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 EXTRAITS :

  • 20) ....«L'âme des grandes villes occidentales va-t-elle survivre au tourisme de masse ?» ..... Il y a dans le tourisme de masse une version radicalisée du consumérisme le plus aliénant. Le monde est désormais censé offrir au voyageur préformaté une série d'expériences dont il pourra ensuite témoigner sur les réseaux sociaux. Il n'est plus fait pour être habité mais pour qu'on y passe en coup de vent, avec le plus de facilités possible, sans jamais vraiment sortir de sa bulle. Le touriste ne visite pas le monde mais s'en empare. Il ne l'effleure pas mais le piétine.
  • 19)... Abraham Maslow, au-delà de la pyramide des besoins. Co-fondateur d’une troisième et même d’une quatrième force de la psychologie, Abraham Maslow a voulu renouveler la vision de l’homme et de ses potentialités. Sa « pyramide des besoins » n’est que la partie émergée de l’iceberg.
  • 18) ... Disney envisage de créer des robots-câlins. Le premier groupe de divertissement au monde a déposé un brevet pour des robots autonomes. Ces machines devraient être capables de répondre aux interactions humaines.
  • 17) ... Avec le club Concrete, la nuit parisienne revoit le jour. Avec le « Samedimanche » et ses 28 heures de fête non-stop, la capitale entend retrouver la frénésie des années 1990.
  • 16) ... Brigitte Trogneux est habillée par LVMH et alors ? L'épouse d'Emmanuel Macron se fait prêter des tenues par le groupe français LVMH pour ses apparitions officielles. Des prêts, et non des cadeaux : une nuance de taille.
  • 15) .... à Berçy Macron s'entoure d'une myriade de célébrités ....Parmi elles, les acteurs Pierre Arditi, Vincent Lindon, Line Renaud et Danièle Evenou, la photographe Bettina Rheims, le réalisateur Régis Wargnier, l'écrivain Philippe Besson, l'éditrice Valérie-Anne Giscard d'Estaing, fille de l'ex-président, la musicienne Catherine Lara, l'auteur de BD Marjane Satrapi, le metteur en scène Jérôme Deschamp, l'humoriste Yassine Belatar... Sont également présents, selon l'entourage du candidat, l'animateur Stéphane Bern, le footballeur Yohan Cabaye, l'architecte Roland Castro, et le président du RC Toulon Mourad Boudjellal. D'autres personnalités ont été aperçues dans les travées de Bercy, comme l'animateur Bernard Montiel et la chanteuse Dani.
  • 14) .... «Si elle se montre avec l'un de nos produits, on en vend 50.000»   ... Ne pas y être? Inimaginable..... «Je suis heureux de vous accueillir en présence de deux icônes», lance Bernard Arnault. «Ce soir, reprend l'une d'entre d'elles ( hcq: ...Les Noces de Cana  ?... Jésus ...? ...Marie ? ), quand nous quitterons cette salle, nous serons des personnes différentes.» L'autre ( ...la Joconde ...) conserve son sourire énigmatique.
  • 13) .... "La vie ne danse qu'un instant" ..roman de Théresa Révay dans les pas de Cecil Saint Laurent ....Reporter de guerre au New York Herald Tribune, cette belle femme voyage beaucoup, et toujours léger: sa machine à écrire et une robe du soir lui suffisent comme bagage. D'un bar d'hôtel, ou d'une salle de presse, elle raconte à ses compatriotes la vie à Rome sous le fascisme, à Madrid dans la guerre civile.
  • 12) .... Organiser le monde des loisirs ...expliquer comment les organisations de loisirs mobilisent des ressources pour attirer de nouveaux membres et les fidéliser. Pour perdurer et gagner en popularité, ces organisations doivent organiser le plaisir (fun) des membres. ... Supporteurs ...
  • 11) ....Allemagne : une jeune femme vend sa virginité 2,3 millions d'euros .... Pour justifier son geste, la jeune femme répétait inlassablement la même phrase : « Je veux vendre ma virginité avec le site Cinderella Escorts plutôt que de la donner à un futur ami qui aurait pu me quitter de toute façon, expliquait-elle. Et je pense que de nombreuses autres filles partagent mon opinion.
  • 10) ... Inde : l’agression sexuelle de masse à Bangalore du Nouvel An imputée à l’influence de l’Occident. De nombreuses Indiennes ont fait face à une agression sexuelle d'envergure lors des célébrations du Nouvel an à Bangalore. Les autorités locales parlent d'imitation de l’Occident par les femmes. La police présente sur place n'est pas intervenue.
  • 9) ... La pornographie progresse à toute vitesse chez les jeunes. Les études liées à la pornographie sont d’ordinaires peu attrayantes, mais lorsqu’elles concernent les jeunes, elles font à tout le moins froid dans le dos. Ainsi, selon un sondage Ipsos réalisé pour l’Observatoire de la parentalité et de l’éducation numérique (Open), un enfant sur sept visionne son premier film pornographique avant ses 12 ans et un mineur sur trois a fait cette expérience à l’âge de 13 ou 14 ans.
  • 8) ... Bras de fer entre l'État et « le roi des forains ». Des poids lourds ont bloqué la place de la Concorde pour soutenir Marcel Campion et sa Grande Roue.
  • 7) ... Du porno pour les enfants de 12 ans. Il est urgent et important de vous alerter sur la sortie aujourd’hui mercredi au cinéma du film "Sausage Party",
  • 6) ....Le dérangement du Monde, Bernard Plouvier : ..... C’est faire preuve d’une lâcheté impardonnable que de laisser ses enfants exposés aux turpitudes et à la profonde amoralité de nouveaux maîtres et d’envahisseurs venus d’un autre monde conceptuel.
  • 5) ....Délit d’entrave numérique : « Leur philosophie n’est autre que la recherche stricte de la jouissance »
  • 4) ....Sausage Party : ..."Un héros va se dresser"
  • 3) ....« Rocco » : ....l’étalon italien passe à confesse  ... « cette adorable Italie où, selon Balzac, la religion est une débauche et la débauche une religion »....« Le catholicisme, disait Oscar Wilde, n’est fait que pour les pécheurs et les saints. »
  • 2) ....Quand un vibromasseur silencieux secoue la politique locale en Allemagne
  • 1) .... Chaque religion, la plupart des systèmes politiques modernes (en se souvenant que les institutions antiques et médiévales s’appuyaient sur le phénomène religieux) reposent sur un rêve de bonheur personnel, à la condition de s’intégrer à une collectivité.  ......En contrées hautement civilisées à l’américaine, la qualité de l’individu se repère – pour au moins 90% des observateurs – par ses avoirs en argent ou par son pouvoir (qu’ils soient gagnés honnêtement ou non n’est d’aucune importance) qui lui permettent d’obtenir les biens et les services réputés haut-de-gamme

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«L'âme des grandes villes occidentales va-t-elle survivre au tourisme de masse ?»

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TRIBUNE - Figure de la vie intellectuelle québécoise, Mathieu Bock-Côté s'inquiète de la disneylandisation d'un monde affadi et uniforme, soumis à la logique consumériste au détriment des populations locales.

Un quotidien québécois révélait récemment une surprenante étude menée par l'Office du tourisme de Québec, à propos du potentiel touristique de la vieille capitale de la Belle Province. On y apprenait que les touristes américains sont globalement charmés par la ville mais rebutés par la langue et la culture françaises: apparemment, elles les effraieraient. Mais chose encore plus étonnante, l'étude nous informait aussi que de nombreux commerçants de la ville, inquiets des sentiments mélangés éprouvés par les touristes américains, se demandaient eux-mêmes de quelle manière neutraliser cet irritant majeur limitant le potentiel touristique de Québec.

Comment faire en sorte que la langue française et la culture québécoise n'indisposent pas ceux qui veulent simplement profiter de la beauté de la ville et de ses paysages magnifiques sans s'encombrer d'un contact décrété pénible avec la culture locale? Ne pourrait-on pas vider un pays de son peuple pour le rendre plus attrayant? Que le Québec serait beau sans les Québécois!

Le développement touristique pousse pratiquement à l'évacuation des quartiers historiques des populations locales, jugées anachroniques. Partout s'implantent les mêmes enseignes et s'ouvrent les mêmes boutiques pour éviter un dépaysement exagéré aux voyageurs modernes

Pourtant, les conclusions de cette étude étaient moins loufoques qu'on a pu le croire. Si les Québécois faisaient un peu de zèle en croyant devoir s'effacer pour mieux accueillir, leur réaction restait symptomatique de l'esprit de notre temps. Elle témoignait de la progression de l'idéologie touristique, qui consiste à réaménager de plus en plus les grandes villes des pays occidentaux pour les mettre au service non plus de ceux qui y habitent mais de ceux qui les visitent. Les vieilles lois de l'hospitalité se renversent.

Le développement touristique pousse pratiquement à l'évacuation des quartiers historiques des populations locales, jugées anachroniques. Partout s'implantent les mêmes enseignes et s'ouvrent les mêmes boutiques pour éviter un dépaysement exagéré aux voyageurs modernes. Ne reste plus qu'un décor asséché. Il y a quelque chose d'ironique à entendre à répétition des éloges de la diversité alors que la tendance lourde est à la standardisation de l'existence. C'est ainsi qu'une grande ville peut se positionner avantageusement dans le circuit du tourisme mondialisé: elle s'aseptise tout en se folklorisant.

