d'intellectuels répondent par la négative à cette question. Au nom d'une éthique que je dirai «personnaliste », c'est-à-dire qu'elle souligne    l'unité de la personne et de son corps, au nom du principe d'incarnation, qui est un principe de cohérence, nous devons répondre affirmativement. « Le risque, selon le psychanalyste Christian Flavigny, serait la  tentation d'une création purement artificielle deparenté. Il y aurait là une usurpation du pouvoir social de créer du symbolique », ce dernier ne s'articulant pas au réel, c'est-à-dire au donné, au corps._
     Les débats autour de la «gestation pour autrui » mettent en évidence ces enjeux. ..... suivent 2 pages sur la GPA ...

.....puis...

      L'idée est simple : toute dissociation entre les dimensions de la parenté (charnelle, sociale, affective) implique une discontinuité dans l'histoire du sujet concerné. Et cette discontinuité est une épreuve. Il est possible de dissocier ainsi les diverses dimensions de la parenté, mais c'est a priori un bien élémentaire que de viser leur cohérence. Le droit doit être garant de la cohérence et de la lisibilité de la filiation. Le brouillage dans la signification des mots « père » et «mère », qui verraient leur sens se diluer, ne serait pas une attitude socialement responsable. En effet, c'est le sens même des mots « père» et « mère » qui se dilue dès lors que l'on perd  de vue l'ancrage charnel de la parenté, de la naissance, de la filiation.
    Il est souvent affirmé que la présence de deux parents - de sexes différents en particulier - n'est nullement une garantie d'harmonie, que les relations peuvent devenir violentes, perverties ou catastrophiques, alors qu'un seul parent ou deux « parents » de même sexe peuvent offrir de bonnes conditions de vie à leur enfant. En réponse à cette objection très souvent entendue, une troisième distinction doit être posée : entre les difficultés accidentelles et les difficultés structurelles. Les premières peuvent advenir avec le temps, de manière contingente, en raison de paramètres personnels liés à l'histoire des sujets, face auxquels la société n'a pas de responsabilité particulière. Les secondes sont des données antérieures, a priori ; elles tiennent à la structure corporelle, qui détermine elle-même une structure familiale. La responsabilité sociale est dès lors engagée.

Beaucoup pensent que la société ne doit pas privilégier une structure familiale plutôt qu'une autre. Le débat devient ici plus fondamental, touchant à la philosophie du droit qui nous réunit ou nous divise. Selon les uns, le droit a pour seule fonction d'organiser les conditions minimales de coexistence entre des libertés individuelles, pourvu que celles-ci soient compatibles entre elles. Selon d'autres, la loi est une expression du corps social, une décision collective qui a choisi de soutenir, de conforter certains biens humains fondamentaux, certaines données anthropologiques. On sait aujourd'hui que l'être humain est institué, ce qui veut dire qu'il se construit selon l'étayage de choix collectifs. Pourquoi, diront les uns, sacrifier la liberté individuelle sur l'autel d'une «morale d'État» ? Pourquoi, répondront les autres, sacrifier un patrimoine anthropologique et éthique commun sur l'autel de la fragile autonomie de la volonté ?
              La question se pose dès lors que la procréation n'a pas lieu seulement dans un cadre privé, intime où nul en effet n'a droit de regard, mais dès lors qu'elle entre dans le cadre médical qui suppose la participation - et donc la responsabilité - de la société comme telle. Puisque des tiers - à savoir les enfants - sont impliqués, les volontés individuelles ne sont pas seules en cause. La parole du tiers est non seulement légitime mais moralement nécessaire. La loi en est la forme la plus élémentaire. Ici comme ailleurs, l'individualisme libéral doit rencontrer des limites; il ne peut pas être la seule source du droit.
     Dissociation entre procréation et naissance, entre naissance et filiation, entre filiation et parenté. Le néologisme de «parentalité », neutre, fonctionnel et souvent fonctionnaliste, entérine ces dissociations. Ce qui fonde la parenté est désormais le projet parental. Le respect même de ' l'embryon est subordonné à l'existence de ce dernier. Tout est dans l'intention, la volonté, la parole, le sacro-saint «projet» (notion elle-même bien floue). Considérer que le devenir corporel compte, qu'il soit source de valeur et de sens, cela est renvoyé aux ornières du--«naturalisme».

Dans bien des débats, la question gênante est finalement : que faire de la naissance?

La naissance est-elle un résidu encombrant ou une source de sens ?