C'est la disneylandisation du monde, comme l'avait deviné Michel Houellebecq dans «La Carte et le Territoire»

Car on agrémentera néanmoins le paysage urbain de quelques symboles locaux élaborés selon les codes de l'authenticité manufacturée. À Montréal, on trouvera quelques boutiques consacrées aux Amérindiens. À Paris, on entendra un joueur d'accordéon jouant le rôle du Franco-Français. Il faut bien donner l'impression au touriste de rencontrer la culture locale pour pimenter son passage sur place. C'est la disneylandisation du monde, comme l'avait deviné Michel Houellebecq dans La Carte et le Territoire.

L'écrivainprophétisait la muséification de l'Europe, sa transformation en aire de vacances ne sachant plus offrir autre chose au monde que sa gloire passée à visiter. On fabrique des décors en carton-pâte, on ajuste les spécialités locales aux saveurs mondialisées: la ville est reconstruite pour que les touristes vivent une expérience décrétée inoubliable. Pour emprunter les mots de Simon Leys, «à notre époque qui connaît une telle inflation touristique, le voyage est devenu expérience si rare et si précieuse».

Le tourisme de masse devient l'armée d'occupation de la mondialisation qui partout impose ses codes à des populations locales qui doivent s'y plier ou décamper

Souvent, devant une belle église qu'on aimerait contempler et où on aimerait se recueillir surgit un commando de photographes amateurs brandissant leur téléphone portable et obstruant le paysage, au point de le gâcher. C'est ainsi que s'impose une petite barbarie souriante. Le tourisme de masse s'est initialement présenté comme un cosmopolitisme démocratisé. Les splendeurs de la planète seraient à la portée de tous. On constate aujourd'hui ses effets ravageurs.

» LIRE AUSSI - Ces perles de la Méditerranée asphyxiées par le tourisme de masse

Le tourisme de masse devient l'armée d'occupation de la mondialisation qui partout impose ses codes à des populations locales qui doivent s'y plier ou décamper. Cette armée défile dans les rues où elle manifeste sa puissance. Chaque jour, des milliers de badauds croient baguenauder alors qu'ils marchent au pas cadencé en écoutant dans leur iPod les mêmes chansons qui tournent en boucle à travers la planète. On pourrait parler de colonialisme touristique: les codes de la mondialisation s'imposent sauvagement.

Il y a dans le tourisme de masse une version radicalisée du consumérisme le plus aliénant

Les pays sont transformés en autant de provinces domestiquées d'un vaste empire qui se réclame du progrès et ne tolère pas qu'on lui résiste. Sans surprise, ce tourisme de masse s'accompagne d'une effrayante muflerie. Non seulement il condamne les cultures nationales à un absurde dilemme entre l'américanisation et la folklorisation, mais il entraîne souvent une dégradation insensée du patrimoine.

On sait le mauvais sort fait à Venise, Barcelone et Prague. Les deux premières subissent le débarquement régulier de touristes, la troisième est littéralement noyée en été sous des flots humains qui la gâchent. Ces villes ne sont pas les seules et on pensera seulement, pour s'en convaincre, au délire des cadenas des ponts de Paris ou au saccage d'une station balnéaire comme celle de Waikiki (Hawaï).

Le touriste ne visite pas le monde mais s'en empare. Il ne l'effleure pas mais le piétine

Il y a dans le tourisme de masse une version radicalisée du consumérisme le plus aliénant. Le monde est désormais censé offrir au voyageur préformaté une série d'expériences dont il pourra ensuite témoigner sur les réseaux sociaux. Il n'est plus fait pour être habité mais pour qu'on y passe en coup de vent, avec le plus de facilités possible, sans jamais vraiment sortir de sa bulle. Le touriste ne visite pas le monde mais s'en empare. Il ne l'effleure pas mais le piétine.

Il ne s'agit évidemment pas de maudire le voyage mais de constater qu'on ne saurait asservir la planète au modèle du consommateur à la recherche de belles photos et d'émotions fortes et qui, pour cela, se donne le droit de se comporter comme une brute là où il met les pieds. On comprend dès lors la passion suscitée par les livres magnifiques de Sylvain Tesson. Au-delà de l'aventure et des risques physiques extrêmes, c'est la possibilité même d'une existence qui ne soit pas préprogrammée qui nous bouleverse et nous redonne le désir de la liberté.

* Sociologue, chargé de cours à HEC Montréal et chroniqueur à Radio-Canada. Le récent ouvrage de Mathieu Bock-Côté, «Le Multiculturalisme comme religion politique» (Éditions du Cerf, 2016), a été salué par la critique.

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 23/12/2017.

 

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Abraham Maslow, au-delà de la pyramide des besoins

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Co-fondateur d’une troisième et même d’une quatrième force de la psychologie, Abraham Maslow a voulu renouveler la vision de l’homme et de ses potentialités. Sa « pyramide des besoins » n’est que la partie émergée de l’iceberg.

Abraham Maslow ? Le nom évoque presque automatiquement la fameuse « pyramide des besoins », si visuelle, et la théorie de la motivation, ébauchées dès les années 1940 (Psychological Review, juillet 1943), avant d’être progressivement finalisées jusqu’à la mort du maître en 1970. Besoins physiologiques, de sécurité, d’appartenance et d’amour, d’estime, puis d’accomplissement de soi, savamment hiérarchisés et organisés dans une dynamique de progression : le principe est au cœur de la psychologie humaniste que Maslow (1908-1970) a contribué à lancer et qui s’appuie sur une vision positive des êtres humains, sur l’idée d’une possible croissance personnelle et collective. Pour un monde meilleur. Elle aurait engagé une véritable révolution, tant dans les domaines de la psychologie et de la thérapie que dans ceux de l’entreprise et du management, mais également de la philosophie et de l’épistémologie.

Le déclic

New-York, 1908. Naissance d’Abraham Maslow, loin de l’intense vie culturelle du début du XXe siècle et des hautes sphères universitaires. Fils aîné d’immigrés russes, il ne tarde pas à souffrir d’être le seul juif de l’entourage. Il est très solitaire, excessivement timide et ne s’aimait pas, apprend-on dans la courte biographie du psychologue Robert Frager (1). Ses parents ne sont pas allés à l’école, mais l’encouragent à étudier pour qu’il devienne un jour avocat. Fausse route : après une semaine de cours à la faculté de droit, il décide d’arrêter pour « tout étudier », dit-il à son père qui ne comprend pas sa « rage d’apprendre ». Brillant, il peut effectivement tout faire et son QI de 195, évalué plus tard, aurait été le deuxième jamais mesuré à l’époque. Il opte pour la psychologie et part à l’université du Wisconsin où il obtient son diplôme en 1928 puis son doctorat en 1934.

Il se consacre un temps à la recherche expérimentale auprès d’Harry Harlow qui étudie les primates, avant de rejoindre Edward Thorndike à la Columbia University pour découvrir la force du béhaviorisme, puis d’enseigner au Booklyn College de New York à partir de 1937.

Freud l’inspire aussi en lui montrant notamment l’importance de la sexualité dans les rapports sociaux. Mais le béhaviorisme systématique, comme la sombre psychanalyse « du sous-sol de la cave », pour citer Aldous Huxley, le laisseront insatisfait. Il aspire à plus de créativité et de lumière. C’est finalement en fréquentant l’anthropologue Ruth Benedict, et le fondateur de la psychologie de la gestalt (ou de la forme) Max Wertheimer, qu’un déclic se produit. Maslow est subjugué par leur intelligence et leur humanité. Il prend des notes sur eux pour saisir le secret de leur rayonnement, d’abord de manière informelle. Puis il constate que ces cas ne sont pas isolés. « Tandis que je cherchais à comprendre, que je réfléchissais sur eux, je réalisai dans un moment d’émerveillement que leurs deux schémas se prêtaient à la généralisation », rapporte-t-il à plusieurs reprises lors de conférences, ou dans son ouvrage posthume Être Humain (1971).

Mais alors, comment devenir l’un de ces êtres accomplis ? « Qu’est-ce qu’un bon être humain ? De quoi les êtres humains sont-ils capables ? Qu’est-ce qui fait que les êtres humains sont heureux, créatifs, épanouis ? Comment pouvons-nous déterminer qu’une personne a totalement réalisé ses potentialités à moins de savoir ce que sont ces potentialités ? Comment pouvons-nous véritablement transcender l’immaturité et l’insécurité de l’enfance, et dans quelles circonstances pouvons-nous le faire ? »

Toutes ces questions, rapportées par Robert Frager, habitent Abraham Maslow qui opère bientôt une révolution copernicienne le poussant à se concentrer sur les individus sains et porteurs d’espoir, plutôt que sur des nœuds de symptômes poussant au cynisme. Il vit une autre révélation, en assistant à un défilé patriotique au début de la Seconde Guerre mondiale, et sent que nul ne comprend alors Hitler ou Staline.

« Ce fut à cet instant que je pris conscience de devoir consacrer le reste de mon existence à découvrir une psychologie de la paix », rapportera-t-il. « J’entendais prouver que les êtres humains sont capables de quelque chose de plus grand que la guerre, le préjugé et la haine. Je voulais que la science s’intéresse aux problèmes réservés aux non-scientifiques : la religion, la poésie, les valeurs, la philosophie, l’art. » C’est alors qu’il s’éloigne de la recherche expérimentale pour mieux comprendre les « meilleurs spécimens de l’humanité » afin de tirer celle-ci vers le haut par la même occasion. Il a conscience de vivre intimement et collectivement une révolution : « J’en suis arrivé à penser à cette tendance humaniste en psychologie comme à une révolution au sens le plus vrai et le plus ancien du terme, au sens où Galilée, Darwin, Einstein, Freud et Marx ont déclenché des révolutions, c’est-à-dire de nouvelles manières de percevoir et de penser, de nouvelles images de l’homme et de la société, de nouvelles conceptions de l’éthique et des valeurs, de nouvelles directions vers lesquelles aller. Cette troisième psychologie est maintenant une des facettes d’une nouvelle philosophie de la vie, d’une nouvelle conception de l’homme, l’aube d’un nouveau siècle de travail… »

Vers l’accomplissement de soi

La tâche est immense. Après avoir quitté New York et rejoint l’université Brandeis près de Boston en 1951, où il va rester dix-huit ans, Maslow affine sa vision de cette nouvelle psychologie et de la nature humaine. Il publie la première édition de Devenir le meilleur de soi-même (Motivation and personality) en 1954, ouvrage repris et augmenté en 1970, où il précise d’abord sa théorie de la motivation, à partir de l’étude des besoins fondamentaux et de leur hiérarchie. C’est déjà une approche globale de la personne, qui tient compte de paramètres multiples, des plus élémentaires (physiologiques) aux plus élevés (ontiques), mais aussi des biais culturels, de l’éducation, de la situation, de la structure de caractère. S’accomplir reviendrait aussi à satisfaire progressivement et par degrés tous ces besoins, en franchissant un à un les échelons de sa pyramide. Si tout le monde peut y prétendre, une telle réalisation serait le fruit de la maturité, d’après les observations du chercheur.

À l’inverse, certaines formes de frustrations de ces besoins entraînent le développement de pathologies, voire d’un esprit de destruction. Une manière de corréler la notion de santé psychique à celle d’accomplissement de soi et de développer une conception nouvelle de la psychothérapie, « comme modèle de bonne relation humaine ». Toute relation interpersonnelle positive aurait d’ailleurs une vertu thérapeutique, selon Maslow. C’est elle qui permettrait de couvrir les besoins élevés de sécurité, d’appartenance, d’amour, d’estime personnelle. Au thérapeute d’aider la personne à repérer ces potentialités et à débusquer les résistances, la raison (consciente ou non) des pulsions et des frustrations (c’est là que la psychanalyse peut encore aider), afin de devenir un individu accompli.

Et qu’est-ce qu’un être accompli ? Une personne pouvant s’accepter telle qu’elle est « avec stoïcisme ». Elle est spontanée, indépendante, capable d’émerveillement, et de se décentrer de son moi ; elle éprouve un sentiment d’appartenance à la communauté humaine. Elle a des relations interpersonnelles enrichissantes, des repères éthiques forts, de l’humour ; elle est encore créative et indépendante vis-à-vis de sa culture d’appartenance. Telles sont les nombreuses qualités idéales que Maslow repère chez des individus qui tendent vers l’accomplissement, et sont donc au-dessus des classes, des castes, du nationalisme. Un gage de la paix tant espérée. Mais ce n’est pas tout. Ces personnes sont aussi capables de vivre des expériences « paroxystiques », autre concept clé chez le théoricien, c’est-à-dire « des moments passagers de plénitude (et) d’extase qu’il est impossible d’acheter, de garantir, ou même de solliciter. On ne peut qu’être (…) surpris par la jouissance ». C’est ce que décrit le chercheur dans son ouvrage Être Humain à la fin de sa vie, où il en profite pour affiner sa conception de l’individu accompli. Il insiste sur l’importance des choix positifs à faire et la nécessaire résistance à la peur, sur les valeurs de courage et d’honnêteté, sur la spontanéité pour « écouter les voix de l’impulsion » et laisser émerger son moi, son potentiel, ses goûts personnels. Il s’agit d’un être qui met tout en œuvre pour « devenir excellent, ou tout au moins aussi excellent que possible ». Un être qui, donc, saura vivre et reconnaître les expériences paroxystiques.

Maslow précurseur et philosophe

À ces nouveaux objectifs humanistes plus élevés, doivent aussi correspondre une nouvelle catégorie de thérapeutes qui doivent aider le patient à faire advenir cette part élevée d’humanité, mais aussi à se connaître tout simplement soi-même. Maslow parle de « socio-psychologues », de « métaconseillers » qui faciliteraient la satisfaction des « métabesoins », ou même « d’ontogogues », ou thérapeutes de l’être. « Il se pourrait que certains thérapeutes en viennent à se considérer comme des conseillers philosophiques ou religieux », va-t-il jusqu’à dire dans Être Humain. Et c’est bien en philosophe qu’il revisite la psychologie. Il se réfère à plusieurs reprises au modèle taoïste pour désigner l’attitude qui consiste à laisser émerger librement, presque spontanément notre potentiel (qualités, talents, destin), et propose d’appliquer ce principe au champ de l’éducation et à toutes relations interpersonnelles de qualité régies par une forme « d’amour ontique » désintéressé.

« Aimer son bébé, ou un ami, ou une profession, ou même son ‘‘problème’’ ou son champ d’étude scientifique, peut être si complet et ouvert qu’il devient non interférant, non intrusif, c’est-à-dire l’aimant juste tel qu’il est et tel qu’il deviendra sans aucune impulsion pour le changer ou l’améliorer. Il faut beaucoup d’amour pour être capable de laisser quelque chose seul, le laisser être et devenir. » Cela n’implique pas une posture du laisser-faire, du non-agir, mais d’ouverture honnête à la découverte de soi et du monde.

Voilà qui doit aussi renouveler l’éthique de la connaissance, vivifier l’épistémologie et refonder la recherche scientifique pour Maslow, qui revient fréquemment sur le sujet. Tout chercheur doit renoncer au dogme, au canevas établi pour se laisser surprendre par la jouissance de la vérité… comme dans toute expérience paroxystique. Dans une lettre écrite peu de temps avant de mourir, le psychologue-philosophe avoue enfin vivre « à tel point dans mon monde d’essence platonicienne, à m’entretenir avec Platon et Socrate, à tenter de convaincre Spinoza et Bergson, et à fulminer contre Locke et Hobbes, que je ne vis qu’en apparence dans le monde extérieur. » De quoi donner une hauteur de vue à la nouvelle discipline en gestation, et l’élan nécessaire à l’Association de psychologie humaniste qu’il fonde en 1962, avec Rollo May et Carl Rogers. Une vie d’étude ne suffit pas à Abraham Maslow pour asseoir et légitimer toutes ses positions, notamment la « quatrième force » ou psychologie transpersonnelle. Et pour cause, il meurt trop tôt d’une crise cardiaque, en 1970 à 62 ans, peu de temps après avoir quitté l’université Brandeis et présidé la prestigieuse Association américaine de psychologie.

Il proposait de poursuivre ses recherches, en les confrontant aux autres cultures, en intégrant toujours la dimension philosophique ou artistique à la recherche de l’accomplissement de soi. À la recherche tout court, d’ailleurs, et à la science en général.

Maslow n’a pas manqué de successeurs pour prolonger ses travaux sur l’application de sa théorie des besoins et de la motivation à la psychologie du travail, tels que Frederick Herzberg ou David McClellan. Ses propos ont également trouvé écho, avec plus ou moins d’honnêteté, dans le marketing pour positionner un produit. C’est aujourd’hui dans le courant de la nouvelle psychologie positive (voir le dossier du Cercle Psy n° 23), développée avec tant d’énergie, que l’on retrouve bon nombre de ses idées : le fait de prendre les caractéristiques des individus sains pour étalon et non les symptômes, d’étudier les conditions d’accès à la plénitude et au bonheur, d’encourager le dépassement de soi comme la conscience de l’instant présent. Et ses observations sur l’accoutumance aux expériences positives ne sont sans rappeler l’habituation hédonique, ou lassitude du bonheur même, étudiée en psychologie positive. Il nous a conviés, avant tout, à une quête de sens et de bonheur, dont il est tant question aujourd’hui.

Maslow et le monde de l'entreprise

Platon, Socrate, Spinoza n’ont finalement pas réussi à arracher Abraham Maslow au réel, malgré ses dires : le monde de l’entreprise lui donne même l’occasion de quitter son laboratoire pour confronter ses théories au management. En rejoignant Non-Linear Sytems durant l’été 1962, entreprise high-tech californienne, comme chercheur invité, Maslow s’aperçoit que sa vision de l’accomplissement est transposable au contexte professionnel. Les besoins fondamentaux de l’être humain ne seraient donc pas incompatibles avec les objectifs de l’entreprise. L’accomplissement de soi serait même un gage d’efficacité ! Tout le monde y gagne, à condition que ces besoins soient justement respectés, que le collaborateur se trouve impliqué dans la vision globale de l’entreprise et qu’on lui accorde assez de confiance pour qu’il se sente valorisé et maître de ses tâches. Un principe aujourd’hui défendu point par point par la psychologie positive, qui propose de détoxifier des pratiques agressives et contre-productives de management.