À tout le moins elle est le point aveugle de l'existence et, selon l'heureuse formule de France Quéré : «Personne jusqu'à ce jour n'a réussi à naître tout seul !»

Naître, c'est entrer dans un réseau de relations et de liens. Au minimum dans des liens de parenté et de filiation. Cela est encore plus vrai pour l'identité : que serait le nom sans la loi, les héritages, la mémoire, la tradition, les institutions ? Un modèle de famille est nécessairement impliqué dans les représentations de la naissance et de la nomination.
On voit ici que les enjeux ne sont pas seulement individuels. Ils sont aussi relationnels, sociaux, sociétaux. Selon telle idée du corps et de son importance, c'est un modèle de famille et finalement de société qui est impliqué. Il est étonnant à cet égard que ceux qui fustigent à longueur de pages ou de colonnes l'individualisme lui apportent une telle caution dès qu'il s'agit du rapport à l'institution, surtout familiale. Cela vaut aussi à propos du discours sur la sexualité. Les propos - et la philosophie du droit sous-jacente ne se réfèrent qu'à l'individu, aux seuls principes de liberté et d'égalité. Didier Eribon, disciple de Michel Foucault, pouvait ainsi déclarer : « Mon principe: accorder le maximum de droits au maximum d'individus'. » Que peut-on construire sur un tel individualisme ? Que le corps soit foncièrement relationnel, que les relations sexuelles soient appelées à entrer dans un contexte de relations, de liens, d'engagement et - osons le mot - dans un cadre institutionnel, tout cela est entièrement étranger à cette perspective.

Opposées à cet idéalisme, une philosophie et une théologie convergent.
,
Les raisons « philosophiques » en sont les suivantes. ................. suite au prochain numéro ....

__________________________4_____________

Basarab Nicolescu : « Il y a toujours un tiers inclus entre les choses opposées qui permet de les considérer simultanément »

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

Basarab Nicolescu, physicien, président-fondateur du Centre international de recherches et études transdisciplinaires (Ciret) et cofondateur du Groupe de réflexion sur la transdisciplinarité auprès de l´Unesco, évoque pour Ouvertures les impacts de la philosophie du « tiers inclus » de Stéphane Lupasco (1900-1988).  .

... pour qui l'affectivité ..( La question de l'affectivité traverse toute l'œuvre de Lupasco depuis les Thèses de 1935. Elle est pour lui la seule donnée "ontologique": "On s'aperçoit que l'affectivité porte les signes, les caractéristiques de ce que l'on a, de tout temps, considéré comme ontologique, comme l'être : elle se suffit à elle-même, elle est."20 Elle ne comporte pas de temps et d'espace en elle-même : "Il y a de l'espace et du temps dans le phénomène de l'affectivité. Mais c'est l'espace et le temps de ce en quoi elle apparaît et d'où elle disparaît"..."Au fond, à y regarder attentivement, elle n'est que du présent. L'affectivité est en dehors du temps et de l'espace. C'est une totale présence ; elle n'a ni avenir ni passé en elle-même." 21 Or le logique a été défini par le devenir. L'affectivité a les caractères de l'absolu et de l'éternité, du mystère. Même après la découverte du Tiers inclus et de l'orthodialectique contradictorielle, qui ouvre la perspective paradoxale d'un devenir de ce qui est contradictoire en soi, Lupasco maintiendra que l'affectivité est "alogique" puisque absolue.

Colloque Lupasco à l´Unesco

Cette interview a été recueillie dans le cadre du colloque international « À la confluence de deux cultures : Lupasco aujourd’hui », manifestation co-organisée le 24 mars 2010 par la Délégation permanente de la Roumanie auprès de l´Unesco et le Centre international de recherches et études transdisciplinaires (Ciret), avec le soutien de l´Institut culturel roumain (ICR), de l´association « Les Roumains de France » (RDF) et de l´Association pour le dialogue entre science et théologie en Roumanie (ADSTR), à l´occasion du Jour de la Francophonie.

Ouvertures.- En quoi la pensée de Stéphane Lupasco, qui semble prolonger et formaliser celle issue de la physique quantique, est-elle originale ? Pouvez-vous la présenter d’abord en quelques mots ?

 – Basarab Nicolescu.- Son idée centrale est que la contradiction est la texture de l’univers. Tout ce qui est dans le monde, et pas seulement ce qui est dans notre pensée ou nos propositions, résulte d’une tension entre des contradictoires. La pensée de Lupasco est effectivement directement inspirée par l’enseignement de ses professeurs qui furent de grands bâtisseurs de la mécanique quantique.