Sophie Viguier-Vinson

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Disney envisage de créer des robots-câlins

Par Nicolas Brouste Publié le 10/04/2017 <<<<<<<<<<<<<<<<<LFP<<<<<<<<<<<<<<<<

Le premier groupe de divertissement au monde a déposé un brevet pour des robots autonomes. Ces machines devraient être capables de répondre aux interactions humaines

Disney travaille sur un robot conçu pour les câlins. Le géant de l'animation a récemment déposé une demande de brevet pour un automate destiné aux enfants,rapporte le site Ars Technica . Le document décrit cette invention comme: «Un robot au corps mou conçu pour des interactions avec les êtres humains.» En somme, une peluche automatisée. La machine aurait une forme humanoïde constituée d'une structure rigide comme pour la majorité des robots. Mais ce squelette serait complété par un ensemble de systèmes donnant à l'appareil une sensation plus vivante et moins métallique. Ces caractéristiques sont décrites dans le brevet comme: «des vides remplis par des fluides», «des membranes flexibles» et des «capteurs de pression».

Un automate de personnage Disney

L'invention serait capable de répondre aux interactions humaines. Au-delà de ces réactions, la machine pourrait aussi être télécommandée. En outre, ces automates prendraient la forme de personnages tirés de leurs films d'animation. Un autre robot est mentionné dans le brevet, un phoque automatique répondant aux caresses. Idée assez proche du Phoque Paro, robot thérapeutique ayant la forme du mammifère marin.

Les créateurs de Mickey ont déjà testé leurs prototypes avec des enfants et décrivent leur machine comme «robuste lors des interactions physiques». La technologie semble donc sûre pour les plus petits. Il est possible que dans quelques années, les visiteurs de Disneyland puissent interagir avec de tels robots, ou tout simplement les acheter dans un magasin de jouets. Cependant, un dépôt de brevet n'équivaut pas à une annonce de lancement de produit. Beaucoup de ces concepts restent inexploités et tombent dans l'oubli.

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Avec le club Concrete, la nuit parisienne revoit le jour.
Avec le « Samedimanche » et ses 28 heures de fête non-stop, la capitale entend retrouver la frénésie des années 1990
Par Le 11 avril 2017 <<<<<<<<<<<<<<LeMonde<<<<<<<<<<<<<<<<

 

Dimanche 2 avril, il est 7 heures, Paris s’éveille. Entre les 12e et 13e arrondissements, le métro file sur le viaduc d’Austerlitz. Sur la Seine, un Zodiac de la préfecture de police trace vers la BNF. Sous le pont Charles-de-Gaulle, un SDF s’est hissé au-dessus d’une palissade pour regarder de l’autre côté. A quelques mètres de son abri de fortune, on fait encore la fête. Sur la longue barge de Concrete, amarrée au port de la Rapée, de jeunes gens réunis en petits groupes se confient, d’autres dessaoulent, la tête renversée contre les battants d’une balancelle, le sol tremble au son des basses. Des vigiles veillent sur des fêtards isolés. De la terrasse du Wanderlust, situé en face, on est déjà tombé.

Au premier niveau, un long couloir chaud et humide fait oublier la brise matinale. Derrière une foule compacte et bondissante, les bras d’un DJ s’agitent dans les premiers rayons de soleil. « Ce moment magique, on va pouvoir le recréer tous les week-ends », s’enthousiasme Brice Coudert, directeur artistique de Concrete. « Le jour voit désormais la nuit », schématise Jessica Melcher, la fondatrice du site Paris la nuit, qui vient d’acheter le nom de domaine Paris le jour.

Un modèle : Berlin

Muni de sa toute nouvelle licence 24 heures, pour laquelle il a fallu montrer patte blanche auprès de la préfecture, la police et la mairie, Concrete est en train de repousser les limites du temps. La fête « Samedimanche », qui a commencé la veille à 22 heures, se poursuivra jusqu’au lundi matin, 2 heures. Vingt-huit heures au total et deux invités prestigieux pour la clôture : Ben Klock aux platines et, sur le pont, le père de la Techno Parade, Jack Lang.

Cette ouverture prolongée fait partie du plan de réhabilitation du « Paris by night » qui vise à transformer la capitale en une destination touristique nocturne et festive. « Il faut dire que, du point de...


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/musiques/article/2017/04/11/avec-le-club-concrete-paris-veut-repousser-les-limites-de-la-nuit_5109671_1654986.html#S250dAvDP6vwfPkV.99
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Brigitte Trogneux est habillée par LVMH et alors ?

Julie Mazuet, le 23 mars 2017

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L'épouse d'Emmanuel Macron se fait prêter des tenues par le groupe français LVMH pour ses apparitions officielles. Des prêts, et non des cadeaux : une nuance de taille.

 Robe bleu électrique, slim en cuir, lunettes de soleil aux verres fumés... Brigitte Trogneux et son style étudié passent rarement inaperçus. Un look pointu que la professeure de français doit, selon Challenges, au groupe LVMH.

D'après les informations du magazine, cette collaboration stylistique remonte à plusieurs années. Alors que son mari Emmanuel Macron est encore ministre de l'Économie (d'août 2014 à août 2016), Brigitte Trogneux reçoit des conseils vestimentaires de la directrice générale adjointe de Louis Vuitton, Delphine Arnault, en vue de ses prochaines apparitions publiques.

"Service VIP"

Depuis, le fondateur du mouvement «En Marche !» est devenu candidat à l'élection présidentielle et son épouse de plus en plus exposée - quand elle n'est pas directement conviée sur scène. Désormais en campagne pour son mari (elle s'est mise en disponibilité de l'Éducation nationale), Brigitte Trogneux est habillée gratuitement par «le service VIP de LVMH», assure Challenges.

L'entourage des Macron confirme au magazine que «les prêts sont notés dans un registre et systématiquement rendus». Autrement dit, pas de polémique en vue. Comme n'importe quelle célébrité avant de fouler un tapis rouge, l'épouse d'Emmanuel Macron se fait prêter, le temps d'un meeting ou d'un dîner officiel, des vêtements de la griffe française.

Les costumes de François Fillon

Brigitte Trogneux pourrait-elle donc, à l'instar de François Fillon, être inquiétée pour les tenues fournies par le groupe LVMH ? La réponse est non. Si les costumes Arnys offerts par le conseiller Robert Bourgi au candidat Les Républicains posent question (soupçons de trafic d'influence), c'est en raison de son statut de député qui l'oblige à déclarer tout don ou avantage d'une valeur supérieure à 150 euros en lien avec son mandat. Un cadre qui ne s'applique pas à l'épouse d'Emmanuel Macron.

 

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à Berçy Macron s'entoure d'une myriade de célébrités ....

 Par Arthur Berdah
Publié le 17/04/2017 à 15h49 >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

Plusieurs personnalités sont attendues au plus important meeting de la campagne du candidat d'En Marche! dont Pierre Arditi, Stéphane Bern ou encore le footballeur Yohan Cabaye.

Il a décidé de frapper fort. Pour son dernier grand meeting national de campagne, Emmanuel Macron a choisi l'Accor Hôtels Arena, ex-Palais Omnisports Paris Bercy... Non-loin du ministère où il s'est fait connaître du grand public, il y a bientôt trois ans. Tout un symbole, à moins d'une semaine d'un premier tour plus incertain que jamais, et alors que le leader d'En Marche! n'en finit pas de reculer dans les sondages. Quelque 42.000 militants se sont inscrits pour cette démonstration de force, selon l'entourage du candidat.

Et plusieurs célébrités sont également attendues. Parmi elles, les acteurs Pierre Arditi, Vincent Lindon, Line Renaud et Danièle Evenou, la photographe Bettina Rheims, le réalisateur Régis Wargnier, l'écrivain Philippe Besson, l'éditrice Valérie-Anne Giscard d'Estaing, fille de l'ex-président, la musicienne Catherine Lara, l'auteur de BD Marjane Satrapi, le metteur en scène Jérôme Deschamp, l'humoriste Yassine Belatar... Sont également présents, selon l'entourage du candidat, l'animateur Stéphane Bern, le footballeur Yohan Cabaye, l'architecte Roland Castro, et le président du RC Toulon Mourad Boudjellal. D'autres personnalités ont été aperçues dans les travées de Bercy, comme l'animateur Bernard Montiel et la chanteuse Dani.

C'est la première fois dans cette campagne qu'autant de personnalités sont réunies en soutien à un candidat. Mais la présence de guest-stars à des meetings politiques n'a rien de nouveau. En 2007 et 2012, Nicolas Sarkozy puis François Hollande s'étaient déjà imposés en maîtres du genre. Le premier avait fait venir dans ses meetings Gérard Depardieu, Véronique Genest ou Enrico Macias, quand le second avait reçu le soutien de Yannick Noah, Gérard Darmon ou encore Benjamin Biolay.

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«Si elle se montre avec l'un de nos produits, on en vend 50.000»

Par Bertrand de Saint Vincent
Publié le 14/04/2017 à 16h44

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JOURS DE FRANCE - Dîner Louis Vuitton dans la salle qui abrite La Joconde au Musée du Louvre et vernissage de l'exposition «Café Society», Galerie du Passage, à Paris.

 

Ne pas y être? Inimaginable. Vuitton lance une nouvelle gamme de sacs, Masters, dans l'enceinte du Musée du Louvre. La raison de cette présence incongrue? La collaboration avec Jeff Koons pour imprimer, sous leurs logos associés, cinq chefs-d'œuvre sur la célèbre toile monogrammée. Crime de lèse-majesté? Faute de goût? Qu'importe. «Les grands artistes sont ceux qui cassent les codes», lancera Bernard Arnault.

Quelque 200 privilégiés ont fait le déplacement pour venir dîner avec «La Joconde». Cela ne se refuse pas

La cour contemporaine se presse devant ses nouveaux maîtres. Chloë Sevigny pose à côté du modèle Champ de blé avec cyprès de Van Gogh. Mademoiselle Deneuve tient à la main son précieux trophée Fragonard. Son pied gauche dévoile un morne tatouage. Jeff Koons s'affiche avec son épouse, Justine Wheeler, et Vénus et Cupidon du Titien. Le couple a six enfants: «C'est un six Koons!» raille un transgressif. Ce soir tout est permis. Pourtant, seule la famille régnante -Hélène et Delphine Arnault- est autorisée à arborer l'emblématique modèle à l'effigie de la reine du monde, Mona Lisa.

Quelque 200 privilégiés ont fait le déplacement pour venir dîner avec La Joconde. Cela ne se refuse pas. Dans sa robe de cuir noir structurée, Cate Blanchett a l'air d'une héroïne de Mad Max; Peter Marino vient d'atterrir. Mais le designer à l'allure de pirate a-t-il jamais vraiment atterri? Jennifer Aniston a le teint cuivré, Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos ne se quittent pas. Aucun ministre n'a osé faire le déplacement. Mélenchon a gagné la bataille: la France est le seul pays capitaliste où le luxe est hors la loi. Vénérée dans son pays, l'actrice chinoise Fan Bingbing est plus entourée que La Joconde: «Si elle se montre avec l'un de nos produits, on en vend 50.000», lâche un professionnel pragmatique.

Serviettes brodées aux initiales

Dans la salle Daru, assise sur une banquette, la veuve de Yul Brynner, Doris, fait face à une toile de David. Les cheveux longs, la chemise entrouverte, le PDG de vente-privee.com, Jacques-Antoine Granjon, a l'allure débraillée d'un Durer. Quatre immenses tables en bois blond ont été dressées dans la salle des États où se tient le festin. Les invités se criblent de flashs devant le chef-d'œuvre de Léonard de Vinci. En cas d'explosion, La Joconde sera la seule à survivre.

Sur un cliché des années 1970, on aperçoit autour d'une table Paloma Picasso, Thadée Klossowski, Karl Lagerfeld barbu

À l'autre extrémité trône une immense toile de Véronèse, Les Noces de Cana. «Jamais rien vu d'aussi somptueux!», s'amuse le prochain représentant de la France à la Biennale de Venise, Xavier Veilhan. Il se souvient d'un dîner à la Tate Gallery: «Les couverts étaient en plastique.» Rien à craindre de tel ce soir. Chaque convive découvre dans son assiette une serviette brodée à ses initiales. C'est ce qu'on appelle être un hôte de marque. «Je suis heureux de vous accueillir en présence de deux icônes», lance Bernard Arnault. «Ce soir, reprend l'une d'entre d'elles ( hcq: ...Les Noces de Cana  ?... Jésus ...? ...Marie ? ), quand nous quitterons cette salle, nous serons des personnes différentes.» L'autre ( ...la Joconde ...) conserve son sourire énigmatique.

Le lendemain, ils sont moins nombreux à admirer dans la Galerie du Passage les peintures, dessins et photos qui accompagnent la signature par Thierry Coudert de ses deux superbes albums, Café Society et Les Scrapbooks du baron de Cabrol et la Café Society. Un monde révolu glisse comme un fantôme. Sur un cliché des années 1970, on aperçoit autour d'une table, moins hippies que dandys, Paloma Picasso, Thadée Klossowski, Karl Lagerfeld barbu. Une princesse -Laure de Beauvau-Craon- reconnaît sur une photo de Cecil Beaton une vicomtesse alanguie -Marie-Laure de Noailles. Des portraits signés Christian Bérard parsèment la galerie. Une vingtaine d'invités se dirigent doucement vers un restaurant voisin, L'Épi d'Or. Là, devant un gigot de sept heures, conversant avec la Lola de Jacques Demy, Anouk Aimée, et voyant surgir la silhouette traquée d'Isabelle Adjani, l'hôte de la soirée, Pierre Passebon, peut légitimement estimer, lui aussi, être entouré de deux «icônes».

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 15/04/2017. Accédez à sa version PDF en cliquant ici

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"La vie ne danse qu'un instant" ..roman de Théresa Révay dans les pas de Cecil Saint Laurent ....

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Par Etienne de Montety
Mis à jour le 13/04/2017 à 14h10 | Publié le 13/04/2017 à 11h25

LA CHRONIQUE D'ETIENNE DE MONTETY -Dans La vie ne danse qu'un instant, Alice Clifford, l'héroïne de Theresa Révay, est reporter de guerre au New York ­Herald Tribune. Un roman écrit avec précision et élégance.

Avec Caroline, Clotilde, et autre Hortense, Cecil Saint Laurent a créé d'inoubliables héroïnes, autant de femmes fatales plongées dans le chaos de la Révolution française, de l'Occupation, ou dans la guerre de 14-18. En leur compagnie, on a frémi et traversé l'histoire. Alice Clifford, l'héroïne de Theresa Révay, est leur petite sœur. Reporter de guerre au New York Herald Tribune, cette belle femme voyage beaucoup, et toujours léger: sa machine à écrire et une robe du soir lui suffisent comme bagage. D'un bar d'hôtel, ou d'une salle de presse, elle raconte à ses compatriotes la vie à Rome sous le fascisme, à Madrid dans la guerre civile. Son cran fait aussitôt penser à Martha Gellhorn, à la ville Mme Ernest Hemingway, envoyée spéciale sur les théâtres de guerre du monde entier. Bien vu: celle-ci apparaît dans le roman, comme consœur et amie attentive de notre héroïne.

À l'instar de ses aînées, Alice n'a pas froid aux yeux, ce qui ne l'empêche pas de les avoir doux, et le cœur large. Elle s'entiche successivement (à moins que ce ne soit simultanément) d'un conseiller de Galeazzo Ciano le ministre des Affaires étrangères de Mussolini, du correspondant d'un journal allemand, après avoir été fugitivement l'épouse d'un bel Égyptien. Pour aller vite, elle a un homme dans chaque capitale, et pas toujours du côté de la démocratie: le cœur a ses raisons que le Herald n'a pas à connaître.

Un point de vue sur l'histoire

Mais le livre de Theresa Révay ne ressortit pas seulement au grand roman sentimental à la française. La romancière a plus qu'un goût évident pour l'histoire: un point de vue. L'auteur est d'origine hongroise. Les vicissitudes du siècle ont sûrement touché jusqu'à sa famille, ce qui lui a appris à considérer le passé d'un œil distancié. C'est pourquoi Alice Clifford décrit d'un œil neuf la campagne d'Abyssinie des troupes italiennes, ou la Nuit de cristal qui vit la folie antisémite s'emparer des Allemands. Elle assiste aussi au couronnement de Pie XII, et en profite pour tordre le cou à la vulgate contemporaine sur ses «silences» ; elle réserve à son éminence grise, la méconnue sœur Pascalina, une entrée tonitruante en littérature: Dumas s'était emparé de Richelieu. Theresa Révay a son cardinal - en jupons, si on ose décrire ainsi la stricte tenue de l'impétueuse religieuse.

Les égéries de Cecil Saint Laurent, pour magnifiques qu'elles fussent, n'étaient que des aventurières, des libertines vues par les yeux d'un homme. Alice est née de l'imagination d'une romancière contemporaine. Celle-ci lui offre une psychologie plus subtile, une sensibilité, et partant, une densité romanesque. À son sujet, elle pose des questions auxquelles un homme n'aurait pas prêté attention: qu'est-ce qui fait courir Miss Clifford de bras en bras et de conflit en conflit? Le seul désir? Le goût du risque? Les réflexions sur la condition féminine, l'indépendance d'Alice, voulue ou subie, la clandestinité à laquelle la condamnent les dieux cruels de l'amour, ces considérations ne pouvaient être que d'une femme parlant d'une autre femme.

Theresa Révay écrit avec précision et élégance, mais presque trop sagement ; on aimerait parfois qu'elle lâche sa plume, oublie son maintien, pour accorder son style à celui de son héroïne. Mais on ne boude jamais son plaisir de passer les heures sombres de l'Europe en compagnie de la belle Alice Clifford.

La vie ne danse qu'un instant, de Theresa Révay, Albin Michel, 507 p., 22,90 €.

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Organiser le monde des loisirs  ....fun ...