Le monde n’est pas une unité fusionnelle et harmonieuse de type Parménide, mais une unité de type Héraclite dans laquelle la tension est constitutive des choses. Il y a toujours un tiers (le tiers inclus) entre les choses et les événements opposés qui permet de les considérer simultanément, même s’ils sont irréconciliables (sauf, c’est ce que j’ajoute personnellement, à d’autres niveaux de réalité). Un exemple célèbre est la dualité onde-corpuscule qui est un des fondements de la physique quantique : cette dualité se vérifie au niveau quantique et pas au niveau macrophysique.

– Cette idée de « tiers inclus » est-elle acceptée par les scientifiques contemporains ?

 – La mécanique quantique n’use pas de ce terme : elle parle du « principe de superposition ». Beaucoup d’hommes de sciences admettent cette réalité prouvée sans pouvoir vraiment se la représenter. Dans la physique classique, il y a soit oui, soit non ; soit un électron va vers la droite, soit vers la gauche, pas les deux en même temps. En mécanique quantique, oui et non doivent être pensés ensemble. Les bâtisseurs de cette nouvelle vision de la réalité, comme Heisenberg, parlaient comme Lupasco, mais sans formaliser les choses comme lui.

Ce que les scientifiques ont du mal à accepter, c’est le prolongement de ce constat étrange aux niveaux de la psychologie, de l’histoire, de la politique ou de la société.

Un penseur comme Edgar Morin, avec sa théorie de la complexité, a bien pris la mesure de la pensée de Lupasco qui place la contradiction au cœur des choses.

– Pouvez-vous donner des exemples concrets d’implication de cette théorie ?

 – Un exemple facile à comprendre, dans l’univers social, est la question des conflits qui nous perturbent, que ce soit dans le milieu scolaire ou sur un plan politico-religieux. La médiation est la recherche de ce tiers à inclure entre deux pensées qui s’opposent pour accéder à un autre niveau de réalité où le compromis sera possible.

Je peux donner ce cas, présenté à un colloque de l’Unesco, d’un conflit entre deux groupes de confessions différentes qui avait amené des familles à se battre entre elles. Une fête et un festin partagés ont permis de dépasser les oppositions stériles.

Autre exemple, en politique, on peut faire vivre le tiers inclus, l’intérêt de la nation par exemple, pour favoriser le dépassement des convictions partisanes. Ou la féminisation des postes à haute responsabilité.

 

– Mais je ne vois pas le tiers dans ce que vous venez de dire. Vous valorisez seulement l’un des deux pôles, celui de la femme…

– Quand je dis « féminisation », je ne parle pas du nombre ni de la parité, mais de l’ouverture, chez tous !, aux valeurs généralement portées par les femmes. Je parle au sens métaphorique et symbolique, pas sexuel. Et sans jugement de valeur. On peut ainsi sortir des antagonismes binaires. L’ouverture en politique semble aller dans ce sens, mais à condition qu’elle soit stable et sincère. Sinon, ce sera l’inévitable retour de bâton !

Parlant de bâton, vous connaissez le sketch de Raymond Devos qui met en scène un homme s’étonnant de trouver toujours deux bouts à son bâton, même après l’avoir coupé. Et cela, à l’infini. Entre les deux bouts, il y aura toujours le tiers, infiniment inclus.

– Vous parlez de tiers inclus, d’infini, d’autre niveau de réalité, tout cela fait penser à la spiritualité ?

– Oui, entre autres, mais aussi à l’esthétique, à l’art en général… Et puis, si j’évoque la spiritualité, il s’agit d’une spiritualité laïque, libre dans sa quête du tiers inclus entre moi et le monde et qui peut nous réconcilier. Les religions c’est autre chose. On peut suggérer une spiritualité sans dogme.

Belle arme contre tous les sectarismes. Cette pensée à qui la physique quantique donne des bases concrètes peut-elle s’enseigner simplement ?

– Oui, cela se fait même sans le savoir, avec les contes de fées ou les oxymorons, dans lesquels on met ensemble les opposés. Les enfants acceptent cela sans aucun problème. Ils n’ont pas l’esprit sclérosé par la pensée binaire qui est une pensée d’exclusion. En effet, quand on exclut l’autre, on n’exclut pas seulement l’autre extérieur, mais aussi l’autre qui est en nous, le tiers qui fait un pont entre l’autre et nous. C’est cela, la transdisciplinarité.