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Résumé ...Si l’on a tendance à penser les activités de loisir en termes de préférences individuelles, il est également possible de les saisir par la capacité des organisations à mettre à disposition de leurs membres des ressources. Je m’appuie ici sur l’approche de la mobilisation des ressources, telle qu’elle est employée dans l’analyse des mouvements sociaux, pour proposer une perspective théorique sur le loisir, que j’intitule théorie de la mise à disposition. Elle tente d’expliquer comment les organisations de loisirs mobilisent des ressources pour attirer de nouveaux membres et les fidéliser. Pour perdurer et gagner en popularité, ces organisations doivent organiser le plaisir (fun) des membres.

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Supporteur ..souvent plus familier du ballon que du sport

Par Etienne de Montety
Publié le 08/04/2017  >>>>>>>>>>>>>>>>>>>

LE MOT DU JOUR - Après les exactions de ses supporteurs à Lyon, le PSG sera privé de son public pour ses deux prochains matchs à l'extérieur.

Le mot vient de l'anglais to support. En français, on peut écrire supporter ou supporteur. Ceux de l'autre soir étaient porteurs de bien mauvais messages. Au XIVe siècle, le verbe supporter signifiait tolérer. Les supporteurs parisiens supportent peut-être mais leur attitude est proprement intolérable.

Habitués au Parc des Princes, ils cassent tout quand leur équipe est en déplacement: supporteurs, mais pas exportables. Car visiblement les hooligans supportent mieux leur équipe fétiche que l'alcool. La loi, elle, ne supporte rien: pas même les exceptions, et se veut intraitable pour les hordes de voyous.

Car il y a un paradoxe dans cette affaire: ces gens supportent leur club mordicus mais contraignent celui-ci à supporter les conséquences de leurs actes. Évidemment le PSG assure que les agissements de ses supporteurs se déroulent à son insu. Cela ne les rend pas moins insupportables.

 

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Allemagne : une jeune femme vend sa virginité 2,3 millions d'euros

>>>>>>>>>>>>> le Point 11.04.17>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

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Inde : l’agression sexuelle de masse à Bangalore du Nouvel An imputée à l’influence de l’Occident

Le  3 janvier 207 <<<<<<<<<<<<RT<<<<<<<<<<<<

De nombreuses Indiennes ont fait face à une agression sexuelle d'envergure lors des célébrations du Nouvel an à Bangalore. Les autorités locales parlent d'imitation de l’Occident par les femmes. La police présente sur place n'est pas intervenue.

«Lors d'évènements comme le Nouvel an, des femmes sont harcelées ou maltraitées. De telles choses arrivent.» C'est en ces termes que le ministre d’Etat du Karnataka a commenté l'agression de masse qui s’est produite dans la ville Bangalore pendant la nuit du Nouvel An.

Le haut responsable a imputé les agressions au fait que des jeunes filles «étaient presque comme des Occidentales». «Elles essaient de copier les Occidentales. Pas seulement dans la façon de penser mais aussi dans leurs vêtements», a-t-il déclaré en déplorant qu’il ne pouvait pas «forcer les gens à s’habiller comme les Kannadigas [groupe dominant dans l’Etat]».

Plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées dans le centre de la ville, quand, soudain, les célébrations se sont transformées en «agression de masse», selon les termes utilisés par les médias indiens. De nombreux hommes ont commencé à sexuellement agresser les femmes présentes.

Les journalistes de Bangalore Mirror étaient sur place et ont témoigné de «l’agression de masse éhontée» dans les rues de la ville. Selon le journal, des femmes ont dû «enlever leurs talons et aller chercher de l’aide» après qu’une foule d’hommes, nombre d’entre eux ivres, se mettent à les harceler.

Un témoin a confié à The Guardian que des femmes effrayées essayaient de trouver de endroits sûrs pour se cacher des assaillants. «C’étaient des actes inhumains. Des hommes […] les agressaient, les insultaient, les provoquaient. [...] Je ne pouvais pas supporter ça, je me sentais impuissant», a-t-il expliqué, partageant ses émotions auprès du média britannique.

Les forces de police étaient massivement présentes : 1 500 policiers était en fonction pendant la nuit du Nouvel An, mais ils ne sont pas intervenus. La police explique cette passivité par une igorance des faits qui étaient en train de se produire. «Nous avons reçu environ 450 appels dans la salle de commande dans la nuit de samedi, notamment après 22h et jusqu’au petit matin, et aucun d’eux n’était lié à des agressions sur des femmes», a déclaré le sous-commissaire Nagendra Kumar.

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La pornographie progresse à toute vitesse chez les jeunes

Le 21 mars 2017

<<<<<<<<<<<<<<Novopress<<<<<<<<<<<<<<<<

Les études liées à la pornographie sont d’ordinaires peu attrayantes, mais lorsqu’elles concernent les jeunes, elles font à tout le moins froid dans le dos. Ainsi, selon un sondage Ipsos réalisé pour l’Observatoire de la parentalité et de l’éducation numérique (Open), un enfant sur sept visionne son premier film pornographique avant ses 12 ans et un mineur sur trois a fait cette expérience à l’âge de 13 ou 14 ans.

Ce sondage révèle aussi la croissance particulièrement importante de la pornographie juvénile ces dernières années. Ainsi, dans cette enquête réalisée directement auprès des jeunes, « la moitié des adolescents âgés de 15 à 17 ans ont déjà surfé sur un site pornographique (51%), soit une proportion en nette hausse (+ 14 points) en 4 ans (37% en septembre 2013) ».

Autre phénomène, le nombre de jeunes filles ayant accédé à ce type de vidéos a explosé en trois ans. 37 % des adolescentes de 15 à 17 ans indique avoir visité un site pornographique, contre 18 % fin 2013.

Outre la multiplication des écrans dans les foyers et la possession de plus en plus précoce de téléphones connectés, c’est l’hypersexualisation de la société qui est en cause. Et ce n’est certainement pas les cours d’éducation sexuelle dispensés par l’Education nationale qui y changeront quelque chose. « A 15 ans, la moitié des adolescents interrogés ont déjà vu un film X, que ce soit sur un support télévisuel (46% avant 15 ans) ou sur le web (47% avant 15 ans). »

De son côté, l’Etat proclame ne rien pouvoir faire contre l’hébergement des sites à l’étranger, et du leur, bon nombre de parents ont démissionné face à ce problème. En outre, les acteurs qui tentent de réagir sont ignorés ou raillés, à l’image de Marion Sigaut, François Billot de Lochner ou du site écoleetsexe.com. Or « près d’un ado sur deux (45%) estime que les vidéos pornographiques qu’il a vues au cours de sa vie ont participé à l’apprentissage de sa sexualité, soit une proportion largement supérieure à celle observée dans la population adulte ayant déjà vu un film X (35% en 2009) ».

Comme l’avait dit Alexandre Soljenitsyne :

« On asservit plus facilement les peuples avec la pornographie qu’avec des miradors. »

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Bras de fer entre l'État et « le roi des forains »

Par Claire Bommelaer
Publié le 24/11/2016 <<<<<<<<<<<<<<<<LFP<<<<<<<<<<<<<<<

Des poids lourds ont bloqué la place de la Concorde pour soutenir Marcel Campion et sa Grande Roue.

C'est, selon ses propres termes, «une histoire de fous». Marcel Campion, le «roi des forains» a mené, jeudi, une opération coup-de-poing place de la Concorde à Paris, bloquant la circulation avec des camions pendant plusieurs heures. «En France, il n'y a que le bordel qui marche», s'est-il justifié au pied de sa Grande Roue, entouré de forains. Mais le «bordel» pour quoi, au juste?

Depuis 2000, le forain exploite, entre novembre et avril, une grande roue place de la Concorde, qui emporte un franc succès auprès des touristes. Installée sur un site patrimonial classé monument historique, dans le prolongement des Champs-Élysées, l'installation doit faire l'objet d'une convention avec la Mairie de Paris et d'une demande d'autorisation auprès de l'État. Si la Mairie de Paris, qui touche beaucoup d'argent grâce à l'attraction, signe les yeux fermés chaque année, la direction des Affaires culturelles d'Ile-de-France souhaite pouvoir «réexaminer» le dossier tous les ans. La Grande Roue pèse plusieurs tonnes et peut, à terme, abîmer la place.

« On nous dit oui, on nous dit non. J'ai fait un investissement considé­rable, je ne suis pas un fraudeur, je ne suis pas un gangster et je resterai là »

Marcel Campion

En 2016, Campion a eu l'autorisation d'exploitation jusqu'à fin septembre et devait démonter sa roue à ce moment-là. Ce qu'il a fait. Mais il l'a remontée dans la foulée, sans attendre un nouveau feu vert de l'État. Le 9 novembre, ce dernier lui a envoyé un PV constatant l'infraction. Le 18, les mêmes services ont indiqué qu'il pourrait exploiter sa Grande Roue à partir du 30 novembre. Bref, pour encore dix jours, Marcel Campion occupe illégalement la place de la Concorde. «On nous dit oui, on nous dit non. J'ai fait un investissement considérable, je ne suis pas un fraudeur, je ne suis pas un gangster et je resterai là», a-t-il tonné, jeudi.

Mais le vent semble avoir tourné pour ce personnage haut en couleur, issu d'un monde qui ne l'est pas moins - comme en témoignaient ses soutiens, jeudi, dont certains étaient déguisés en Père Noël. À 76 ans, Marcel Campion est désormais dans le viseur de la justice, notamment sur les conditions d'octroi par la Ville de Paris des emplacements des attractions exploitées par ses sociétés. Ses activités à la fête foraine des Tuileries et à la Foire du Trône font également l'objet d'investigations dans le cadre d'une autre enquête instruite sur des soupçons de «blanchiment de fraude fiscale, abus de confiance et travail dissimulé».

Lors d'une perquisition à son domicile le 6 octobre dernier, les policiers ont trouvé 300.000 euros en espèce, comme l'a révélé mercredi Le Canard enchaîné. «Le liquide, ce n'est tout de même pas interdit, non? Et j'ai donné les justificatifs», s'insurge le forain. Marcel Campion accuse tout à trac les hauts fonctionnaires «sortis d'on ne sait où», une presse aux ordres, de puissants intérêts économiques et une classe politique lâche - «Anne Hidalgo me faisait la bise, maintenant elle baisse les yeux quand je la croise», jure-t-il. Tout cela n'a pas échappé à Florian Philippot, vice-président du FN. Arrivant sans prévenir à la conférence de presse de jeudi, il a dit tout le bien qu'il pensait de la Grande Roue, et tout le mal qu'il pensait d'un État «qui fait autant d'histoires».

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Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.30 novembre 2016

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Du porno pour les enfants de 12 ans

 

SIl est urgent et important de vous alerter sur la sortie aujourd’hui mercredi au cinéma du film "Sausage Party", film d'animation donnant l'apparence d'être destiné aux jeunes et aux enfants (à l’image de "Toy Story"), mais dont le contenu est non seulement grossier mais surtout clairement pornographique, sous couvert de second degré et de "politiquement incorrect".

Voici l'avis émis par la Commission de Classification des Films, dont la mission est de pré-visualiser les œuvres cinématographiques afin de les classer par public :

"Interdiction aux mineurs de moins de douze ans pour ce film d'animation comportant de très nombreuses scènes à caractère sexuel et un langage cru qui, en dépit de leur second degré, ne sont pas appropriés à un jeune public."

 

Ce film a par ailleurs été interdit aux mineurs aux Etats-Unis où il a été jugé comme film à caractère pornographique.

Les AFC nous invitent à à agir localement : en appelant les cinémas qui diffusent ce film. Il est possible de demander à parler au responsable de la programmation, pour lui demander s’il a vu le film, expliquer ce qu’il contient (allusion à la scène finale : une véritable partouze) et combien il est inadapté pour des enfants même de plus de 12 ans. Attirer leur attention sur leur responsabilité envers le public etc. et, finalement, prévenir que, si ce film reste à l’affiche un jour de plus, nous ne viendrons plus au cinéma chez eux. 

Ils vont prétendre qu’ils ne choisissent pas les films mais ont un accord avec leur distributeur : à eux de voir s’ils préfèrent leur distributeur ou leur public, en tout cas dire fermement mais gentiment que nous boycotterons leur cinéma. 

Si on vous répond pourquoi vous vous manifestez pour ce film en particulier, vous pouvez répondre que justement, les parents en ont  cette fois assez que leurs enfants soient matraqués de toute part et que nous avions décidé de réagir. 

Nous sommes consommateurs, nous avons du pouvoir, faisons-le sentir ! Cela prend quelques minutes et si nous ne faisons rien, nous aurons les films que nous méritons, ou plutôt nos enfants les auront !

Le film a déjà été déprogrammé à Versailles.

Les Associations Familiales Catholiques (AFC) demanderont à la Commission de donner de la cohérence à son avis, notamment du point de vue de l’âge d’interdiction.

 

 

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Le dérangement du Monde, Bernard Plouvier aux éditions de l’Æncre

 

Le sens de l’honneur s’accommode mal des périodes de décadence, durant lesquelles il s’évanouit chez les médiocres qui, partout et toujours, forment la majorité des populations.

Cet affaissement moral fait entrer la vie publique et privée en état de pourrissement. L’on perçoit alors les stigmates de décomposition sociale : encouragement au parasitisme social, prime électorale aux plats démagogues, impunité offerte aux criminels.

Un enrichissement progressif des travailleurs et une longue paix amollissent les populations. Une philosophie dominante optimiste, douce, généreuse et délicieusement hypocrite, c’est-à-dire une façon typiquement féminine d’envisager la vie sociale, ne peut – sous prétexte de diminuer la brutalité des mœurs – que déviriliser la société.

Les bouleversements monstrueux de l’Occident planifiés par les nouveaux maîtres – chômage de masse de très longue durée, invasion musulmane conquérante, fanatique et obscurantiste -, et un rythme accéléré des innovations morales et techniques, favorisent les états dépressifs autant que l’expression de délires. L’innovation technique est facilement maîtrisable et domesticable, au prix d’un apprentissage plus ou moins long. Mais le désaveu officiel des valeurs fondamentales enseignées par des parents ou des éducateurs profondément respectés, la promotion d’autres valeurs, auparavant méprisées, créent une désorientation morale et une sensation de vide infiniment dangereuses.

À chaque épisode d’ébranlement moral majeur, l’on voit une partie de l’humanité plonger pour plusieurs décennies dans le chaos, par sentiment d’incapacité grandissante, d’inadaptation à un environnement trop instable.

C’est en cela que réside le dérangement du monde actuel et l’on comprend que nombre de nos contemporains se détournent des trivialités quotidiennes pour se plonger dans la fiction ou dans la contemplation du (presque) immuable : la nature. Une société devient décadente quand elle est tentée par le suicide collectif, soit l’abandon par mollesse et veulerie de ses propres valeurs.

C’est faire preuve d’une lâcheté impardonnable que de laisser ses enfants exposés aux turpitudes et à la profonde amoralité de nouveaux maîtres et d’envahisseurs venus d’un autre monde conceptuel.

L’histoire le démontre : à ces périodes molles et corrompues de décadence progressivement accélérée, succède un ébranlement majeur, révolution et guerre de libération. JP [10.12]

Le dérangement du monde, Bernard Plouvier, Editions L’Æncre, 580 p.37€, vient de paraître.

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Délit d’entrave numérique : « Leur philosophie n’est autre que la recherche stricte de la jouissance »

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Sausage Party : "Un héros va se dresser"

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« Rocco » : l’étalon italien passe à confesse
>>>>>>>>>>Le Monde 29.11.16>>>>>>>>>

Ce documentaire, de Thierry Demaizière et Alban Teurlai, dresse un portrait de l’acteur pornographique Rocco Siffredi en débauché repenti.
 
« Le catholicisme, disait Oscar Wilde, n’est fait que pour les pécheurs et les saints. » Ce documentaire sur Rocco Siffredi, une des grandes (et rares) stars masculines du cinéma pornographique contemporain, vient sans doute rappeler cette évidence. Il relève moins de la description didactique que du portrait hypothétique, de la volonté de tracer les contours d’une personnalité singulière sans passer par les conditions objectives de son existence. A l’issue du film de Thierry Demaizière et Alban Teurlai, on ne sera guère, en effet, édifié sur les conditions de production du cinéma X et sur ses mécanismes de fabrication. Il n’y est pas question d’exploitation ou d’éthique, d’économie ou de nécessité, tant l’univers au sein duquel se meut le personnage central semble relever du donné immédiat.
L’espace au sein duquel semble évoluer l’acteur paraît être un monde plutôt ludique et joyeux

De la même façon, le parcours biographique du personnage central, fils d’un cantonnier d’Ortona, petite ville des Abruzzes, devenu une icône pop du sexe, ne sera évoqué que par bribes. Seules quelques informations caracté­ristiques du parcours de Rocco Siffredi et susceptibles d’appuyer une forme de démonstration déjà préméditée y sont énoncées.

On saura ainsi peu de chose du ­détail d’un parcours biographique qui eut pu prendre l’allure d’une success story originale. On ne saura pas non plus que Rocco Siffredi a par ailleurs tourné avec Catherine Breillat, qui eut l’intuition fine de ce que pouvait apporter l’acteur, et sa « spécialisation », dans le cadre d’une fiction non pornographique.

L’espace au sein duquel semble évoluer l’acteur paraît être un monde plutôt ludique et joyeux où de délurées jeunes femmes, tout émoustillées par la virilité triomphante du personnage, s’amusent à se faire parfois malmener, dans des jeux un peu ­spéciaux dont on n’oublie pas de nous faire croire que s’y mêlent autant d’affection que de violence. C’est ainsi qu’apparaît l’intérêt de ce documentaire. Celui de décrire la pornographie comme un théâtre, un simulacre aux règles précises de soumission et de domination, « pour de faux ».

Catholicisme baroque

Ce théâtre semble en fait, et là jaillit peut-être la vérité du projet du film, déterminé, voire engendré, par un autre, antérieur, primitif, celui d’une mise en scène d’un désir de domination à l’origine duquel s’est imposée une mère forte contre un père trop discret peut-être, celui d’une dépendance au sexe, d’une volonté doloriste à la fois de péché et d’expiation. La pornographie selon Rocco, c’est une manière de rejouer, négativement, les obsessions d’un catholicisme baroque, parfois avec humour et conscience de soi (la dernière séquence est celle où est montré le tournage d’un film où Rocco Siffredi porte une croix et se fait crucifier). Une histoire d’Italie donc, « cette adorable Italie où, selon Balzac, la religion est une débauche et la débauche une religion ».