__________________________3______________________

En Estonie, l'armée britannique offre à ses soldats un guide des meilleurs «shows érotiques» locaux

RT, 18 février 2017

<<<<<<<<<<<<<<<<RT<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<

L'armée du Royaume-Uni est aux petits soins pour ses valeureux guerriers – au point d'avoir sélectionné et décrit, pour les militaires qui stationnaient à Tallinn en 2014, les lieux de strip-teases les plus «intéressants» de la ville.

Que font donc les troupes de l'Otan dans les pays baltes ? Des démonstrations de force à la frontière russe, mais pas seulement : d'après la BBC, les soldats britanniques qui prenaient part à des exercices militaires de l'Alliance atlantique à Tallinn en 2014 se sont vus conseiller par leur direction... les meilleurs points de strip-tease de la capitale estonienne !

Plus exactement, les militaires ont reçu un livret – élaboré avec l'argent du contribuable britannique, précise notamment le Daily Mail britannique – indiquant dans quels établissements de la ville se trouvaient les «plus belles danseuses». Et il n'était pas question de n'importe quel type de danse : le «Guide de Tallinn pour les forces amies» (puisque c'est ainsi qu'il s'appelait) listait les meilleures adresses érotiques de la ville, telles que le «X Club», où, selon la brochure de l'Armée, «les filles les plus sexy vous surprendront avec les shows érotiques les plus fous»... Dans le même veine, «Soho» était décrit dans le livret très officiel comme «le plus gros strip club d'Estonie», et le «Lasso Baar» comme «un grand bar à strip-tease, avec des danseuses parmi les plus belles».

Véritable guide de l'amateur des lieux de plaisir nocturnes estoniens, le document conseillait aux soldats de sa Majesté d'utiliser de l'argent liquide dans les établissements cités, et d'y laisser un pourboire de cinq à 20 euros. Cerise sur le gâteau : les militaires de l'Alliance atlantique se voyaient recommander d'aller faire un tour dans les boutiques de lingerie de la capitale estonienne, afin d'y trouver des idées de cadeaux pour leurs compagnes...

__________________________2______________________

Ikea s’excuse à la suite de la publication d’un catalogue sans femmes destiné à des juifs orthodoxes

En Israël, la parution de cette brochure a suscité l’indignation. Le grand groupe suédois de mobilier a évoqué « une erreur ».

Le Monde.fr le 18.02.2017

<<<<<<<<<<<<<<<<<<LM<<<<<<<<<<<<<<

Un catalogue sans aucune image de femmes : c’est ce qu’a publié en février la filiale israélienne d’Ikea, provoquant une vague d’indignation. La publication était censée séduire la clientèle juive orthodoxe : certains observent une ségrégation entre les sexes et les images de femmes et de filles sont supprimées des publicités qui leur sont adressées.

Face à la polémique, Ikea a fini par exprimer ses regrets. Une porte-parole de l’entreprise en Suède a affirmé que la marque « défendait l’égalité des droits ». « Nous avons trouvé que la brochure de la branche locale d’Ikea ne respectait pas cela », a-t-elle admis. La marque, qui évoque « une erreur », a tenu à souligner que l’initiative de ce catalogue était venue de cette filiale et n’avait pas transité par le siège. Shuky Koblenz, directeur exécutif d’Ikéa en Israël, a présenté des excuses.

La brochure avait été conçue pour cibler la communauté juive orthodoxe, qui représente environ 10 % de la population israélienne et qui a une stricte interprétation de la loi juive. Dans le catalogue figurent des produits censés leur plaire, comme des grandes bibliothèques pour ranger les livres saints, selon le site d’informations en ligne Ynet.

La couverture montre un orthodoxe feuilletant un livre près d’une grande bibliothèque remplie de textes sacrés alors que deux garçons jouent sur un tapis. « Conçu spécialement pour vous », peut-on lire en hébreu. Ikea, avec environ 400 magasins dans près de 50 pays dans le monde, compte trois boutiques en Israël.

Ce n’est pas la première fois que la marque se retrouve dans une telle situation : elle avait déjà dû présenter des excuses après avoir effacé les femmes d’un catalogue publié en Arabie saoudite.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2017/02/18/ikea-s-excuse-a-la-suite-de-la-publication-d-un-catalogue-sans-femmes-destine-a-des-juifs-orthodoxes_5081818_1656994.html#KeI6FH4pALb0jpeJ.99

__________________________1_______________________

à compléter ...