Pas de sexe en érection (ou sinon furtivement) ni de pénétrations ou de fellations

Quelques figures émergent de ce parcours subjectif, que l’on devine maîtrisé par son protagoniste central. Notamment celle de la hardeuse britannique Kelly Stafford, qui, le temps d’une conversation en voiture avec Rocco Siffredi, lui fait comprendre la dialectique du maître et de l’esclave, affirmant que c’est le soumis qui impose son désir au maître. Signe d’une volonté de réflexion sur ce qui est parfois en jeu dans le petit théâtre porno ou, plus largement, dans celui du sexe.

Il y a enfin quelques paradoxes dans la manière dont les cadrages s’évertuent à cacher « l’objet central » du film. Pas de sexe en érection (ou sinon furtivement) ni de pénétrations ou de fellations. ­Volonté, évidemment, d’échapper à une censure qui entraverait la diffusion du film, encourageant quelques coquetteries formelles tirant le film vers une forme d’abstraction.


Lire le portrait de Rocco Siffredi :   « Le porno, parfois, est une croix lourde à porter »
autre Vidéo : >>>>Rocco Siffredi : interview « hard » d'une pornstar - Stupéfiant !>>>>>>>>>>>

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Quand un vibromasseur silencieux secoue la politique locale en Allemagne

>>>>>>>>>>>>RT 27.11.16 >>>>>>>>>>>

Il était destiné à un tout autre usage... ce vibromasseur nouvelle génération vient de déclencher une polémique en Saxe, où il a obtenu un prix gouvernemental pour l'innovation. De quoi faire se raidir les défenseurs des bonnes mœurs.

Depuis plusieurs jours, la Saxe est le théâtre d'un débat pour le moins original. L'objet du scandale est une tige en caoutchouc souple d'environ 30 centimètres, disponible dans différents coloris, et dont la caractéristique principale réside dans sa discrétion : ce vibromasseur, contrairement aux produits du genre classiquement vendus en magasin, est particulièrement silencieux.

Cela semble constituer une telle révolution sur le marché des plaisirs solitaires que l'organisation FutureSax, créée en 1999 et destinée à accompagner et récompenser les start-ups innovantes, a attribué son troisième prix annuel aux concepteurs de l'engin. Le prestige est de taille. Néanmoins, la distinction fait l'objet d'un soutien financier officiel du ministère de l'Economie de Saxe... de quoi faire se dresser les représentants du parti Alternativ für Deutschland (AfD), qui se pose en défenseur des mœurs et de la famille. 

«Si vous tenez le développement d'un vibromasseur silencieux pour quelque chose d'innovant au point de lui attribuer un prix officiel, alors je me demande quelle est votre conception de la technologie», a réagi le chef de file du parti en Saxe, Thomas Hardung.

L'affaire aurait pu s'arrêter là, mais l'AfD a lancé une offensive médiatique afin de dénoncer la récompense attribuée au «vibro-Dulig», du nom du ministre de l'Economie de Saxe, membre du Parti social-démocrate (SPD). «Le SPD veut se poser en défenseur des familles : c'est précisément tout l'inverse de ce dont il s'agit ici», a déclaré Thomas Hardung.

Le ministère a réagi par l'intermédiaire de son porte-parole, critiquant le «retour au code moral des années 1950» que souhaiterait, selon lui, les responsables de l'AfD. «Cela en dit long sur ce parti», a-t-il ajouté, évoquant les rapprochements qu'établissent souvent les médias et les politiques allemands entre l'AfD et les mouvements fascistes. 

En dépit des polémiques et des débats que suscitent ses prises de position parfois à contre-courant des autres partis, l'AfD connaît une poussée électorale sans précédent en Allemagne. Lors des dernières élections en Saxe en 2014, le parti a recueilli près de 10%, alors qu'il se présentait pour la première fois.

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Société globalo-mondialiste : le solipsisme hédoniste

Bernard Plouvier, auteur, essayiste ♦

>>>>>>>>>>>>>>><<< Metamag le 2.11.16 >>>>>>>>>>>>

 La conception du monde que chaque individu se fait ou se laisse imposer n’est jamais qu’un rêve, une illusion à usage personnel, même si, parfois, elle correspond à un schéma accepté collectivement, de gré ou de force, par des millions d’êtres réputés pensants, plus proches de ce troupeau humain dont parlait Nietzsche, que de l’individualisme.

Pourtant, créée par soi-même ou acceptée d’autrui, la conception de l’essence de l’humanité et du but de l’existence reste toujours une affaire individuelle, d’où le mot pompeux de solipsisme, où rêve et individualité sont indissolublement liés.

Chaque religion, la plupart des systèmes politiques modernes (en se souvenant que les institutions antiques et médiévales s’appuyaient sur le phénomène religieux) reposent sur un rêve de bonheur personnel, à la condition de s’intégrer à une collectivité. Tout le monde – ou presque – peut s’accrocher à cette formulation ultra-classique, qui nous a été léguée par l’Antiquité gréco-romaine, proche-orientale, chinoise ou amérindienne… en résumé : une conception ubiquitaire et diachronique.

Que le rêve devienne cauchemar à chaque fois qu’il se réalise pleinement, ce n’est devenu une évidence que par la contemplation des expériences politico-religieuses modernes. Les révolutions française de 1789, bolchevique ou maoïste, le nazisme, l’instauration des régimes islamiques eurent en commun d’être proposés comme des solutions génératrices d’un bonheur sur Terre et qui se sont constamment muées en cataclysmes à l’échelle continentale, voire mondiale.

La société globalo-mondialiste – soit l’économie globale qui fournit à bas coût une énorme quantité de produits d’usage courant, dont la commercialisation mondiale, à l’échelle de quatre ou cinq milliards de consommateurs assez solvables et formatés par une propagande planétaire unique, génère d’énormes profits – offre l’hédonisme pour toutes les bourses et pour la plus grande partie de la population mondiale… un hédonisme à géométrie variable, ayant vocation pour devenir universel, ce qui est une innovation dans l’histoire de l’humanité.

Ne sont exclus (pour l’instant) que ceux qui, par amour de la tradition ou par défaut d’imagination, en sont restés à l’ère du travail néolithique : petit élevage et petite culture tout juste vivrière. D’autres se laissent véhiculer d’un continent à l’autre, étant de simples pions d’une géopolitique visant à noyer l’ennemi par un afflux d’indésirables, en majorité inassimilables, destinés à pourrir une société sottement accueillante.

Ces pions ne jouiront que des miettes de la richesse planétaire, comme les retardataires des économies rurales primitives du Tiers-Monde. Pour eux, la charité publique et privée sera l’unique manifestation de la société libérale, jusqu’à ce que soit constituée une petite minorité active qui s’avérera peut-être capable de pousser les masses à la révolte… c’est l’un des scénarios possibles, mais assez improbable, de fin de notre monde globalo-mondialiste. L’éventualité la plus probable est celle de l’extinction de ces minorités, par l’instruction technique permettant leur introduction dans le système globalo-mondialiste, qui – s’il est totalement dépourvu de grandeur spirituelle – n’est pas dépourvu de dynamisme éducatif.

Pour l’heure, en dépit des craquements de façade et des vaticinations des Cassandre de la géopolitique, le système globalo-mondialiste tient bon, d’autant mieux qu’il crée artificiellement ses moyens de paiement, les diversifiant même par l’outil informatique. Et ce monde vend de l’hédonisme.
Au plan métaphysique, cette conception de l’existence revient à faire croire que la valeur de l’individu est indiquée par le niveau de confort et de jouissances matérielles qu’il est capable de se procurer. C’est un système habile, puisqu’il est à la portée de tous les sujets entreprenants, travailleurs ou exploitants le travail d’autrui : en certaines zones de la planète, une banale mobylette joue le rôle de la Porsche ou de la Ferrari des pays riches.
En contrées hautement civilisées à l’américaine, la qualité de l’individu se repère – pour au moins 90% des observateurs – par ses avoirs en argent ou par son pouvoir (qu’ils soient gagnés honnêtement ou non n’est d’aucune importance) qui lui permettent d’obtenir les biens et les services réputés haut-de-gamme.

Les prêtres ont toujours contrôlé et maîtrisé leurs ouailles par des promesses eschatologiques : survie paradisiaque après la mort, existences successives ou simple bénédiction divine pour la postérité. Beaucoup de régimes politiques ont assuré leur pouvoir et leur pérennité par la terreur, soit la certitude de douleurs physiques et morales pour le déviant ou le contestataire.

Très subtilement, le système hédoniste actuel maîtrise la masse solvable des humains – et, à terme, la totalité de l’espèce humaine doit devenir solvable – par la jouissance. Système exaltant, comme chacun peut s’en rendre compte !

Illustration : autrui en philosophie. «Les autres, ce sont plutôt ceux dont la plupart du temps on ne se distingue pas» (Etre et Temps) Heidegger.